Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 563 : Application de la procédure habituelle

int/ext. jour – une rue À White River

 

John Casavetts conduit sa voiture. Il est nerveux. Il change constamment les chaînes de son autoradio, insatisfait des programmes. Un passant traverse la rue sans regarder et John klaxonne en jurant. A l’intersection de la rue, une Berline noire arrive sur la droite et bloque le passage. John klaxonne à nouveau. La Berline est immobilisée. John jure et klaxonne une fois de plus. Un homme sort de la voiture, suivit par deux autres hommes qui l’encadrent. Tous trois habillés en noir, ils se dirigent lentement vers la voiture de John. Celui-ci comprend qu’il est tombé dans un traquenard et veut faire marche arrière, mais une autre Berline lui barre le passage. Il est pris au piège. Les trois hommes sont maintenant à proximité de la voiture. L’homme qui est au milieu se baisse vers la vitre et offre à John un sourire gâté par des dents pourris. 

 

L’HOMME

Monsieur Cassavetts, quel plaisir de vous revoir. Je crois que vous avez des choses à nous dire. 

 

int. jour / Hôtel de Jack Peyton

 

Jack est arrivé au bout de son périple. Devant lui, la consigne qu’il a cherchée toute la journée. Il enfonce la clé à l’intérieur de la serrure et savoure cet instant. La clé entre parfaitement et tourne sans problème. Le volet en acier s’ouvre et Jack découvre, à l’intérieur, une simple enveloppe. Il est presque déçu. Il prend l’enveloppe, l’ouvre et découvre une feuille cartonnée de petit format, où est inscrit une adresse. « 201 Gold Ave SW, Albuquerque ». Jack est surpris.  

 

JACK

(Pour lui-même)

C’est tout ?

 

Il retourne à la réception, sort un billet de vingt dollars et le tend au réceptionniste. 

 

JACK

Pourriez-vous faire une réservation à mon nom pour le prochain vol à destination d’Albuquerque ?

 

ext. jour / Garden Hill

 

Roxanne sort du bâtiment et descend les escaliers. Lisa, qui l’attendait devant la porte, la suit et s’approche d’elle. 

 

LISA

Qu’est-ce que vous lui avez dit ?

 

Roxanne, qui ne s’attendait pas à voir Lisa derrière elle, sursaute. 

 

ROXANNE

Vous m’avez fait peur. 

 

LISA

(Agressive)

Qu’est-ce que vous lui avez dit ?

 

ROXANNE

Je ne crois pas que cela vous regarde. 

 

LISA

James est mon fils et il est très fragile en ce moment. Je continue à dire que votre visite est néfaste pour lui.

 

ROXANNE

Vous devenez complètement paranoïaque. James était bien avec moi. Et j’ai bien l’intention de le revoir. Le Dr Candrell m’y encourage.

 

LISA

Vous ne reverrez pas James, parce que vous allez quitter cette ville dès aujourd’hui.

 

ROXANNE

Mais de quoi avez-vous peur ? J’ai l’impression que vous me cachez quelque chose.

 

LISA

Je ne vous cache rien.

 

ROXANNE

Alors c’est à James que vous cachez quelque chose. C’est ça ? Vous avez peur qu’il apprenne quelque chose vous concernant. 

(Elle secoue la tête avec un sourire, comprenant les agissements de Lisa)

Oui… c’est bien ça ! James a appris quelque chose de terrible vous concernant, quelque chose dont il n’a plus le souvenir. Et vous ne voulez surtout pas que ce terrible secret refasse surface dans sa mémoire. Je me trompe ?

 

LISA

Totalement. Je ne veux que le bien de James. 

 

ROXANNE

Alors laissez-moi le voir. Je lui serais d’une grande aide. 

 

LISA

Partez, s’il vous plaît. Retournez en Suisse, ou bien à Anchorage, mais sortez de notre vie. 

 

ROXANNE

Aucune chance, Madame Peyton… Je suis ici, et j’y reste. Vous prendrez l’habitude de me trouver sur votre chemin. 

 

Sans attendre la réponse de Lisa, Roxanne fait demi-tour et quitte Garden Hill à bord d’un taxi. 

 

ext. jour / Colonial Post Inn.

