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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 492 : Le roi déchu

EXT. JOUR / FALAISES DE PEYTON PLACE

 

Vue panoramique de Peyton Place, du littoral et des falaises. Plan de l’ancienne maison de Paula Dixon, située non loin de la falaise. Jack Peyton se trouve derrière la maison et admire le littoral qui sera bientôt sa propriété. Soudain, son regard se pose avec inquiétude sur l’entrepôt des pêcheurs qui devrait normalement être détruit. L’entrepôt est immense. Il est cerné par des échafaudages et de nombreux ouvriers travaillent tout autour. 

Pris d’une soudaine angoisse, Jack dévale le chemin construit près de la falaise et se rend près de l’entrepôt.

Il y retrouve Jasper Caleb qui surveille les travaux.

 

JACK

(Il aboie)

Jasper ! 

 

JASPER

Ah, Mr Peyton. Superbe journée, n’est-ce pas ? On dirait que le printemps arrive plus vite que prévu. 

 

JACK

Qu’est-ce que vous êtes en train de faire ?

 

JASPER

Des travaux.

 

JACK

Je vois bien que ce sont des travaux, ne vous fichez pas de moi. Je croyais qu’on s’était mis d’accord. .

 

JASPER

Vous seul étiez d’accord. Nous n’avions rien décidé.

 

JACK

Mais enfin, je vous offrais un entrepôt tout neuf.

 

JASPER

A deux kilomètres des quais, Mr Peyton. Cela ne nous arrangeait pas pour décharger les marchandises.

 

JACK

Vous restez ici ? Mais vous ne pouvez pas me faire ça !

 

JASPER

Nous restons ici. 

 

JACK

Je vous envoie les services d’hygiène, vous allez faire moins le malin.

 

JASPER

Oh, vous pouvez. Nous restaurons entièrement cet entrepôt et il sera aux normes d’hygiène et de sécurité. Et nous allons faire mieux : nous allons l’agrandir d’environ 500 mètre carrés. 

 

JACK

Où avez-vous eu l’argent nécessaire pour entreprendre tous ces travaux. Répondez ! 

 

JASPER

Je n’ai pas à vous le dire, Mr Peyton. 

 

JACK

Je le saurais, de toute façon.

 

Jack regarde le grand panneau qui annonce les travaux avec le numéro d’agrément. les travaux sont dirigés par la société de BTP  Bepaliss.

 

INT. JOUR / PEYTON PROFESSIONNAL – BUREAU DE JACK 

 

Jack fait les cent pas dans la pièce. Il est très nerveux. Harold Mauffrey, son architecte, est assis devant le bureau.

 

JACK

(En colère)

Bon sang je ne comprends rien à ce qui se passe. 

 

HAROLD

Je vais me renseigner sur cette société de BTP. Bepaliss, je n’ai jamais entendu parler d’elle. 

 

JACK

Ça ne va pas changer grand-chose. Je n’aurais pas l’entrepôt. Vous savez ce que ça veut dire ? Ça veut dire que je ne pourrais pas construire mon quartier résidentiel sur le littoral. Et vous savez pourquoi ? D’abord parce que ce maudit entrepôt ne collera pas avec l’image du quartier, et surtout parce que les odeurs de poissons sont tellement fortes que personne ne voudra acheter une maison à côté de ce… dépotoir. Et vous savez quoi aussi ? La maison de Paula Dixon ne me sert plus à rien, parce que je ne pourrais pas construire sur la falaise. Personne ne voudra avoir cet entrepôt sous les yeux !

 

HAROLD

Ça veut dire que le projet tombe à l’eau.

 

JACK

J’en ai bien peur. 

(De rage, il tape du poing sur la table)

J’aurais dû être plus prudent. J’aurais dû avoir des garantis du consortium des pêcheurs.

 

HAROLD

Vous ne pouviez pas savoir qu’une société de BTP sortie de nulle part allait financer la restauration du site. 

 

JACK

Moi non, mais vous si ! Vous êtes payé pour prévenir ce genre de chose. Vous êtes viré ! ((Une pause, puis il reprend) : Bon, il me reste encore une chose à régler. Je descends voir le vieux Bockart pour qu’il me vende sa maudite société immobilière. Avec ça, j’aurais le monopole de l’immobilier sur Peyton Place et je pourrai chercher un autre terrain à bâtir. 

