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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 480 : Chesnut Street

INT. JOUR / HOPITAL DE PEYTON PLACE

 

Paula arrive à l’hôpital. Elle semble épuisée. Elle se rend dans les vestiaires pour chercher sa coiffe dans son casier. Elle s’arrête soudain lorsqu’elle voit Cal Fullerton qui débarrasse son casier. Il la regarde d’un air de défi. Paula est seule avec lui dans la pièce et on lit la crainte sur son visage. Cal continue de regarder Paula qui est mal à l’aise et ne dit rien, afin d’accentuer ce malaise. Puis il claque la porte de son casier pour la fermer, faisant sursauter Paula. Il prend ses affaires et passe tout près d’elle. Paula ferme les yeux. Elle peut sentir sa respiration saccadée lorsqu’il passe près d’elle. Finalement, Cal ne s’arrête pas et sort de la pièce. Paula s’appuie contre son casier, soulagée qu’il n’ait rien tenté.

 

INT. JOUR / POSTE DE POLICE -  CELLULE DE MIKE ROSSI

 

Mike Rossi est assis sur l’unique banquette de l’étroite cellule. Steven Cord est debout devant la fenêtre donnant sur le square de Peyton Place. 

 

MIKE

Au moins, je ne suis pas dépaysé. J’ai la même cellule que la dernière fois.

 

STEVEN

J’ai parlé avec l’avocat de Fullerton. Le type est prêt à retirer sa plainte mais il pose une condition. 

 

MIKE

Laquelle ?

 

STEVEN

Que vous le réintégriez à l’hôpital.

 

MIKE

Pas question ! 

 

STEVEN

Mike, réfléchissez ! Avec cette affaire, vous risquez gros. Vous avez eu tort de le frapper. C’est une action punie par la loi. Fullerton est dans son droit de vous poursuivre.

 

MIKE

Mais c’est un salaud !

 

STEVEN

Je le sais, vous le savez et Paula le sait. Mais le juge n’a pas tous les éléments en main. Je connais l’avocat de Fullerton, il est très bon. S’il maintient sa plainte, vous risquez d’être démis de vos fonctions et Fullerton d’être réintégré. C’est ça que vous voulez, Mike ?

 

MIKE

Reprendre Fullerton est au-dessus de mes forces.

 

STEVEN

Il faudra bien le faire, Mike. Vous le coincerez autrement. Mais pour l’instant, vous  n’êtes pas en position de force, vous comprenez. Capituler est le seul moyen de vous en sortir sans trop de casse.

 

EXT. JOUR / PEYTON PLACE – CHESNUT STREET

 

Betty et Paula marchent le long de Chesnut Street. Plusieurs maisons de belles allures bordent cette rue. Il est évident que Chesnut Street est le quartier le plus huppé de la ville.

 

BETTY

Alors, qu’en penses-tu ?

 

PAULA

(Sans conviction)

C’est magnifique.

 

BETTY

J’aurais aimé un peu plus d’enthousiasme de ta part. 

 

PAULA

Excuses-moi, Betty. Mais je n’arrête pas de penser à Fullerton. Et à ce pauvre Dr Rossi. 

 

BETTY

Steven est avec lui. Il trouvera une solution pour le sortir de là. Quant à Fullerton, il ne fait plus partie du staff de l’hôpital. Il est sans doute en train de faire ses bagages et on n’entendra plus jamais parlé de lui. 

 

PAULA

Tu aurais dû voir son regard… Il me fait encore frissonner. 

 

BETTY

Depuis le départ en retraite du M. Bergam et de M. Stranglis, quatre maisons se sont libérées dans ce quartier.

 

PAULA

Les leur et celles de leurs enfants, parties avec eux, c’est ça ?

 

BETTY

Oui. Celle-là est magnifique.

 

Betty pointe du doigt une maison. Imposante, elle est entourée d’un magnifique jardin généreusement fourni en cyprès. 

 

BETTY

Je crois que je vais l’acheter.

 

PAULA

Celle à côté me plaît bien. J’aime sa couleur.

 

Paula parle d’une maison un peu plus petite, mais tout aussi accueillante, de couleur jaune. Un jardin avec une allée en gravier est du plus bel effet. 

 

BETTY

Alors, qu’est-ce qu’on attend pour signer ?

 

PAULA

Les visiter, peut-être ?

 

Elles se mettent à rire. Soudain, elles aperçoivent Prisca Wyatt qui sort de la maison de gauche. Surprises, les deux femmes se regardent. 

 

BETTY

Qu’est-ce qu’elle fait là ?

 

PAULA

Tu crois qu’elle compte s’installer à Peyton Place ?

 

BETTY

Je ne vois pas ce qu’elle viendrait faire d’autre ici. Pourtant cette maison n’est pas à vendre.

 

Prisca aperçoit les deux femmes. Elles lui sourient en lui faisant un signe.

 

BETTY

Bonjour ! 

 

Prisca se sent obligée d’aller vers elles.

 

PRISCA

Betty… Paula…

 

BETTY

C’est une surprise de vous trouver ici.

 

PAULA

Nous sommes intéressées par les deux maisons qui sont ici. Maintenant que Jack a acheté celle près de la falaise…

 

PRISCA

C’est un coin très joli, ici. C’est paisible. Il n’y a pas beaucoup de circulation. 

