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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 77 : plaidoirie de Steven

Seule dans l'ancienne maison des Carson qui est maintenant la sienne, Marsha Russell fait la vaisselle. Elle vient de déjeuner d'une simple omelette, histoire d'avoir "quelque chose dans le ventre". Elle ne voudrait pas faiblir devant Mike, surtout pas maintenant que l'issu du procès approche à grands pas.

 

Elle s'essuie les mains et regarde autour d'elle. Ses yeux s'embuent de larmes. Elle se met à parler pour elle-même. "Mon Dieu, que vais-je faire si jamais…" Elle secoue la tête. "Non, ce n'est pas possible. Il ne sera pas condamné. Il ne peut pas être condamné…" Elle prend une assiette pour l'essuyer, et dans l'énervement, la fait tomber. Elle jure et s'apprête à ramasser l'assiette cassée lorsqu'elle entend une voix familière : "Bonjour, Maman".

Marsha se lève et aperçoit sa fille Carolyn sur le pas de la porte. "Carolyn !". Elle se précipite vers elle. La mère et la fille s'étreignent tendrement, heureuses de se retrouver. Marsha reprend ses esprits. "Mais que fais-tu ici ? Et tes cours ?

- Ne t'inquiète pas pour ça, maman. Je ne suis là que pour quelques jours. Pour les fêtes.

- Mon Dieu, j'avais oublié les fêtes de fin d'années.

- Ce n'est pas grave. Et puis, il est tout à fait normal que tu sois bouleversée. Comment se passe le procès du Dr Rossi ?

- C'est presque fini. Il ne reste plus que les plaidoiries finales pour les avocats, et le jury se retirera pour délibérer.

- Tu as peur ?

- Je suis mortifiée, chérie. Mais je dois rester forte, pour Mike.

- Comment va-t-il ?

- Il essaie de se montrer fort, mais je crois qu'il a aussi peur que moi, sinon plus.

- C'est normal, c'est sa vie qu'il est en train de jouer".

Marsha embrasse à nouveau sa fille. "Je suis tellement contente de te voir.

- Moi aussi Maman. Ecoute, pour Noël, laisse-moi m'occuper du repas, d'accord ?"

Marsha sourit. "D'accord. Prépare un repas pour trois. Avec un peu de chance…".

 

 


 

Tribunal du Comté de Peyton. Procès du Dr Michael Rossi. Plaidoirie finale de Steven Cord.

 

"Mesdames et Messieurs. Vous allez être appelés très prochainement à vous prononcer sur l'affaire du meurtre de Fred Russell. Vous devrez dire, en vos âmes et conscience, si le Dr Rossi ici présent est l'auteur de ce meurtre. Vous allez devoir en débattre entre vous. Mais lorsque vous le ferez, je vous demande de vous souvenir de tous les témoignages de sympathie qu'il y a eu envers Michael Rossi au cours de ce procès. Vous vous souviendrez du nombre incroyable de malades que ce médecin à sauvé. Vous en conclurez forcément qu'il n'est pas l'auteur de ce crime. Pourquoi ? Parce que Michael Rossi a passé toute son existence à soigner, panser les plaies, sauver des vies. C'est instinctif chez lui. Il a l'instinct du sauveur, comme d'autres ont l'instinct du tueur. Revenons maintenant à notre affaire. Le Sergent Walker et Mme Russell ont trouvé le Dr Michael Rossi penché sur Fred Russell. Il y avait du sang sur la moquette. Mais l'officier de police et l'ex femme de la victime n'ont pas vu le Dr Rossi frapper Fred Russell à mort. Il n'avait rien dans les mains. Or, cette blessure a été provoquée par un objet lourd et long. Une batte de baseball, un rouleau à tapisserie… on ne sait pas. Personne ne sait. Et pourquoi ? Parce qu'on n'a retrouvé aucune arme de ce genre dans la chambre d'hôtel de Fred Russell. L'arme du crime n'a pas été retrouvée. Si effectivement Michael Rossi a frappé Fred Russell à mort, qu'on me dise avec quoi, et surtout qu'on me dise ce qu'il a bien pu faire de l'arme du crime. L'objet qui a servi à frapper Fred Russell n'a jamais été retrouvé. Le Dr Rossi est peut-être un magicien talentueux. Il l'a peut-être fait disparaître d'un coup de baguette magique. Allons… soyons sérieux. L'hypothèse la plus probable, si l'on veut absolument croire l'accusé coupable, c'est qu'il ait jeté l'arme par la fenêtre. Et là, la police a ratissé tout le périmètre et n'a rien trouvé. Il ne reste plus qu'une hypothèse, la seule qui se tient vraiment. Le Dr Rossi est entré dans la chambre de Russell, a découvert le corps et s'apprêtait à appeler les secours lorsque Mme Russell et le Sergent Walker sont arrivés. Conclure à autre chose n'aurait aucun sens. Mesdames et Messieurs les jurés, laissez parler votre bon sens, celui qui vous dit que le Dr Rossi est un homme instinctivement bon, dont la vocation est d'aider les gens et non les détruire. Merci".

 

A suivre...

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