 

INT. JOUR / PEYTON PROFESSIONNAL – ETAGE DE LA SOCIETE DE WILL BOCKART

 

Un tintement retentit, les portes de l’ascenseur s’ouvrent et Jack Peyton en sort. Il est surpris car à la réception, il voit des ouvriers faisant des travaux. Il y en a qui posent de la moquette bleue, d’autres qui s’occupent d’installer un nouveau comptoir de réception. Trois autres hommes repeignent les murs et deux autres sont occupés à poser un imposant logo derrière le comptoir. Jack fronce les sourcils en lisant, sur le logo, le nom de BEPALISS. Il regarde derrière les portes ouvertes donnant sur des bureaux. Là aussi plusieurs ouvriers travaillent d’arrache-pied sur la déco. Jack se dirige vers une personne qu’il pense être le chef du chantier. 

 

JACK

Excusez-moi. Je cherche Will Bockart.

 

L’ouvrier hausse les épaules pour toute réponse.

 

JACK

J’ai besoin de lui parler. Vous ne savez pas où il est ?

 

L’ouvrier hausse à nouveau les épaules. Jack n’insiste pas et revient en réception. Soudain, il sursaute en entendant la voix de Lisa Peyton derrière lui.

 

LISA

Ah, Jack ! Je me demandais quand tu viendrais. 

 

JACK

Lisa, qu’est-ce que tu fiches ici ? Je te croyais loin de Peyton Place depuis longtemps. 

 

LISA

Dans tes rêves, Jack. Non, en fait, j’ai décidé de rester ici. Après tout, Peyton Place est une petite ville charmante, quand on se donne la peine d’y croire. 

 

JACK

Tu ne m’as toujours pas dit ce que tu faisais ici.

 

LISA

Tu ne devines pas ?

 

JACK

Ne me dis pas que tu as acheté la société du vieux Bockart.

 

LISA

Pas seulement moi. Tu le trouves beau, ce logo ?

 

JACK

Bepaliss t’appartiens !? 

 

LISA

En partie. « Bepaliss », ça ne te dis rien. «Be » comme… Betty. « Pa » comme Paula… Et « Lis » comme...

 (Elle sourit effrontément et se désigne du doigt)

…On a rajouté un S supplémentaire pour faire plus classe. 

 

Jack se met soudain à rire. Il part d’un rire franc qu’il a du mal à contrôler. 

 

JACK

Toi… Betty et Paula… L’impossible triumvirat. Le trio d’enfer. Vous ne tiendrez pas un mois ensemble comme associées. Ce n’est pas possible. 

(Il reprend son sérieux)

Toi et Betty n’êtes pas faite pour vous entendre. Vous n’avez aucun point en commun et vous vous détestez. Comment voulez-vous, dans de telles conditions, travailler ensemble comme associées ?

 

LISA

Nous y arriverons. Notre haine envers toi nous y aidera. D’ailleurs, je suppose que tu as déjà eu un aperçu de notre travail grâce à l’entrepôt.

 

JACK

Je me suis trompé sur toi, Lisa. Je pensais que tu étais une fille sans cervelle, mais tu es redoutable. Depuis quand complote-tu cette petite vengeance derrière mon dos ?

 

LISA

Depuis le jour où je t’ai entendu dire à Hannah que tu m’avais offert  de revenir au manoir uniquement pour m’amadouer et pour m’acheter le Clarion. Je savais qu’une fois la vente effectuée, tu allais me jeter comme une éponge usagée. Donc, j’ai décidé d’unir mes forces avec Betty pour contrecarrer tes plans. Je lui apporte l’argent – soit dit en passant le tien puisque c’est celui de la vente du Clarion – et en échange, Betty m’apporte son savoir-faire de femme d’affaires. 

 

JACK

Et que viens faire Paula Dixon dans tout ceci ?

 

LISA

(Elle hausse les épaules)

Betty tenait à l’avoir avec elle. Pour mieux me surveiller, sans doute. C’était sa condition pour s’associer avec moi. Paula a apporté l’argent de la vente de la maison – toujours le tien – pour devenir actionnaire minoritaire. Tu vois Jack, ce qui est vraiment marrant, c’est qu’on t’a piégé avec ton propre argent. Tu es cuit, Jack. Tu voulais devenir le Maître de Peyton Place, et bien il faudra composer avec nous dorénavant.

