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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 499 : des médecins encombrants

EXT. JOUR / HOPITAL DE PEYTON PLACE

 

Plan de situation.

INT. JOUR / HOPITAL DE PEYTON PLACE / CHAMBRE D’UNE PATIENTE

 

Une vieille femme est allongée sur le lit. La porte de la chambre s’ouvre et la femme, Madame Lombardi, sourit au Dr Cal Fullerton qui entre dans la chambre. 

 

CAL

(D’une voix très douce)

Comment va ma patiente préférée ?

 

MME LOMBARDI

Je suis sûre que vous dites ça à toutes vos patientes… Et en particulier aux plus jeunes d’entre elles.

 

CAL

Mme Lombardi ! Pas du tout. Vous êtes la plus belle de toutes les jeunes patientes de cet hôpital. 

 

MME LOMBARDI

Dr Fullerton, vous avez toujours trouvé les mots pour parler aux femmes, vous.

 

CAL

(Il ausculte la malade)

Vous n’avez plus de vomissements ?

 

MME LOMBARDI

Non. De ce côté-là, tout va bien. Même pas une seule nausée.

 

CAL

Parfait. 

 

MME LOMBARDI

Il faut dire que les petits comprimés roses font leur effet. Je me sens beaucoup mieux.

 

CAL

(Il fronce les sourcils)

De quoi parlez-vous ?

 

MME LOMBARDI

Du nouveau traitement. Enfin, c’est ce que m’a dit Mlle Dixon hier soir. 

 

Cal fait le tour du lit de la patiente et regarde son dossier accroché à l’extrémité. Il fronce les sourcils. 

 

MME LOMBARDI

Quelque chose ne va pas, Docteur ?

 

INT. JOUR / HOPITAL – BUREAU DU DR MICHAEL ROSSI

 

Le Dr Michael Rossi est assis à son bureau et rédige une note lorsque la porte s’ouvre brusquement. Cal débarque dans le bureau. Il est furieux. 

 

CAL

Vous avez changé le traitement de Mme Lombardi. 

 

MIKE

C’est exact. Et c’est une raison pour défoncer à moitié la porte de mon bureau ?

 

CAL

Mme Lombardi est ma patiente, vous n’aviez aucun droit d’interférer.

 

MIKE

Même si je pense que vous avez fait une erreur ?

 

CAL

Je n’ai fait aucune erreur, Dr Rossi. Vous cherchez uniquement à m’humilier.

 

MIKE

Je cherche à soigner des patients avant tout. Votre diagnostic sur Mme Lombardi était erroné. 

 

CAL

Vous n’aviez pas le droit.

 

MIKE

(En colère, il se lève)

En tant que chef du personnel, j’ai tous les droits si je juge que mes patients ne sont pas soignés comme il faut. Maintenant, ravalez un peu votre fierté et allez continuer les visites. 

 

CAL

Vous ne vous en tirerez pas comme ça, Mike. Je vais parler de cette ingérence au Conseil d’Administration. Nous verrons bien ce qu’ils diront. 

 

MIKE

Cal, vous avez fait un diagnostic erroné. Je ne vous le reproche pas. Ça arrive à beaucoup de jeunes médecins…

 

CAL

(Un rictus)

Espèce d’hypocrite !

 

MIKE

Je vous demande de vous calmer, maintenant. 

 

CAL

Ne vous avisez plus de vous mêler de mes affaires, Rossi.

 

MIKE

Ecoutez, j’en ai assez ! Je suis votre supérieur hiérarchique et je n’ai aucun ordre à recevoir de vous. En revanche, vous en avez à en recevoir de moi. Je vous demande donc d’aller vous calmer ailleurs que dans cet hôpital et de revenir une fois que vous serez plus à même d’exercer votre profession dans de meilleures conditions. En attendant, le Dr Carter fera vos visites. 

 

Cal jette un regard empli de haine à Mike, avant de partir en claquant la porte.

 

INT. JOUR / DRUGSTORE DE PEYTON PLACE

 

Cal Fullerton est au comptoir du Drugstore, devant une tasse de café. Les coudes sur le comptoir et les mains sur les joues, il est morose. 

Lisa Peyton entre dans le drugstore et s’assoit à côté de lui (la seule place qu’il reste). Le serveur vient la rejoindre pour prendre sa commande. 

 

LISA

Un café, bien fort.

