Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 73 : tentative de reconquête

La décapotable de Norman Harrington s'arrête devant le drugstore, près du square. Norman en sort, fait le tour et aide Rita et Ada à sortir de la voiture. Ils se dirigent lentement vers les escaliers qui mènent à leur appartement. Steven, près du kiosque à musique, observe la scène. La façon dont Norman prend soin de Rita est touchante. Steven pense alors à Betty qu'il aime toujours. Il regarde avec attendrissement le couple et Ada monter les escaliers qui les mènent vers leur douillet petit nid.

 

Eric Bullock aperçoit Steven et parvient jusqu'à lui. Il regarde à son tour Norman, Rita et Ada pénétrer dans l'appartement. "Une scène bien touchante, n'est-ce pas ?

- Ils ont de la chance. Ils s'aiment et vont fonder une famille.

- Vous devriez aller les rejoindre.

- Je ne pense pas être le bienvenu.

- Steven, vous avez agit de manière admirable devant le juge. Vous n'avez pas hésité à vous mettre en difficulté pour sauver votre belle-sœur. Elle doit vous en être reconnaissante.

- Elle ne sait rien.

- Quoi ?

- Je lui ai simplement dit qu'il n'y aura pas de poursuites la concernant, c'est tout. Et je ne veux pas qu'elle sache que c'est grâce à moi qu'elle est libre.

- Mais Grands Dieux pourquoi ?

- Parce que j'estime leur avoir fait assez de mal comme ça. Norman avait raison, je n'aurais jamais dû faire témoigner Rita. Tout ceci est ma faute. Je ne peux m'en prendre qu'à moi. Je ne veux pas être considéré comme un messie qui a sauvé la belle jeune fille de la prison. Je ne le mérite pas".

Eric éprouve de l'admiration pour Steven. Il sourit. "En tout cas, j'ai des nouvelles de notre affaire Franklin".

Steven soupire. "A quoi bon. L'audition des témoins est terminée. Il ne reste plus que la plaidoirie finale, et le procès sera fini.

- Pourtant, les infos sont plutôt surprenantes. Figurez-vous que j'ai appris le véritable métier de Pellegrini".

Un regain d’intérêt passe dans les yeux de Steven. "Vraiment ?

- Oui. C'est un tueur à gage".

Steven se tourne vers Eric. "Quoi ?

- On a retrouvé la trace de plusieurs contrats. En revanche, aucune trace de Franklin dans ces affaires.

- C'est normal, il est très malin. Mais de toute façon, on a la preuve que Pellegrini n'est pas l'assassin de Russell. Donc pour moi, l'affaire est close. Il ne nous reste plus qu'à avoir une plaidoirie du tonnerre pour éviter la catastrophe au Dr Rossi.

- Moi je serai plutôt d'avis de continuer les investigations sur Franklin.

- Très bien, très bien, soupire Steven. Faites comme vous voulez. Vous retournez au Manoir ?

- Pas tout de suite, j'ai rendez-vous pour dîner".

Steven hausse les sourcils. "Une femme ?"

Eric sourit : "Paula Dixon.

- Vous avez bon goût. Allez-y, ne la laissez pas attendre.

- Ca va aller pour vous ?"

Steven décroche un faible sourire. "Ca va aller.

- On se voit tout à l'heure. On prendra un verre ensemble au manoir.

- D'accord. A tout à l'heure".

Eric laisse Steven et se dirige vers le Colonial.

Steven reste encore quelques instants dans le square, l’esprit tourmenté. Près du kiosque à musique, il regarde longuement la statue de Samuel Peyton, le fondateur de la ville. Betty occupe toutes ses pensées. Il est temps pour lui d’aller de l’avant. Il prend une profonde inspiration avant de rejoindre la route menant au Colonial.

 

 


 

 

Au Colonial, Steven s'approche de la porte de la chambre de Betty. Devant l'entrée, il hésite à frapper, puis cogne doucement à deux reprises sur la porte. Betty va ouvrir. Son visage affiche une lassitude latente. Elle soupire. "Steven, qu'est-ce que tu viens faire ici ?

- Tu ne me fais pas entrer ?"

Sans dire un mot, Betty s'écarte pour le laisser passer. Une fois à l'intérieur, Steven se tourne vers elle. "J'avais besoin d'un peu de réconfort.

- Steven, ce n'est pas chez moi qu'il faut le chercher.

- J'avais pensé qu'on pourrait faire une trêve. Devenir amis à défaut d'être mari et femme.

- Pas après ce que tu as fait.

- De quoi parles-tu ?

- Ne fais pas l'innocent, Steven. Ca ne te va pas.

- Si tu parles de Rita, l'affaire est arrangée. Elle ne sera pas poursuivie.

- Comment as-tu pu laisser Rita faire ce témoignage ? Comment as-tu pu risquer de lui faire perdre son enfant ?

- Je ne savais pas qu'elle allait mentir à la Cour.

- Pourtant, tu ne l'as pas arrêtée, il me semble. Tu l'as laissée continuer à parler, tu l'as laissée s'empêtrer dans ses propres mensonges. Il a fallut que ce soit Eric Bullock qui mette fin à ce massacre. Toi, tu n'as pas bougé le petit doigt.

- J'étais totalement surpris par sa déclaration. Ce n'est pas ce qui était prévu. Que voulais-tu que je fasse ? Si j’avais arrêté le témoignage, le juge se serait douté de quelque chose.

- Steven, trouve autre chose comme excuse.

- Bien, je voulais venir t'inviter à prendre un verre, je vois que je suis venu pour rien.

- Tu n'aurais pas dû venir, Steven".

Quelqu'un frappe à la porte. Comme Steven se trouve à côté, il va ouvrir et tombe nez à nez sur Jack Malone, qu'il ne connaît pas. "Oui ?"

Jack est interloqué. "Je suis venu chercher Betty".

Steven se tourne vers Betty. "C'est qui ce guignol ?"

Jack fait un pas vers Steven. "Permettez au guignol de se présenter : Jack Malone".

Il tend la main que Steven décide d'ignorer. 

Betty décide d'intervenir. "Jack est de passage en ville. Il vient de Denver. Jack, je vous présente mon ex mari, le célèbre avocat Maître Steven Cord".

Jack sourit. "J'ai beaucoup entendu parlé de vous".

Steven regarde Betty. "J'aimerai en dire autant de vous".

Il tourne les talons, passe devant Jack et s'en va.

 

A suivre...

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article