 

JACK

Vous ne me faites pas peur, toutes les trois. Et puis, finalement, je suis content, je vais pouvoir me mesurer enfin à quelqu’un. La compétition, j’adore. 

 

Jack tourne les talons et s’en va par l’ascenseur. 

 

 

INT. JOUR / BUREAU DE JACK

 

Jack entre dans son bureau. Il est nerveux. Il se rend près de la petite table. Puis soudain, il ne peut plus contenir sa rage. Il saisit un vase rempli de fleurs et le jette contre la cheminée. 

 

JACK

(Pour lui-même)

Les garces ! 

 

Quelqu’un frappe à la porte.

 

JACK

Allez-vous en !

 

Mais la porte s’ouvre et Steven Cord apparaît sur le pas de la porte. 

 

STEVEN

Je tombe mal. 

 

JACK

Qu’est-ce que tu veux, Steven ?

 

STEVEN

Depuis notre retour de Lausanne, on ne s’est plus vu. Tu m’avais dit que tu avais une dette envers moi. Je suis venu voir si tu pouvais m’aider.

 

JACK

Entre donc. 

 

STEVEN

Je peux revenir…

 

JACK

(Masquant mal son impatience)

Je t’ai dit d’entrer.

 

Steven entre.

 

JACK

Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?

 

STEVEN

C’est au sujet d’Hannah et de Betty. Ta mère fait du chantage à Betty. 

 

JACK

Vraiment ?

 

STEVEN

Oui. C’est Betty qui est l’instigatrice de la grève à la Fabrique. Et c’est elle qui l’a financée en dédommageant les ouvriers de leur perte de salaire. C’est illégal et Hannah dénoncera Betty si celle-ci ne quitte pas Peyton Place. 

 

JACK

Et que veux-tu que j’y fasse ?

 

STEVEN

Je voudrais que tu persuades Hannah de laisser Betty tranquille. Tu as de l’influence sur elle.

 

JACK

Steven, il n’en est pas question. Hier encore, je l’aurais fait volontiers. Mais aujourd’hui, tout ce que je souhaite, c’est que cette garce soit le plus loin possible de moi. Figure-toi qu’elle, sa grande amie Paula Dixon et cette arriviste sans cervelle de Lisa ont décidé de me mettre des bâtons dans les roues en créant une société de BTP pour me concurrencer.

 

STEVEN

Bepaliss.

 

JACK

Tu connais ?

 

STEVEN

C’est moi qui suis leur avocat.

 

JACK

(Déçu)

C’est pas vrai !

 

STEVEN

Jack, la concurrence ne fait de mal à personne. 

 

JACK

Je n’arrive pas à y croire. Je me fiche de la concurrence. Ce que je vois, c’est que vous avez fait tout ça derrière mon dos. 

 

STEVEN

Tu leur aurais mis des bâtons dans les roues, tu le sais très bien.

 

JACK

Et pendant tout ce temps où nous étions en Suisse, tu savais. Tu savais et tu n’as rien dit ! Comment est-ce que tu as pu faire une chose pareille ? Je pensais qu’on s’était rapproché avec cette histoire avec James. Je pensais qu’enfin on pourrait avoir une relation oncle neveux normale. Et tu m’as frappé dans le dos.

 

STEVEN

Je trouve que tu exagères. Je suis avocat et tenu au secret professionnel. 

 

JACK

Fiche le camp, Steven. Je suis tellement en colère que je pourrais dire ou faire des choses blessantes. Je ne te dois plus rien. Et tu pourras aller dire à ta Betty que je me mets du côté d’Hannah et qu’elle partira à tout jamais de cette ville dans peu de temps. 

 

STEVEN

Jack…

 

JACK

(Il crie)

Fous-le camp !! Je ne veux plus te voir !!

 

Steven attend encore un moment, puis il soupire et ferme la porte en partant. 

 


à suivre...

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Marie A 12/02/2013 19:39

Mais voyons Jack, tu aurais voulu un mémo pour chaque démarche entreprise par BEPALISS ! Tu es bien naïf... ;-)

Mr. Peyton 14/02/2013 10:47



Pauvre Jack ;) Quelque chose me dit que la vengeance sera sans pitié.