 

BETTY

Vous comptez vous y installer ?

 

PRISCA

Peut-être. Les gens qui habitent dans cette maison déménagent à New York, mais ils ne veulent pas vendre. Je suis assez intéressée par une location. 

 

BETTY

Je ne savais pas que vous vouliez vous installer à Peyton Place.

 

PRISCA

Pas définitivement, mais j’aime bien cet endroit. Je trouve que cette ville est très calme, et ça me convient parfaitement.

 

BETTY

(Ne sachant plus quoi dire)

Bien… Nous… allons visiter les maisons. Si vous voulez bien nous excuser.

 

PRISCA

Bien sûr. A bientôt.

 

Prisca s’engouffre dans sa voiture de location et s’en va. Betty et Paula se dirigent vers les maisons où la pancarte « A vendre » est plantée sur le gazon parfaitement entretenu.

 

BETTY

Je me demande bien pourquoi elle souhaite s’installer ici. 

 

PAULA

J’espère que Will Bockhart est déjà là pour nous faire visiter. Je dois reprendre le travail dans une heure. 

 

BETTY

Elle est bizarre, tu ne trouves pas.

 

PAULA

Je croyais que tu la trouvais très belle.

 

BETTY

Pas la maison… Prisca Wyatt. Elle est bizarre.

 

PAULA

Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

 

BETTY

Une intuition. 

 

EXT. NUIT / MANOIR DES PEYTON

 

Plan de situation

 

INT. NUIT / MANOIR DES PEYTON – SALON

 

Dans le confort douillet du salon, Jack et Hannah regardent les nouvelles locales à la télévision. Il y est question de la grève de la Fabrique. La journaliste sur place explique les revendications des ouvriers et interroge Brett Morval, apparemment le chef de troupe. Les revendications sont claires, et la grève persistera tant que Hannah Cord restera à sa place. 

Excédé, Jack éteint la télé.

 

JACK

Ca ne peut plus durer comme ça.

 

Curieusement, Hannah reste calme.

 

HANNAH

Brett Morval… Tu connais ce type ?

 

JACK

Je me fiche de savoir qui c’est. Ce que je vois, c’est qu’on perd beaucoup d’argent avec cette grève.

 

HANNAH

La grève ne va pas durer éternellement. Ces gens ont besoin de manger. Sans salaire, ils vont crever de faim.

 

JACK

Comment peux-tu parler avec autant de détachement ? 

 

HANNAH

Qu’est-ce que tu attends de moi, Jack ? Que je démissionne ?

 

JACK

Nous n’avons pas le choix. 

 

HANNAH

Pas question ! Jamais je ne capitulerai.

 

JACK

(En colère)

Bon sang, Hannah. Tu ne comprends pas la situation ? Si tu ne pars pas, la Fabrique court à sa perte.

 

HANNAH

Je ne partirai pas. 

 

JACK

Dans ce cas, je ne vois pas d’autre moyen que de te mettre à la porte.

 

HANNAH

Tu oublies notre petit accord que tu as signé. Tu n’as pas le droit de me mettre à la porte.

 

JACK

Sauf cas de force majeure. Et je crois que c’en est un.

 

HANNAH

Jack, laisse-moi régler ça. Demain, le travail reprendra.

 

JACK

Ah oui ? Et qu’est-ce que tu comptes faire ? Agiter ta baguette magique ?

 

HANNAH

Jack, je te demande de me faire confiance.

 

JACK

A toi ? Tu es capable de déclencher à toi seule la troisième guerre mondiale et tu voudrais que je te fasses confiance ?

 

Hannah n’a pas le temps de répliquer à Jack car Mary entre.

 

MARY

(D’une voix monocorde et fatiguée)

M. Seth Buswell pour Mme Cord. 

 

Sans attendre de réponse, elle fait demi-tour et sort de la pièce. Hannah décroche le téléphone.

 

HANNAH

Seth ? Que se passe-t-il avec les ouvriers ? Je vous paye pour… quoi ? ! Vous en êtes sûr ? Vous avez des preuves de ce que vous avancez ?... Et qui ?... J’aurais dû m’en douter. Ecoutez, Seth, cette histoire va vite prendre fin, croyez-moi. Vous pouvez être à la Fabrique à la première heure, il n’y aura plus de piquet de grève. Merci de m’avoir prévenu, Seth. Vous ne le regretterez pas lorsque viendra le jour du salaire. Vous avez toujours été un employé loyal et je vous en félicite. 

 

Elle raccroche.

 

HANNAH

Je dois partir.

 

JACK

(Avec une pointe d’ironie)

Définitivement, j’espère !

 

HANNAH

Ne sois pas stupide. Je sors. Je n’en ai pas pour très longtemps.

 

JACK

A cette heure ? Mais où vas-tu ?

 

HANNAH

Régler cette affaire une bonne fois pour toute.

 


à suivre...

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Commenter cet article

Marie A 25/01/2013 20:19

Ça sent mauvais pour nos comploteuses :-@

En parlant de personnes bizarres... il y a longtemps qu'on n'a plus eu de nouvelles de James et de ses camarades :-)

Mr. Peyton 27/01/2013 15:25



Eh bien, tu vas en avoir très très vite. James sera le héros malgré lui (mais qui ne l'est pas à Peyton Place !) d'une série d'épisodes qui vont se suivre...