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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 472 : Une nouvelle alternative

EXT. JOUR / BATIMENT DU PEYTON PROFESSIONAL

 

Plan de situation

 

INT. JOUR / PEYTON PROFESSIONAL – BUREAU DE STEVEN

 

Jack Peyton fait les cent pas dans la pièce en regardant sa montre. Il semble inquiet et énervé à la fois. Steven Cord, de son côté, est tranquillement assis à son bureau et signe des papiers.

 

STEVEN

Tu devrais te détendre. Elle ne va pas tarder.

 

JACK

Elle a presque une heure de retard. J’espère qu’elle ne prépare pas un mauvais coup. 

 

STEVEN

Tout le monde n’est pas comme toi, Jack.

 

La porte s’ouvre brusquement et Lisa débarque dans la pièce.

 

LISA

Désolée, je suis en retard. Je n’ai pas vu l’heure passée.

 

JACK

(Il se calme)

Ce n’est pas grave, Lisa. Steven et moi avons eu tout le loisir de discuter ensemble. C’est tellement rare.

 

Steven hausse les sourcils. 

 

STEVEN

Bon, si nous en venions aux choses sérieuses. Asseyez-vous tous les deux. 

 

Ils s’assoient en face de Steven.

 

STEVEN

Parfait. Lisa, êtes-vous vraiment décidée à vendre le Clarion ? Je vous rappelle qu’il vous appartient et que…

 

JACK

(Coupant la parole à Steven)

Bien sûr qu’elle le veut. On ne serait pas là dans le cas contraire.

 

STEVEN

(Pose sur Jack un regard surpris)

Jack. Je pose la question à Lisa.

 

LISA

Ca va aller, Steven. Jack et moi en avons déjà discuté. Je ne me vois pas propriétaire d’un journal. De plus, Jack m’en offre un bon prix. 

 

Steven consulte le contrat.

 

STEVEN

Je vois. J’ai étudié le contrat, et tout me semble en règle. Si vous êtes d’accord, je vous demande de signer en bas de page.

 

Il tend le papier à Lisa, qui signe sous le regard de Jack.

 

JACK

Félicitations, Lisa. Te voilà une femme riche. Que comptes-tu faire de cet argent ?

 

LISA

Je n’y ai pas encore réfléchi.

 

Jack signe à son tour. 

 

JACK

Ne dépense pas tout en manucure.

 

Il se lève et s’apprête à partir. Puis, sur le pas de la porte, il se retourne. 

 

JACK

Si tu veux un bon conseil, tu devrais quitter Peyton Place. Cette ville n’a jamais été faite pour toi. Oh, et tant que j’y suis, j’ai demandé à Mary de faire tes bagages. Je veux que tu quittes le manoir ce soir.

 

LISA

(Offusquée)

Quoi ! Tu m’as joué la comédie, Jack. Tu m’as fait les yeux doux uniquement parce que tu voulais le Clarion. Et maintenant, tu me jettes comme un vulgaire mouchoir usé ?

 

JACK

(Sourire méchant)

Bonne journée, Lisa. 

 

Il s’en va. Lisa se retourne vers Steven, un sourire au coin. 

 

LISA

Quel imbécile ! Il est tombé dans le panneau. 

 

INT. JOUR / ENTREPOT DES PÊCHEURS

 

Le vieil entrepôt abrite une salle de réunion austère flanquée d’une grande table rectangulaire et d’une dizaine de chaises en ferraille rouillées. Occupant le pan d’un mur, une armoire métallique jonchée de papiers et de dossiers. 

Dix personnes sont autour de la table. Elles forment le consortium des pêcheurs. Ce sont des hommes d’âge mur. Président la séance, en bout de table, se trouve Jasper Caleb. 

 

JASPER

Très bien. Messieurs. Je crois que l’on peut procéder au vote. Que ceux qui sont en faveur de la proposition de Jack Peyton lève la main. 

 

Avant que quiconque n’ait eu le temps de faire un geste, la porte de la pièce s’ouvre brutalement, faisant sursauter la plupart des sages sur leur chaise. Betty Anderson, munie d’un rouleau en carton, entre dans la pièce.

