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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 560 : A ses risques et périls

ext. jour / hôpital de Peyton Place

 

Plan de situation.

 

int. jour / hôpital de Peyton Place – zone de Réception

 

Une bonne partie du personnel de l’hôpital est présent dans la zone de réception pour recevoir la visite de Jim Stanford, candidat aux primaires pour les élections présidentielles. Plusieurs infirmières et médecins sont alignés devant le comptoir de la réception. On reconnaît, en outre, Esther Choate, Paula Dixon et Cal Fullerton. Le Dr Michael Rossi, chef du personnel de l’hôpital, se trouve devant ses collègues. Jim Stanford arrive avec un sourire de circonstance et tend la main à Mike. Pendant que Mike et Stanford échangent les amabilités d’usage, Cal Fullerton se glisse près de Paula Dixon. Cette dernière n’apprécie pas. 

 

CAL

(Près de l’oreille de Paula)

J’ai appris que c’est votre dernier jour dans cet hôpital. Vous ne voulez pas terminer votre préavis. 

 

PAULA

Le Dr Rossi m’a trouvé un remplaçant. C’est un homme. Désolé pour vous, vous ne pourrez pas le harceler. 

 

CAL

Je ne harcèle personne.

 

PAULA

Vous ne manquez pas de culot de me dire ça. 

 

CAL

Je vous aime, Paula. Il faudra vous y faire. Je ne lâcherai pas l’affaire. Votre départ de cet hôpital ne change rien. Je vous verrai tous les jours. N’oubliez pas que nous sommes voisins. 

 

PAULA

Chaque jour qui passe, vous me dégoûtez un peu plus. 

 

CAL

Vous allez apprendre à m’aimer, Paula. Je ne vous veux aucun mal, vous savez. Je veux juste que vous m’aimiez, autant que je vous aime. Un jour, vous comprendrez.

 

PAULA

Un bon conseil : restez avec Lisa Peyton. Vous êtes de la même trempe tous les deux. Arrogants et dérangés mentalement. 

 

Jim Stanford serre la main de la rangée d’employés de l’hôpital. Il arrive à Cal. 

 

CAL

C’est un honneur de vous rencontrer, Monsieur. Vous allez faire un Président formidable. 

 

Devant le baratin de Cal, Paula lève les yeux au ciel en soupirant. Stranford serre la main de Paula, puis d’un autre médecin présent à côté d’elle. Mike s’approche de Stanford.

 

MIKE

Je vais vous faire visiter nos locaux, si vous le voulez bien. 

 

STANFORD

Allons-y, je suis impatient. 

 

int. jour / Peyton Professional – bureau de Steven Cord

 

Steven Cord est assis à son bureau, en face de l’agent de la CIA John Cassavetts. Steven écarquille les yeux tant il est surpris.

 

STEVEN

Comment ça vous laissez tomber l’affaire ? Tu plaisantes ?

 

JOHN

Est-ce que j’ai l’air de plaisanter ?

 

STEVEN

Bon sang, John ! Stanford est un criminel. Dans quelques mois il peut accéder au pouvoir suprême. Vous ne pouvez pas laisser faire une chose pareille ! 

 

JOHN

Steven, Stanford possède des dossiers brûlants. Il graisse la patte de certaines pontes de la CIA. 

 

STEVEN

Qu’est-ce que tu racontes !

 

JOHN

Stanford possède un dossier rouge. S’il communique ce dossier, c’en est fini pour la CIA.

 

STEVEN

(Il fronce les sourcils)

Sois plus précis, parce que là, je ne comprends rien.

 

JOHN

Stanford travaille étroitement avec la CIA. Plus précisément avec les membres des affaires internes de la CIA. Ça veut dire qu’il possède le nom des agents corrompus. 

 

STEVEN

Des membres de la CIA véreux ? 

