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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 457 : Une femme en colère

EXT. JOUR / PLAGE DE PEYTON PLACE

 

Près de l’entrepôt des pécheurs, le Dr Elby et Lisa Peyton discutent sur la plage qui est déserte par ce temps froid. En face d’eux, l’immensité de l’Océan Atlantique s’étend à perte de vu. Lisa semble très nerveuse.

 

LISA

(en colère)

Pourquoi est-ce que vous lui avez donné ce fichu dossier ?

 

ELBY

(excédé)

Allez-vous finir à par vous calmer ?

 

LISA

Comment voulez-vous que je reste calme alors que j’ai une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Et par votre faute.

 

ELBY

Il n’y a rien dans ce dossier qui prouve que Linden n’est pas mort d’une mort naturelle.

 

LISA

Le Dr Fulbert est un éminent spécialiste. Il va forcément trouver que quelque chose cloche dans cette affaire.

 

ELBY

Il pourra trouver ce qu’il veut, il ne pourra rien prouver pour autant.

 

LISA

J’ai l’impression que vous jouez avec le feu et qu’un jour, nous allons tous les deux nous brûler. 

 

ELBY

Le principal est de rester calme. 

 

LISA

Savez-vous que la police n’a pas besoin de mon accord pour exhumer Linden si elle juge qu’une enquête criminelle doit être ordonnée ?

 

ELBY

Nous n’en sommes pas là. Inutile de paniquer pour rien.

 

LISA

Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point je vous déteste ! Tout ceci ne serait jamais arrivé si vous n’étiez pas intervenu dans nos vies. 

 

ELBY

Linden projetait de vous tuer. Je vous ai sauvé la vie.

 

LISA

Vous n’avez pas sauvé ma vie. Vous l’avez détruite ! 

 

ELBY

Je dois y aller. Surtout reprenez votre calme. Vous êtes une véritable pile électrique et si vous continuez comme ça, les gens vous finir par se poser des questions.

 

Elby tourne les talons et s’en va. Lisa soupire en le regardant partir. Puis elle se tourne vers l’Océan comme si elle voudrait y puiser une force quelconque. Soudain, elle sursaute lorsqu’une main vient se poser sur ses épaules. Elle se retourne vivement. Rodney Harrington lui sourit.

 

LISA

Rodney ! 

 

RODNEY

Je vous ai fait peur. Excusez-moi. 

 

LISA

Ce n’est pas grave. J’étais perdue dans mes pensées. 

 

RODNEY

Ce n’était pas le Dr Elby avec qui vous parliez tout à l’heure ?

 

LISA

(mal à l’aise)

Oui. Je l’ai rencontré par hasard. Cette ville est décidément très petite. 

 

RODNEY

Comment allez-vous ? 

 

LISA

Comme quelqu’un qui vient d’enterrer son mari. 

 

Gêné, Rodney baisse la tête. Lisa s’aperçoit qu’elle a été trop loin dans ses paroles.

 

LISA

Je suis désolée, Rodney. Je ne voulais pas paraître grossière.

 

RODNEY

Ne vous excusez pas. C’est moi qui manque de tact. 

 

LISA

(d’une voix douce)

Non, vous êtes l’homme le plus gentil et le plus généreux que je connaisse. Je ne suis pas beaucoup aimée dans cette ville. Votre soutien et votre sollicitude m’aident beaucoup. 

 

RODNEY

Dans ce cas, vous accepteriez de dîner avec moi ?

 

LISA

Je… j’aimerais beaucoup, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée, Rodney. Une jeune veuve qui va dîner avec un charmant garçon, ça risque de jaser.

 

RODNEY

Je comprends.

 

LISA

Laissons passer du temps et je vous promets que dans quelques semaines, j’accepterai volontiers. 

 

RODNEY

(il sourit)

Le rendez-vous est pris.

 

LISA

En parlant de rendez-vous, je dois aller parler à Jack. Vous voulez bien m’excuser ?

 

RODNEY

Bien sûr. Lisa… Si vous avez besoin de quoi que ce soit… de parler, ou bien simplement de vous changer les idées, n’hésitez pas à venir me voir. 

 

LISA

C’est bien ce que je dis… Vous êtes la personne la plus gentille de cette planète. A bientôt Rodney

 

RODNEY

(regarde Lisa avec insistance)

Au revoir, Lisa.

 

Lisa s’en va et Rodney la regarde s’éloigner.

 

INT. JOUR / PEYTON PROFESSIONAL – BUREAU DE JACK

 

Lisa est devant Jack. Celui-ci, derrière son bureau, se lève.

 

JACK

Lisa, comment vas-tu ?

 

LISA

Jack, pourquoi es-tu si gentil avec moi ?

 

JACK

Je croyais te l’avoir expliqué. Tu passes par une terrible épreuve et je me dois de te soutenir.

 

LISA

Arrête tes salades, tu veux ! Je ne te crois pas un seul instant. Je suis sûre qu’il y a une bonne raison pour que tu agisses comme ça avec moi, et cette raison n’a qu’un but : servir tes intérêts.

 

JACK

Tu es encore sous le coup du choc de la mort de Linden. Mais ça passera. Tu comprendras alors que je ne te veux aucun mal. 