 

Le serveur va s’occuper du café. Sans s’en rendre compte, Lisa se met dans la même position que Cal, c’est-à-dire les coudes sur le comptoir et les mains sur les joues. Les deux restent assis dans cette position sans s’en rendre compte. Lisa soupire… Cal soupire à son tour. Il semble enfin prendre conscience de la présence de la jeune femme à ses côtés et jette un regard vers elle.

 

CAL

Ça ne va pas fort, on dirait.

 

Lisa hausse les épaules sans même le regarder.

 

CAL

Un mari volage ? Un petit ami irrespectueux ? Un patron irascible ? 

 

LISA

(Elle le regarde enfin, l’air surpris)

Quoi ? 

 

CAL

Votre cafard, il doit bien venir de quelque part. 

 

LISA

(Elle hausse les épaules)

Votre café va refroidir. 

 

Elle espère ainsi clore la conversation avec cet inconnu. Pendant un moment, ils restent dans la même position. Puis Cal prend la parole.

 

CAL

Moi, c’est mon patron. 

 

LISA

Quoi ?

 

CAL

C’est le seul mot de notre langue que vous connaissez ?

 

LISA

Quoi ? 

 

CAL

« Quoi ? » C’est le seul mot que vous connaissez ? 

 

LISA

Désolée, mais je ne suis vraiment pas d’humeur à parler. En tout cas, pas à un inconnu.

 

CAL

Ah, me voilà rassuré. Votre vocabulaire est plus riche que je ne le pensais. Je vous disais que mon patron me rend fou et je me disais que c’était peut-être la même chose pour vous. 

 

LISA

C’est moi la patronne de mon entreprise. Je peux difficilement me rendre folle. 

 

CAL

Mon patron s’immisce dans mes affaires. Il a changé le traitement d’une de mes patientes et ça m’a mis hors de moi.

 

LISA

Vous êtes médecin ? 

 

CAL

Dr Cal Fullerton. Et vous êtes Lisa Peyton, n’est-ce pas ? J’ai vu votre photo un jour dans le Clarion. 

 

LISA

Je ne savais pas que j’étais aussi populaire. 

 

CAL

Vous l’êtes. Et puis, Peyton Place est une petite ville... Alors, c’est quoi votre problème ?

 

LISA

Qu’est-ce qui vous fait croire que j’ai un problème ?

 

CAL

Je le vois. Quelque chose vous préoccupe.

 

LISA

Je dois convaincre mes associées, et croyez-moi, ce ne sera pas une partie de plaisir. 

(Elle soupire)

Je vais devoir les convaincre d’accueillir un nouvel actionnaire au sein de l’entreprise.

 

CAL

Et que pensez-vous que vous associées vont répondre ?

 

INT. JOUR / BEPALISS – BUREAU DE BETTY ANDERSON

 

Gros plan sur Betty. Sans transition avec la scène précédente, un peu comme si on avait l’illusion que Betty répond à Cal. 

 

BETTY

Pas question ! 

 

Betty est avec Paula et Lisa.

 

PAULA

Lisa, tu es tombée sur la tête ou quoi ? Pourquoi veux-tu absolument vendre dix pour cent des tes actions au Dr Elby ? Ça n’a aucun sens !

 

LISA

Le Dr Elby m’a beaucoup aidé après la mort de Linden. Et il a pris soin de lui. Ça représente beaucoup pour moi.

 

BETTY

C’est ridicule ! Tu peux le remercier autrement qu’avec dix pour cent de la société. 

 

LISA

Vous ne semblez pas comprendre toutes les deux....

 

PAULA

Nous comprenons que tu as perdu l’esprit. Je ne comprends rien à tout ceci. Ça ne te ressemble pas d’être aussi généreuse. Qu’est-ce que tu caches ?

 

LISA

(Elle s’énerve)

Si à chaque fois que je vous propose quelque chose, vous me demandez ce que ça cache, on ne va jamais s’en sortir.

 

BETTY

Lisa, ce que tu nous proposes-là n’a pas de sens. On ne peut pas accepter. 

 

LISA

Je te rappelle que je suis l’actionnaire majoritaire de Bepaliss.

 

BETTY

(Elle monte le ton)

Ah non ! Ne commence pas avec ça ! Lorsqu’on a créé cette société, on s’était mis d’accord toutes les trois pour ne pas utiliser cette histoire d’actionnaire majoritaire. Nous avons toujours dit qu’on déciderait tout à trois et que la majorité l’emporterait. 