 

JOHN

Steven… L’organisation criminelle dont faisaient état KC Reid et Prisca Wyatt. Elle existe vraiment… Steven, cette organisation a été fondé par des membres de la CIA corrompus. 

 

STEVEN

(N’en croyant pas ses oreilles, il secoue la tête)

C’est un cauchemar. 

 

JOHN

C’est une réalité, au contraire. Il y a des gens corrompu dans tous les domaines. Dans la politique, dans la police, au CIA, au FBI. Ce sont des ripoux, mais ils sont très influents. 

 

STEVEN

Dans ce cas, il n’y a qu’à démanteler le réseau. 

 

JOHN

Ce n’est pas si simple. C’est un réseau puissant. Et la CIA ne veut pas éclabousser sa réputation en démantelant un réseau criminel en son sein. Elle perdrait toute crédibilité. Cela pourrait être catastrophique pour nous et pour l’Etat. 

 

STEVEN

(En colère)

Et avoir un criminel à la tête ce pays, ce n’est pas catastrophique ! 

 

JOHN

La CIA ne s’en remettrait pas. 

(Il se lève)

Ecoute Steven. Ce sont les ordres. Je ne peux rien faire d’autre. Cette conversation n’a pas eu lieu. Je t’en ai beaucoup trop dit. Si tu veux coincer Stanford, il te faut trouver le dossier Malooga. Mais ce sera à tes risques et périls. 

 

STEVEN

Qu’est-ce que tu veux dire ?

 

JOHN

Je veux dire que la CIA risque de te tomber dessus et ils ne te feront pas de cadeaux. S’ils apprennent que tu cherches à faire tomber Stanford, ils feront tout pour t’en empêcher. Ils ne voudront jamais que la liste que possède Stanford soit rendue public.

 

STEVEN

Qu’entends-tu par : « tout pour t’en empêcher » ?

 

JOHN

Je n’ai pas besoin de te faire un dessin. Toi et tes deux poupées, vous risquez de vous retrouver six pieds sous terre en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. 

 

Il s’apprête à partir, puis se retourne.

 

JOHN

Tes deux détectives en jupons ne seront pas inquiétées. Nous allons classer le meurtre d’Immermann. Dis-leur tout de même de se tenir à carreaux. Elles risquent gros. Et toi aussi. 

 

Cette fois, il s’en va. Steven soupire et se passe une main sur le front. Il transpire. Il est visiblement contrarié. L’interphone bourdonne.

 

STEVEN

Oui.

 

MLLE NOLAN (off)

Monsieur Peyton sur la deux.

 

Steven appuie sur le bouton. 

 

Jack est à un téléphone public dans une rue à Anchorage. Il fait froid.  

 

JACK

Steven, je n’ai pas trouvé de consigne avec le numéro et la clé que tu m’as envoyés.

 

STEVEN

Impossible ! Elle doit être quelque part. 

 

JACK

J’ai parcouru Anchorage en long, en large et en travers et je n’ai rien trouvé. 

 

STEVEN

Elle est peut-être en banlieue. 

 

JACK

Steven, je ne sais pas si tu te rends compte, mais seul il est impossible de s’en sortir. J’ai froid et je suis fatigué. 

 

STEVEN

Continue ! 

 

JACK

Non ! Ça suffit, j’en ai assez ! Je rentre à Peyton Place par le prochain avion. Si tu veux trouver la consigne, alors tu viens sur place. 

 

Jack raccroche sans laisser le temps à Steven de répondre. Steven, de son côté, raccroche le téléphone avec rage. 

 


à suivre...

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Marie A 31/05/2013 13:06

Qu... quoi !?! Mais quelle bande de lâches !!!
Où est le programme de protection des témoins ?!? Incroyable ça !
Dégoûtée :-@

Mr. Peyton 31/05/2013 17:02



Allons, allons, on termine quand même sur une note positive : Jack qui raccroche au nez de Steven juste après lui avoir rabattu son caquet. Il était temps