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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 476 : De gros ennuis en perspective

I/E.JOUR / MAISON DE PAULA DIXON – PORTE D’ENTREE APPARTEMENT DE BETTY ANDERSON

 

Plan de la porte d’entrée. Une main frappe à la porte. Quelques instants plus tard, Betty Anderson ouvre la porte et soudain, un journal lui est lancé en pleine figure. Betty accuse le coup. 

On voit ensuite Hannah Cord en face de Betty, le visage rouge de colère.

 

HANNAH

Qu’est-ce que vous cherchez à faire ? A m’humilier ?

 

BETTY

Je cherche uniquement à établir la vérité.

 

HANNAH

(Elle reprend le journal en main)

En m’accusant de despotisme ?!

 

BETTY

N’est-ce pas la vérité ?

 

HANNAH

Je ne suis pas un tyran pour mes employés. S’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à trouver mieux ailleurs. 

 

BETTY

C’est bien ce que je pensais. Vous vous fichez complètement de vos employés. Vous n’essayez même pas d’établir un dialogue avec eux. Tout ce qui vous intéresse, c’est la production et le chiffre d’affaires qui va avec ! 

 

HANNAH

Vous avez fait publier cet article dans le Clarion, un journal qui appartient à mon fils. C’est de l’humiliation, pour lui comme pour moi. Vous avez été trop loin cette fois. J’ai déjà fait renvoyer le journaliste qui a écrit l’article et je vous assigne en justice pour diffamation.

 

BETTY

Et après cela, vous osez dire que vous n’êtes pas un despote ! Voyez donc comment vous agissez, et réfléchissez un peu plus avec le cœur qu’avec le portefeuille. 

 

HANNAH

Vous n’avez aucune preuve de ce que ce journaliste de bas quartier a mis dans cet article. Rien n’est fondé ! Qu’espériez-vous faire avec cet article ? Me faire renvoyer de mon poste et reprendre votre place ? Vous rêvez, ma petite. Jack ne peut pas me renvoyer. 

 

BETTY

Mais vous pouvez démissionner. 

 

HANNAH

Ça vous ferez plaisir, n’est-ce pas ? Jamais je ne démissionnerai, vous m’entendez ! 

 

BETTY

Alors vous risquez d’avoir de gros ennuis en perspective. 

 

HANNAH

A votre place, je m’inquiéterai plus pour vous que pour moi. Il ne peut rien m’arriver.

 

BETTY

N’en soyez pas si sûre, Mme Cord. L’inspection du travail va lire cet article et risque de venir faire une petite inspection sur les conditions de travail de vos employés. Ils risquent de fermer la Fabrique s’ils estiment que les ouvriers travaillent dans des conditions précaires. Est-ce bien ce que vous voulez, Hannah ? Vous êtes prête à sacrifier la Fabrique aux dépens de votre amour propre ?

 

HANNAH

Vous croyez avoir gagné la guerre contre moi, Betty. Vous vous mettez un doigt dans l’œil. Je vous ferais regretter cet article, croyez-moi. J’y prendrai le temps qu’il faudra, mais je jure que vous allez regretter ce que vous avez fait. Vous le regretterez toute votre vie. 

 

BETTY

Vous ne me faites pas peur. Et disons que cet article (elle montre le journal du doigt) est une réponse à votre précédente attaque. 

 

HANNAH

De quoi parlez-vous ?

 

BETTY

De Rodney. Je sais tout. Je sais que vous l’avez retrouvé en France, qu’il vivait dans la rue et que vous l’avez fait venir à Peyton Place pour détruire mon mariage avec Jack. Je sais tout, Mme Cord, de vos sales manigances. Je n’ai fait que vous rendre la pareille, et croyez-moi, ça m’a fait un bien fou ! Maintenant excusez-moi, mais j’ai une tarte dans le four.

 

Betty ferme la porte en la claquant. Hannah sursaute. Rouge de colère, elle pince les lèvres. 

