Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 583 : La valise

INT. JOUR / MAISON DE PAULA – SALON

 

Paula lit un magazine lorsque le téléphone sonne. Elle pose le journal et décroche.

 

PAULA

Paula Dixon.

 

Paula est surprise d’entendre Mike Rosi.

 

MIKE

Paula, c’est Mike.

 

PAULA

(Distante)

Docteur Rossi. 

 

MIKE

L’accueil est plutôt glacial.

 

PAULA

Qu’espériez-vous d’autre ?

 

MIKE

Je sais que je me suis mal conduit, Paula. Mais j’avais mes raisons. 

 

PAULA

C’est une excuse comme une autre.

 

MIKE

Vous êtes en colère contre moi et je le mérite. Vous devez savoir que mon attitude à votre égard ces derniers temps n’était pas de votre faute. 

 

PAULA

Ecoutez, docteur. Ce baiser à la plage était une erreur.

 

MIKE

Ce baiser était merveilleux, Paula. 

 

PAULA

(Interloquée)

Ce n’est pas l’impression que ça m’a donnée lorsque je vous ai vu le lendemain.

 

MIKE

Mon attitude n’avait rien à voir avec ce baiser. Ou plutôt si ! Ca m’a fait comprendre à quel point je tiens à vous. 

 

PAULA

(Désarçonnée)

J’avoue que je ne vous suis plus. 

 

MIKE

J’ai toujours été très difficile à suivre, vous savez. Je… en fait j’ai des tas de choses à vous dire, mais par téléphone, ce n’est pas évident.

 

PAULA

De bonnes choses ?

 

MIKE

(Un sourire satisfait)

De très bonnes choses. Je suis de garde ce soir. Que diriez-vous d’un dîner au Colonial demain soir ? 

 

PAULA

Ca me convient.

 

MIKE

Vingt heures ? Je passe vous chercher. Mettez votre plus belle robe. Cette soirée risque d’être inoubliable.

 

Ils raccrochent. Paula a compris que Mike aller la demander en mariage et elle saute de joie.

 

EXT. JOUR / PEYTON PROFESSIONNAL

Plan de situation. 

INT. JOUR / CLARION – BUREAU DU REDACTEUR EN CHEF

 

Jerry, le rédacteur en chef du Clarion, referme le dossier rouge sur son bureau et regarde KC et Betty. Ses joues sont rouges d’excitation.

 

JERRY

J’ai encore quelques vérifications à faire, mais apparemment, tout semble coller.

 

BETTY

Avec cette histoire, le Clarion va entrer dans l’histoire.

 

KC

Il va surtout permettre à Jim Stanford d’être découvert. Fini ses rêves de présidence. 

 

JERRY

Cette histoire, c’est du béton.

 

KC

Je voudrais que vous mesuriez l’impact de cette publication. Vous détenez une bombe. En publiant l’article, elle explosera et vous ne connaîtrez plus jamais la paix. 

 

JERRY

Mademoiselle, il y a un prix à payer pour être un bon journaliste. Le droit à l’information comporte des risques auxquels nous faisons face tous les jours. 

 

BETTY

Quand pensez-vous pouvoir publier l’article ?

 

JERRY

Après-demain sans doute. Au pire fin de semaine.

 

BETTY

Parfait. Il est temps que Stanford paye pour ses crimes.

 

Elle et KC serrent la main de Jerry, puis s’en vont.

 

INT. JOUR / PEYTON PROFESSIONNAL – COULOIR

 

KC et Betty sortent du Clarion et croisent l’homme en noir sans y faire attention. L’homme porte une valise dans la main.

 

KC

(A Betty)

J’espère qu’on a pris la bonne décision.

 

BETTY

J’en suis sûre.

 

INT. JOUR / CLARION

 

L’homme de Stanford pénètre à petits pas au Clarion. Dans le vestibule, Jerry ne peut le voir. Il est occupé à travailler sur l’article de Stanford. Aucun employé n’est présent car c’est l’heure du déjeuner.

Doucement, l’homme en noir ouvre la porte d’un placard surchargé de boites d’archives. Il s’agenouille, puis ouvre très délicatement la valise. Il en sort un détonateur qu’il place derrière une boite d’archive. Ses gestes sont précautionneux et très précis. Il referme doucement le placard, reprend sa valise et s’en va. Jerry n’a rien vu.

 

EXT. JOUR / UNE ROUTE

 

La Mercedes de Stanford roule tranquillement sur la route. Derrière, deux autres voitures suivent. A l’arrière de la voiture, Jim est contrarié. Ses plans ne fonctionnent pas comme prévu. Il se penche vers son chauffer.

 

STANFORD

Arrêtez-vous. 

 

Le chauffeur s’exécute sans un mot.

 

STANFORD

Je vais conduire la voiture. Vous repartez avec les gardes du corps. Je n’ai plus besoin de vous. 

