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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 505 : Quelques verres de trop

EXT. SOIR / MANOIR DES PEYTON

 

Plan de situation.

 

INT. JOUR / MANOIR DES PEYTON – SALON

 

Jack Peyton, un verre à la main, est assis sur le canapé, les jambes sur la petite table. Hannah Cord entre dans la pièce.  

 

HANNAH

Tu es déjà là ? Je pensais que tu resterais au bureau pour éplucher le dernier compte rendu de ton sbire.

 

JACK

Il n’a pas fini de consulter les comptes.

 

HANNAH

Pourquoi fais-tu ça ?

 

JACK

Parce que je n’ai pas confiance en toi, mère. 

 

HANNAH

C’est ça, ton problème, Jack. Tu ne fais confiance à personne. Et résultat : tu te retrouves seul un soir de Saint-Valentin.

 

JACK

Je ne vois pas le rapport.

 

HANNAH

Tu ne fais plus confiance à personne. Tu t’éloignes chaque jour davantage des gens qui t’entourent. 

 

JACK

Excuse-moi, mais j’ai des raisons de ne faire confiance à personne de mon entourage. En étant aussi puissant que je le suis, les rapaces ne manquent pas. Ils tournent autour de moi en attendant mon prochain faux pas. J’ai déjà fait des faux pas qui m’ont coûté le quartier résidentiel sur le littoral, je me suis promis de n’en faire aucun autre. 

 

HANNAH

Tu es complètement paranoïaque. Ça en devient pathétique. 

 

EXT. NUIT / CHESNUT STREET

 

La rue est calme. Sur le trottoir, Lisa et Cal marchent en direction de la maison de Lisa. Ils rient comme des enfants. Lisa ne marche pas droit. Elle est saoule. 

 

LISA

(Elle a du mal à articuler)

Vous voulez que je vous dise… C’est la meilleure soirée que j’ai passée depuis bien longtemps.

 

CAL

Parce que j’ai renversé la sauce sur la pauvre serveuse ?

 

LISA

(Elle rit)

Surtout parce que j’avais besoin de rire. Et vous m’avez fait beaucoup rire.

 

CAL

Je vous l’avais bien dit que vous alliez passer une bonne soirée. J’ai  eu raison d’insister. 

 

Ils parviennent devant la maison de Lisa.

 

LISA

Je vous aurais bien invité à boire un dernier verre, mais je crois qu’on a trop bu.

 

Elle glousse. 

 

CAL

Un café dans ce cas ?

 

LISA

(Elle hausse les épaules)

Allons-y pour un café.

 

INT. JOUR / MAISON DE LISA – SALON

 

Le premier plan de la scène montre Lisa qui est affalée sur le canapé et lève la main pour porter un toast. Ce n’est pas une tasse de café qu’elle tient dans la main, mais un verre de vodka.

La maison est en désordre. Il y a des cartons partout. 

 

LISA

Je bois à notre soirée.

 

Cal approche son verre du sien. 

 

CAL

A notre soirée… et à toutes les autres que l’on passera ensemble.

 

LISA

Doucement… doucement… Qui vous dit que l’on passera d’autres soirées ensemble ?

 

CAL

Parce qu’on s’entend bien, vous et moi.

 

LISA

(Elle balbutie)

J’ai banni les hommes de mon existence, vous savez. 

 

CAL

Vraiment ? Et qu’est-ce que je fais ici, dans ce cas ?

 

LISA

Vous êtes un accident. Je vous ai rencontré par hasard et on a passé un moment de bons fous rire. Mais je crois que ça va s’arrêter là ! 

 

Lisa a un hoquet dû à une trop grande absorption d’alcool. 

 

CAL

(Il s’approche d’elle)

Ce n’est pas très gentil, ça.

 

LISA

Faut (hic)… pas m’en vouloir, mais les hommes m’ont fait tous souffrir… Tous… souffrir. Je ne veux plus rien savoir des hommes.

 

CAL

C’est votre mari qui vous a fait souffrir ?

 

LISA

Non… Lui ce n’est pas pareil. C’est (hic)… moi qu’il l’a fait souffrir… mais c’est une autre histoire. Et je… (hic)… ne veut pas en parler.

 

CAL

Il y a d’autres hommes qui vous ont fait souffrir ?

 

LISA

Je (hic)… ne veut pas en parler. 

 

CAL

Je ne suis pas comme les autres hommes. 

 

LISA

(Elle soupire dans un hoquet)

Foutaises ! C’est ce que Jack me disait.

 

CAL

Jack ?

 

LISA

Mon beau-frère… ou plutôt mon cousin par alliance. 

 

CAL

Je ne comprends rien. 

 

LISA

Il me disait qu’il m’aimait… et il m’a jeté comme une malpropre. Il m’a considéré comme la dernière des traînées.

(Elle tourne vers Cal un regard vitreux)

Je ne suis pas une traînée, vous savez.

 

CAL

Je le sais, Lisa. Vous êtes une femme… une très belle femme. Et je suis un homme… un homme qui a envie de passer un bon moment avec vous.

 

Il l’embrasse dans la cou. Elle esquisse le baiser. 

 

LISA

Vous êtes avant tout un médecin… Et je déteste les médecins.

 

CAL

Le rôle d’un médecin est de soigner. Laissez-moi vous soigner, Lisa.

 

Il tente une nouvelle approche, cette fois en voulant l’embrasser sur les lèvres, mais elle tourne la tête.

 

LISA

Les médecins ne sont pas tous là pour soigner. 

 

CAL

(Sensuel)

Ils sont là pour apporter des bienfaits…

 

LISA

Pas le Dr Elby. Il (hic) n’est pas là pour soigner.

 

CAL

(Toujours sensuel)

Qui est le Dr Elby ?

 

LISA

C’est un assassin. 

 

Cal se redresse, surpris par la réponse de Lisa. 

 

CAL

Quoi ?

 

LISA

C’est un (hic)… sale assassin. Il a tué Linden. 

 

CAL

Lisa, je crois que vous avez trop bu…

 

LISA

Il a tué mon mari et il veut me faire porter le (hic)… chapeau. C’est pour ça qu’il veut dix pour cent de la société. 

(Elle tourne ses yeux vitreux vers Cal)

Mais vous n’êtes pas comme ça, n’est-ce pas ?

 

CAL

(Encore surpris par cette révélation) 

Non. Je ne suis pas comme ça. 

 

Lisa s’approche de lui et l’embrasse avec passion. 


 


à suivre...

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Marie A 01/03/2013 19:34

Ce que j'en pense ? Que quelqu'un pourrait bien se couper la langue en s'éveillant le 15 février...
M'est avis que Cal ne va pas tarder à profiter de ce qu'il vient d'apprendre ;-(

Mr. Peyton 03/03/2013 15:26



Je ne sais pas si elle va se couper la langue en se réveillant, mais en tout cas, elle l'aura pâteuse, avec une bonne migraine par dessus le marché. C'est toujours comme ça quand on boit quelques
verres de trop.