 

INT. NUIT / HOPITAL DE PEYTON PLACE – ZONE DE RECEPTION

 

La zone de réception est tranquille. Paula Dixon boutonne son chaud manteau et place son bonnet de fourrure sur la tête. Elle arrive près de la réception où Esther Choate classe des dossiers. 

 

PAULA

(Elle empoigne la feuille de présence et signe sa sortie)

Cette neige ne cessera donc jamais de tomber.

 

MLLE CHOATE

Nous ne sommes qu’en janvier, Paula. Il faudra attendre deux mois avant que le soleil vienne nous réchauffer. 

 

PAULA

Je trouve ça bien triste. Vous n’avez plus besoin de moi ?

 

MLLE CHOATE

Non, Paula. Vous pouvez partir. 

 

PAULA

A demain.

 

MLLE CHOATE

Soyez prudente sur la route, surtout.

 

Paula fait un dernier signe de la main à Mlle Choate et se dirige vers la sortie.

 

EXT. NUIT / PARKING DE L’HOPITAL

 

Emmitouflée dans son manteau, Paula marche en titubant sur la neige. Le froid engourdi ses membres. Il fait nuit et le parking est désert. Soudain, Paula détecte le bruit de pas dans la neige, derrière elle.

Cette présence est confirmée par la caméra qui montre des bottes marchant dans la neige. 

Paula prend peur. Elle se retourne, mais ne voit personne tant il fait nuit. Elle marche plus vite. Les pas derrière elle accélèrent également. 

Paula commence à paniquer et à courir. Les pas derrière elle font de même. 

Soudain, quelqu’un l’attrape par l’épaule et elle se met à crier. Elle se retourne et découvre Cal Fullerton juste devant elle, le regard vitreux.

 

CAL

Paula ! Que se passe-t-il ? Quelque chose ne va pas ?

 

PAULA

Dr Fullerton ! Vous m’avez fait peur. Vous m’avez suivi…

 

CAL

(Tend un châle à Paula)

... pour vous rendre ceci. J’ai vu qu’il était tombé de vos épaules lorsque vous êtes sorti. 

 

PAULA

(Saisit fébrilement le châle)

Merci.

 

CAL

On dirait que je vous ai fait peur.

 

PAULA

Ce parking est désert et sombre. 

 

CAL

Vous ne pensez tout de même pas que… Paula, je ne vous veux pas de mal.

 

PAULA

Dans ce cas, laissez-moi tranquille.

 

CAL

Il ne faut pas avoir peur de moi, Paula. Ce qui s’est passé à Noël n’était qu’un malentendu et je m’en veux beaucoup. Je vous le répète, je ne vous veux aucun mal.

 

Mais les yeux vitreux de Cal disent le contraire. Paula sent un frisson la parcourir. 

 

PAULA

Je dois y aller.

 

CAL

Laissez-moi vous raccompagner jusqu’à votre voiture.

 

PAULA

Non, ce n’est pas nécessaire.

 

Nerveusement, elle tourne les talons et se rend à sa voiture, la peur au ventre. Elle a peur que Cal ne la suive. Elle entend ses pas derrière elle et n’a qu’une hâte : arriver à sa voiture. 

Elle y parvient enfin, déverrouille la porte, s’engouffre à l’intérieur et pose la sécurité sur les portières. Elle soupire de soulagement, met le moteur en route et allume les phares. Mais en levant la tête, elle a un brusque mouvement de recul en voyant, dans le rétroviseur central, le visage de Cal qui se trouve à quelques mètres de la voiture et qui la regarde. La lumière des phares donne à son visage un air terrifiant.

 

INT. NUIT / MAISON DE MIKE ROSSI SUR LA PLAGE

 

Le Dr Michael Rossi est assis sur le canapé du salon. Il regarde les infos de vingt-trois heures à la télévision tout en sirotant une tisane. Quelqu’un frappe soudainement à la porte à plusieurs reprises. Etonné, Mike pose sa tasse sur la petite table, se lève et va ouvrir. Paula est en face de lui, emmitouflée dans son manteau et tremblant de tous ses membres.