 

Plan de situation.

int. jour / Colonial Post Inn – chambre de Jim Stanford

 

Jim Stafford savoure un café en regardant par la fenêtre les passants qui se pressent dans la rue. Hannah Cord est près de la cheminée, avec un cahier ouvert. 

 

HANNAH

La parade passera dans Chesnut Street à 15h20. Puis ensuite, direction Grave Street. Ça ne sera pas une partie de plaisir. Il s’agit du quartier le plus pauvre de Peyton Place. Ce sont des rebus de la société, mais ce sont aussi des électeurs. Il faudra se les mettre dans la poche. J’ai prévu un reportage sur ABC. Une caméra sera là. Tu iras serrer autant de mains que tu peux. Même si ce sont des pouilleux, je prévoirais une lingette humide à utiliser à l’abri des caméras. Eli et Maggie Carson nous ont fabriqué une banderole. Ton discours se fera dans le kiosque à musique du square. J’ai aussi prévu une fanfare, élément indispensable pour ce genre de meeting. Au fait, ton discours est prêt ?

 

Jim pose sa tasse sur le bureau.

 

JIM

Hannah, détends-toi. Tu devrais prendre une tasse de café et te relaxer. J’ai des conseillers qui sont payés pour organiser ce genre de fête. Fais-leur confiance. 

 

HANNAH

Je devrais, mais tu sais à quel point tout ceci est important. 

 

Jim s’approche d’Hannah. Il lui prend des mains le cahier et pose celui-ci sur le rebord de la cheminée. Puis il prend ses deux mains dans les siennes.

 

JIM

Tu ne regrettes pas ?

 

HANNAH

Tu parles de Malooga ? Non. De toute façon, Jack sera remboursé une fois que tout sera terminé.

 

JIM

Cet argent est important pour la campagne, tu sais. Je ne t’aurais jamais demandé ça si…

 

HANNAH

Je n’ai aucun regret, Jim. C’est pour une juste cause. Tu mérites de devenir Président de ce pays, comme le peuple mérite d’avoir quelqu’un comme toi à la tête de l’Etat. 

 

JIM

Et toi, Hannah, future Première Dame du pays…

 

Le téléphone, posé sur la petite table, sonne. Jim décroche. 

 

JIM

Stanford. 

 

int. jour / endroit inconnu

 

Nous sommes dans une pièce sombre. L’homme en noir qui était dans la Berline se trouve debout, le combiné du téléphone à l’oreille. Derrière lui, assis sur une chaise bancale, les mains liées dans le dos par une corde, John Casavetts a le visage tuméfié. Deux hommes l’encadrent, les bras croisés. L’homme au téléphone a un petit sourire. 

 

L’HOMME

Steven Cord. 

 

int. jour / Colonial Post Inn – chambre de Jim

 

JIM

Cela ne m’étonne qu’à moitié. 

 

HOMME (off)

Que fait-on ?

 

Jim regarde Hannah. Elle se verse une tasse de café.

 

JIM

On applique la procédure habituelle. Quand il y a un problème, il faut l’éliminer.

 

HOMME

Je voulais être sûr. Après tout, il s’agit du fils de votre future femme.

 

JIM

En politique, il ne faut pas faire de sentiments, vous le savez. Faites ça proprement.

 

HOMME

Une balle en pleine tête. On maquille le crime en suicide ?

 

JIM

Faites comme bon vous semble. Au revoir. 

 

Il raccroche. 

 

HANNAH

Des problèmes ?

 

JIM

Oh, trois fois rien. Un de mes collaborateurs n’a pas été très honnête avec nous et a critiqué la gestion de la campagne dans un journal local d’Alabama. J’ai demandé à ce qu’il soit licencié.

 

Il s’approche d’elle et l’embrasse sur la joue. 

 

JIM

Je préfère que l’on parle de la parade. Je vais te montrer mon discours et tu me diras ce que tu en penses.


 


à suivre...

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Marie A 05/06/2013 19:08

Au moins Hannah n'est pas aussi po...ie qu'on pourrait le craindre. :-)

Il y a de l'espoir, il y a de l'espoir ;-p

Mr. Peyton 07/06/2013 16:08



Disons qu'elle est ambitieuse, arriviste, possessive et (peut-être) amoureuse, mais pas po...ie