 

LISA

Très bien, j’arrête ici cette conversation car je vois qu’elle ne mènera nulle part. Je suis venue voir si tu avais des nouvelles du Dr Fulbert. 

 

JACK

Tiens, ça t’intéresse, maintenant ?

 

LISA

Tout ce qui concerne Linden m’intéresse.

 

JACK

Pourtant, tu ne voulais pas que Fulbert mette son nez dans le dossier de Linden. Aurais-tu changé d’avis ?

 

LISA

Je veux savoir ce qui est arrivé à mon mari autant que toi. Mais tu dois aussi comprendre que c’est difficile pour moi.

 

JACK

Bien sûr. Et c’est pour cette raison que j’ai demandé au Dr Fulbert de s’en aller.

 

LISA

Quoi ? Tu veux dire qu’il n’est plus à Peyton Place ?

 

JACK

Non, il est repartit chez lui. Tu avais raison, Lisa. Il était inutile de remuer le passé. Cela ne peut que nous faire souffrir davantage. 

 

Lisa regarde Jack en essayant de comprendre ce qu’il a derrière la tête. Jack s’approche d’elle et pose son bras sur son épaule tout en l’entraînant vers la sortie.

 

JACK

Le principal, en ce qui te concerne, est de te reposer. Rentre au manoir et fais-toi couler un bon bain. Cela te détendra.

 

Jack ouvre la porte et conduit Lisa dans le bureau de la secrétaire. Tous deux sont surpris de voir Betty dans la pièce.

 

JACK

Betty ? Je ne t’attendais pas.

 

LISA

(pour elle-même)

Cette journée est décidément pleine de surprises.

(d’une voix plus clair)

Comment allez-vous, Betty ?

 

BETTY

(ignorant Lisa)

Jack, je voudrais te parler de quelque chose. 

 

JACK

Prends rendez-vous avec ma secrétaire…

 

BETTY

C’est important. 

 

LISA

Excusez-moi… Un bain m’attend.

 

Lisa s’éclipse, laissant Jack face à Betty. La secrétaire ne s’occupe pas d’eux et tape une lettre à la machine.

 

Nous sommes maintenant dans le bureau de Jack.

 

JACK

Je n’ai pas beaucoup de temps à te consacrer.

 

BETTY

Ce ne sera pas long. C’est au sujet de ta mère.

 

JACK

(excédé)

Oh Betty ! Si tu as des problèmes avec Hannah, je te suggère de les régler avec elle.  Je ne vois pas pourquoi je devrais faire l’intermédiaire.

 

BETTY

Oui, sauf que cette fois, ça te concerne. Il s’agit de la façon qu’elle a de diriger la Fabrique.

 

JACK

Je ne vois pas en quoi ça te concerne.

 

BETTY

J’ai toutes les raisons de penser qu’Hannah ne respecte pas ses employés. Ils font des heures supplémentaires sans être payés. Elle les menace de licenciements s’ils ne font pas de rendements. Les conditions de travail des ouvriers sont déplorables…

 

JACK

Je suppose que tu as des preuves de ce que tu avances…

 

BETTY

Une des ouvrières est venue me voir.

 

JACK

Une seule ? Et ce qu’elle t’a dit fait figure de paroles d’évangile pour toi ? Tu n’as pas pensé à interroger d’autres ouvriers ? Il est possible que celle qui t’as dit ça à un grief personnel contre Hannah. Un peu comme toi.

 

BETTY

Jack, je te demande de diligenter une enquête sur les conditions de travail de tes employés et sur Hannah. 

 

JACK

Et de quel droit me demandes-tu cela ?

 

BETTY

Tu n’as donc pas écouté ce que je viens de te dire ?

 

JACK

J’ai entendu une femme emplie de haine et qui n’a de cesse de vouloir se venger. Une femme qui croit ce que la première personne vient lui dire.

 

BETTY

Tu veux dire que tu ne vas rien faire ?

 

JACK

Betty, depuis qu’Hannah est directrice de la Fabrique, le chiffre d’affaires ne s’est jamais aussi bien porté. Il augmente pratiquement chaque mois. Hannah est une bénédiction pour cette Fabrique.

 

BETTY

(elle secoue la tête)

Je n’arrive pas à croire ce que j’entends ! Je te savais plein de défauts, Jack. Mais je pensais que tu étais assez humain pour remettre les choses dans l’ordre. Ce sont tes ouvriers, ils sont sous ta responsabilité. Je viens te dire qu’ils sont traités comme du bétail et toi, tu vas laisser faire ? Ça ne te ressemble pas.

 

JACK

Avoue-le Betty. Tout ce que tu veux, c’est reprendre la direction de la Fabrique. C’est uniquement pour ça – pour ça et pour ta haine envers ma mère – que tu viens me raconter cette histoire à dormir debout. 

 

BETTY

Connaissant Hannah, toute cette histoire est la vérité.

 

JACK

Très bien. Je vais parler à Hannah. Mais je ne te promets rien d’autre. 

 


à suivre...

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Commenter cet article

Marie A 11/12/2012 21:58

Telle mère, tel fils ! Malheureusement ;-S

Mr. Peyton 12/12/2012 11:32



Eh oui, comme on dit : les chiens ne font pas des chats