 

MIKE 

(Surpris)

Paula ! Entrez, ne restez pas dans le froid. 

 

Paula entre et accueille la chaleur de la maison de Mike avec bienveillance. Elle retire son manteau.

 

PAULA

Dr Rossi, je suis désolée de venir à une heure pareille. Je n’aurais pas dû. 

 

MIKE

Vous connaissant, vous devez avoir une bonne raison. Que se passe-t-il ?

 

PAULA

Rien, je… Rien du tout. C’est bête, j’ai…

 

MIKE

Paula, vous tremblez et quelque chose me dit que ça ne vient pas uniquement du froid. Alors allez vous asseoir, je vous prépare une tisane et vous me raconterez ce qui ne va pas, d’accord ?

 

PAULA

Merci, Dr Rossi. 

 

INT. NUIT / MAISON DE MIKE ROSSI – SALON

 

Mike dépose une tasse brûlante sur la petite table, en face de la cheminée, et s’assoit. 

 

MIKE

Voilà, maintenant, je vous écoute.

 

PAULA

Je ne sais pas si je dois…

 

MIKE

Paula, s’il vous plaît…

 

PAULA

Je… c’est absurde, j’étais sur le parking de l’hôpital, et j’ai eu peur.

 

MIKE

Peur ? De quoi ?

 

PAULA

De qui, plutôt ! Cal Fullerton.

 

MIKE

Cal Fullerton, qu’est-ce qu’il a encore fait ?

 

PAULA

C’est absurde. 

 

MIKE

Rien qui puisse impliquer Cal n’est absurde. Alors racontez-moi.

 

INT. NUIT / APPARTEMENT DE CAL FULLERTON

 

Cal habite un petit studio où tout est en désordre. Quelqu’un frappe avec insistance à la porte d’entrée. A moitié endormi, Cal titube vers l’entrée. 

 

CAL

(Avant d’ouvrir)

Qui que vous soyez, j’espère que vous avez une bonne raison pour…

 

Il ouvre la porte et avant de pouvoir terminer sa phrase, il reçoit un violent coup de poing qui le met à terre. Mike Rossi se précipite vers lui et le relève par le col de son pyjama. Puis il le plaque sur le mur.

 

MIKE

Ne t’avise plus jamais de porter la main sur Paula Dixon, sinon je te tue, tu m’entends.

 

Cal, tellement surpris par l’attaque, a du mal à reprendre son souffle. 

 

MIKE

Oses encore l’approcher, oses même la regarder, et je ferais de ta vie un enfer. Est-ce que c’est bien compris ?!

 

Cal, toujours surpris, ne répond pas. Mike le pousse à nouveau contre le mur.

 

MIKE

(Criant plus fort)

Est-ce que c’est bien compris ?!

 

Cal, ne pouvant prononcer un mot, tant la main de Mike posée sur sa gorge lui fait mal, fait oui de la tête. Mike relâche l’étreinte. Aussitôt, Cal met les deux mains sur sa gorge douloureuse. 

 

MIKE

Demain matin, à la première heure, tu viens à l’hôpital prendre les affaires qui sont dans ton casier. Tu es viré !

 

Mike s’apprête à partir. Cal le retient.

 

CAL

Et attendez ! Vous n’avez pas le droit de faire ça.

 

MIKE

Théoriquement, non. Mais ça vaut mieux pour toi que tu partes de Peyton Place. Sinon, Paula portera plainte pour coups et blessures et pour harcèlement moral. Tu n’as pas le choix, Fullerton. Et ne t’attends pas à ce que je signe une lettre de recommandation. 

 

Mike sort de l’appartement en claquant la porte, laissant Cal encore sous le choc de cette intervention surprise.

 


à suivre...

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Commenter cet article

Marie A 21/01/2013 18:35

Ah que ça fait du bien de voir ces personnages peu sympathiques mis en difficulté ;-))

Mr. Peyton 21/01/2013 18:59



En effet, ça fait du bien aussi au moment de l'écriture