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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 95 : les explications de Jack

Quelqu'un frappe à la porte de la chambre de Betty Anderson, au Colonial. Betty, pas encore très bien réveillée, va ouvrir. C'est Jack Malone, lui souriant. Il tient dans ses mains un plateau sur lequel sont posés deux croissants, un jus d'orange, un café et une rose. "Petit déjeuner français pour la plus charmante des femmes".

Betty n'est pas d'humeur ce matin. "C'est gentil à toi, mais je n'ai vraiment pas faim".

Jack entre dans la chambre. "Le petit déjeuner est un des repas les plus importants de la journée, je n'ai pas besoin de te le rappeler".

Il pose le plateau sur la table. "Comment s'est passé ton dîner d'hier soir avec Steven ?

- Agité.

- C'est-à-dire ?

- Ecoute Jack, je n'ai pas vraiment envie d'en parler maintenant."

Jack semble vexé. "Je vois.

- Jack, ne peux-on pas remettre ce petit déjeuner à une autre fois, je n'ai pas très bien dormie. J'ai besoin d'aller prendre une douche.

- Est-ce une manière détournée de te débarrasser de moi ?"

Ennuyée, Betty ne répond pas. Jack n'insiste pas. Il se dirige vers la porte. "Très bien. Mais accepte au moins de déjeuner avec moi tout à l'heure".

Betty hoche la tête. "D'accord.

- On se retrouve à midi au Cider Barrel ?

- Ce sera parfait".

Jack s'en va. Betty referme la porte et s'appuie contre elle, songeuse.

 

***

 

guillemetBetty, es-tu sûr que tout va bien ? Tu n'as pas touché à tes crêpes."

Assise à une table du Cider Barrel, Betty regarde son assiette. "Je n'ai pas très faim".

Jack soupire. "Depuis ce dîner avec Steven Cord, tu n'es plus la même".

Betty se force à sourire. "Oublions Steven, tu veux bien ? Parlons d'autre chose.

- Aucun problème pour moi", plaisante Jack. "Et de quoi veux-tu parler ?"

Betty saisit l'occasion. "Si nous parlions de toi". Betty voit Jack blêmir. Elle poursuit : "On ne parle jamais vraiment de toi.

- Et bien, c'est qu'il n'y a pas grand-chose à savoir sur moi.

- Parle-moi de ta famille. Tu fais partie d'une entreprise familiale et tu ne parles jamais de ton père. As-tu des frères et des sœurs ?".

Jack se force à sourire. "Et bien, c'est ce qui s'appelle des questions en rafale.

- Disons que je commence à devenir curieuse en ce qui te concerne. Nous sortons ensemble depuis plus d'un mois et j'ai maintenant envie d'en savoir plus sur toi.

- Tu sais, il n'y a pas grand-chose à dire sur ma famille. En fait, je ne suis pas très proche d'eux. Moi et mon père nous avons beaucoup de divergences d'opinions. J'ai d'ailleurs souvent pensé quitter l'entreprise familiale. Peut-être le ferais-je un jour. C'est justement parce que je ne m'entends pas très bien avec ma famille que j'ai décidé de m'occuper de mon client de Boston. Et je suis vraiment content de l'avoir fait, parce que grâce à cela, j'ai rencontré la plus belle des jeunes femmes".

Il sourit et prend la main de Betty. Celle-ci, gênée, retire sa main et se force à manger un morceau de crêpes. "Mais une fois que tu auras convaincu ton client de signer le contrat, tu devras retourner à Denver.

- Est-ce cela qui t'effraies ? Le fait que je puisse repartir pour Denver ?"

Elle ne répond pas.

"Ne t'en fais pas pour ça. De toute manière, mon client récalcitrant est plutôt du genre coriace. Il n'est pas près de fléchir. Et ce contrat est vraiment très important pour nous.

- Malone Industrie doit être une très grande firme, d'après ce que tu me dis".

Jack se raidit, sentant un sous-entendu dans la phrase de Betty. "Oh, pas tant que ça, tu sais". Il avale tant bien que mal une bouchée de la crêpe, pourtant délicieuse. "Mais dis-moi, tu sembles soudain beaucoup t'intéresser aux Industries Malone. Pourquoi ?"

Betty décide de foncer. "Parce que je crois qu'elles n'existent pas".

Jack toussote. "Hmm, je te demande pardon.

- Jack, il n'y a pas d'Industries Malone à Denver. Qui es-tu vraiment ?

- Comment peux-tu savoir qu'il n'y pas d'Industrie Malone ?

- Parce que j'ai appelé les renseignements pour connaître le numéro de téléphone. A moins que les Industries Malone soient sur liste rouge, ce qui m'étonnerait, ces entreprises n'existent pas. Alors dis-moi qui tu es et pourquoi tu es à Peyton Place.

- Betty, je n'arrive pas à croire ce que j'entends. Tu as décidé de mener ta petite enquête sur moi. C'est ton idée, ou bien celle de ce petit avorton de Cord ?

- Arrête de répondre à mes questions par des questions.

- J'ai le droit de savoir pourquoi tu as décidé d'appeler les renseignements pour avoir le numéro de Denver".

Betty décide de mentir. "Je voulais inviter ton père à venir te voir à Peyton Place. Tu ne l'as pas vu pendant les fêtes.

- Oui, parce que pendant les fêtes, j'étais avec toi alors que tu étais au plus mal. Et maintenant tu m'accuses de… de quoi m'accuse-tu au juste ?

- De ne pas être qui tu prétends être.

- Je suis sûr que Cord est derrière tout ça. Il veut te récupérer, et toi tu fonces tête baissée".

Il se lève et jette sa serviette dans l'assiette où réside la moitié de sa crêpe. "Tu me déçois beaucoup, Betty".

Puis il quitte le Cider Barrel, laissant Betty seule, assise devant sa crêpe.

 

A suivre...

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MarIe 17/01/2011 11:09


Cruche ;-)) Que voilà un joli terme ! Je n'aurais pas osé l'utiliser, mais en effet...


MarIe 14/01/2011 13:56


Ho ho, mais c'est que ça devient passionnant !


Mr. Peyton 17/01/2011 09:40



Merci MarIe, on fait ce qu'on peut pour, même si en relisant les épisodes avant de les poster, je m'aperçois de quelques erreurs. Par exemple, je n'avais pas pris conscience à quel point Rita
pouvait être cruche ! Mon Dieu qu'elle est énervante ! Mais bon, tout est déjà écrit, je ne peux plus revenir en arrière.