 

CHAUFFEUR

Bien Monsieur. 

 

Alors que Stranford prend place dans la voiture, le chauffeur se rend dans une des voitures des gardes du corps. Les deux voitures font demi-tour et repartent, croisant une autre voiture. 

Stanford démarre. 

 

EXT. SOIR / UNE CABANE DANS LA FORET

 

Il fait sombre lorsque Jim gare sa voiture près d’une cabane à l’air abandonné.  Il sort du véhicule et se dirige vers la porte d’entrée de la cabane. 

 

INT. SOIR / CABANE

 

Il s’agit de l’endroit où Prisca est tenue prisonnière. Elle est dans le noir. Stanford entre et allume la lumière située au milieu de la pièce. Même si l’éclairage est faible, Prisca cligne des yeux.

 

STANFORD

Tu ne t’es pas ennuyée toute seule ?

 

PRISCA

J’aurais aimé terminer la conversation de la veille.

 

STANFORD

Pour moi, elle était terminée.

 

PRISCA

Ma fille… Kathy… Comment va-t-elle ? 

 

STANFORD

Elle va très bien. Je m’occupe bien d’elle, même si je ne la vois pas très souvent. Elle habite Albuquerque. C’est mon frère qui l’a adoptée. Je ne pouvais décemment pas dire qu’il s’agissait de ma fille. J’ai une réputation à tenir et personne ne voterait pas un président ayant eu un enfant illégitime.

 

PRISCA

Pourquoi ? Pourquoi me l’avoir arrachée ?

 

STANFORD

Parce que c’est ma fille, Jennifer. La chair de ma chair. Tout comme Roxanne. Je savais qu’une fois sortie de la maternité, tu partirais et que je n’aurais plus aucune nouvelle de mes filles. Je ne voulais, ni ne pouvait faire une polémique sur la paternité des jumelles. Donc, j’ai choisi la solution de facilité. J’ai voulu me les approprier. Dommage que tu te sois réveillée avant. Oui, dommage pour Roxanne. Mais je vais rattraper le temps perdu. Elle va devenir mon bras droit dans la campagne présidentielle et elle jouera un rôle important dans ma vie. Bien entendu, personne ne saura qu’elle est ma fille. Pas même elle. Elle continuera de croire que c’est ce… comment s’appelle-t-il déjà ?... Ah oui, Jack Peyton. 

(Il se met à rire). 

Mon futur beau-fils ! Tu imagines, mon beau-fils est en fait le père de ma fille ! C’est plutôt drôle, non.

 

PRISCA

Ça ne me fait pas rire.

 

STANFORD

Moi si ! 

 

PRISCA

Je ne vous laisserais pas faire.

 

STANFORD

Tu n’as pas le choix, Jennifer. Je suis venu te dire que tu ne me sers plus à rien maintenant. KC Reid est ta complice. Et oui, tout fini par se savoir, tu vois !

 

PRISCA

Qu’est-ce que vous comptez faire ?

 

STANFORD

(Il hausse les épaules et parle le plus naturellement du monde)

La  kidnapper, la torturer jusqu’à ce qu’elle nous dise où trouver ses parents et l’organisation chargée de me faire couler. Puis ensuite la tuer. 

 

Stanford avance vers elle doucement.

 

STANFORD

Donc, comme je te l’ai dit, je n’ai plus besoin de toi.

 

Il sort de sa poche un revolver qu’il pointe sur Prisca. Paniquée, elle sursaute.

 

STANFORD

(D’un ton mielleux)

Une dernière volonté avant de rejoindre le Tout Puissant ?

 

PRISCA

(Suppliant)

Laissez Roxanne tranquille. Laissez ma fille tranquille ! Faites ce que vous voulez, tuez-moi, mais laissez Roxanne en paix. 

 

STANFORD

C’est trop me demander. Roxanne sera très bien traitée dans mon administration. Dommage, tu ne seras pas là pour le voir. 

 

Il arme son revolver et le pointe à nouveau sur Prisca.

 

STANFORD

Adieu, Jennifer Alström – Prisca Wyatt.

 

La détonation déchire le silence. Prisca se recroqueville sur elle. Stanford laisse tomber son arme. Il baisse les yeux et voit une mare de sang devant lui. Il touche son ventre, puis regarde ses mains pleines de sang. Finalement, il s’écroule. Derrière lui, Hannah Cord tient un revolver qui fume encore. Droite, impassible, froide, elle regarde l’homme qu’elle a aimé et qu’elle vient de tuer. 

 


à suivre...

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Marie A 03/07/2013 18:42

Ehhh ben ! Mais on finirait par la décorer, cette Hannah ! Et en plus ce n'est même pas vendredi :-)

Mr. Peyton 04/07/2013 09:23



Oui, il fallait bien qu'Hannah se rachète de ses erreurs...