 

LISA

(Elle crie)

Ce n’est pas juste. Toutes les deux, vous êtes contre moi.

 

PAULA

(Elle crie à son tour)

Ce n’est pas vrai, nous sommes ici pour faire marcher une société.

 

LISA

(A Paula)

Pas toi, en tout cas. Tu n’es qu’une simple infirmière et…

 

BETTY

Ça suffit, ne commence pas vouloir évincer Paula de nos discussions.

 

Bientôt, cette conversation devient une cacophonie impossible à suivre. Betty, Lisa et Paula parlent ensemble et c’est à qui criera le plus fort.

 

 

INT. JOUR / BEPALISS – SECRETARIAT RECEPTION

 

Derrière son comptoir, Blanche Deveaux se lime les ongles. On entend les éclats de voix qui proviennent du bureau de Betty.

Jack sort de l’ascenseur et se dirige vers la réception. 

 

JACK

Bonjour Blanche. 

(Il fait un signe de tête en direction du bureau d’où provient la dispute)

Dites-moi, on ne s’ennuie pas chez vous. Que se passe-t-il ?

 

BLANCHE

(Elle hausse les épaules)

Vous prenez trois lionnes affamées et vous les enfermez dans une cage avec un seul morceau de viande. C’est un peu ce qui se passe de l’autre côté de cette porte. 

 

JACK

Bon sang ! Je ne voudrais pas être ce morceau de viande.  

 

BLANCHE

Vous aviez rendez-vous ? 

 

JACK

En fait, c’est vous que je suis venu voir.

 

BLANCHE

Mr Peyton, je suis partie de la Fabrique parce que je n’étais pas d’accord sur la façon que votre mère a de diriger la société. Ça n’a rien à voir avec vous.

 

JACK

Je sais… Je ne suis pas venu vous faire des reproches. Je voudrais juste comprendre pourquoi vous êtes partie de la Fabrique.

 

BLANCHE

Demandez-le à Mme Cord.

 

JACK

C’est ce que j’ai fait, mais elle ne veut pas répondre. Je crois que vous savez quelque chose sur elle, que vous avez donné l’information à Betty pour qu’elle s’en serve et que Betty l’a fait chanter. Je me trompe ?

 

BLANCHE

Mr Peyton, je n’ai pas à…

 

JACK

(Interrompt Blanche et se penche vers elle)

Qu’est qu’elle cache ? Qu’est-ce que ma mère cache ?

 

Blanche ne répond pas et regarde Jack dans les yeux. On a l’impression qu’elle est sur le point de parler quand la porte du bureau de Betty s’ouvre à la volée. Jack se redresse. Lisa sort du bureau et brandit son poing.

 

LISA

Je n’ai pas dit mon dernier mot.

 

BETTY

Nous si ! Et c’est non ! 

 

Sans un mot, ni un regard pour Jack, Lisa entre dans son bureau en claquant la porte. Paula est encore dans le bureau de Betty.

Betty s’arrête devant Jack. Celui-ci lui sourit.

 

JACK

C’est bizarre, mais j’étais sûr ce cette collaboration se passerait comme ça. Et ce n’est que le début.

 

BETTY

Jack, je n’ai pas le temps de…

 

JACK

Je te rassure, je m’en vais.

(A Blanche)

Réfléchissez à ce que je vous ai dit, Blanche. 

 

Puis il s’en va. Betty regarde Blanche.

 

BETTY

Qu’est-ce qu’il voulait ?

 

BLANCHE

Savoir ce que Hannah Cord lui cache.

 

BETTY

Vous ne lui avez rien dit ?

 

BLANCHE

Non, mais je pense qu’il a le droit de savoir. La Fabrique est à lui, après tout.

 

BETTY

Je serais vous, je ne me mêlerais pas de ça. 

 

BLANCHE

Sauf que je suis mêlée à ça, Mlle. C’est moi qui vous ai fourni les preuves. 

 


à suivre...

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Commenter cet article

Marie A 21/02/2013 10:05

Et incompétent en plus ! Décidément, Cal est de moins en moins sympathique !

J'aime bien le petit moment au drugstore entre Lisa et lui... ;-)

A demain

Mr. Peyton 21/02/2013 16:48



Lisa et Cal... fallait bien que ces deux grands esprits se rencontrent