 

BETTY

Bonjour, Messieurs. 

 

JASPER

(Surpris par l’intrusion)

Betty ! Mais qu’est-ce que tu viens faire ici ?

 

BETTY

Je suis venue vous empêcher de faire une grosse bêtise.

 

UN HOMME

Expliquez-vous, Mlle.

 

BETTY

Vous étiez sur le point de voter en faveur de la proposition de Jack Peyton. Je viens vous faire une autre proposition, bien plus alléchante. 

 

JASPER

De quoi s’agit-il ? 

 

BETTY

Jack vous rachète cet entrepôt et vous en construit un plus au sud de la ville, n’est-ce pas ? La question est : est-ce que cette proposition vous plaît ?

 

UN HOMME

Nous n’avons pas le choix. Il nous tient à la gorge. Nous aimerions garder cet entrepôt, mais il n’est plus aux normes d’hygiène et de sécurité. Et nous n’avons pas le budget nécessaire pour le rénover. 

 

BETTY

Parlons de l’endroit qu’il a choisi pour construire votre nouvel entrepôt. 

 

JASPER

Au sud, à deux kilomètres du quai. Ce qui ne sera pas très pratique pour les pêcheurs lorsqu’ils devront acheminer leurs marchandises.

 

UN HOMME

Ici, c’était plus pratique car nous nous trouvons tout près du quai. 

 

JASPER

Mais comme l’a dit Frank, nous n’avons pas le choix. La ville ne veut pas prendre en charge la réfection de l’entrepôt.

 

BETTY

C’est là où j’interviens. Car Messieurs, vous voilà avec un choix supplémentaire : le mien.

 

JASPER

Betty, sois plus précise. Nous ne sommes pas sûrs de bien comprendre…

 

Betty sort des plans du rouleau en carton et les étale sur la table. 

 

BETTY

Je vous propose de restaurer complètement cet entrepôt. Et même de l’agrandir. J’ai fait appel à un architecte réputé de Boston qui a fait les plans en deux semaines. La nouvelle structure est bien évidemment aux normes d’hygiène et de sécurité. Mais en plus, le bâtiment sera entièrement refait à neuf, avec toutes les commodités nécessaires pour que les pêcheurs puissent travailler dans d’excellentes conditions.

 

JASPER

Tout cela est bien beau, Betty, mais à combien s’élève le coût des travaux.

 

BETTY

Ce projet s’élève à deux cents mille dollars.

 

UN HOMME

Nous n’avons pas les fonds nécessaires…

 

BETTY

Ne vous inquiétez pas ça. Faites-moi confiance. J’ai trouvé les fonds. 

 

JASPER

Nous ne pourrons jamais rembourser le prêt.

 

BETTY

Qui vous parle d’un prêt. C’est moi qui finance entièrement ce projet.

 

JASPER

Betty, tu es tombée sur la tête ?

 

BETTY

Non. Vous avez bien compris.

 

JASPER

Mais pourquoi investirais-tu une somme pareille pour cet entrepôt si tu n’y as pas d’intérêt ?

 

BETTY

Détrompez-vous. J’ai un intérêt.  Je ne veux pas que Jack construise sur le littoral. Voilà mon intérêt. 

 

UN HOMME

Et vous êtes prête à gaspiller deux cent mille dollars pour ça ?

 

BETTY

Je n’appelle pas cela du gaspillage.

 

JASPER

Cet argent, tu le sors d’où ? Je veux dire : est-ce que tout ceci est légal ?

 

STEVEN

C’est on ne peut plus légal, Messieurs. Parole d’avocat.

 

Tout le monde se tourne vers la porte où Steven vient d’entrer. Il sourit à pleines dents.

 


à suivre...

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Marie A 17/01/2013 10:02

Eh ben, on peut chercher longtemps une Betty en 2013 ;-)

Mr. Peyton 17/01/2013 14:42



Rien que pour embêter Jack en plus !