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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 456 : La théorie du docteur Fulbert

EXT. JOUR / BATIMENT PEYTON PROFESSIONAL

 

Plan de situation

 

INT. JOUR / PEYTON PROFESSIONAL – BUREAU DE JACK PEYTON

 

Jack est assis à son bureau et consulte un dossier. Quelqu’un frappe à la porte.

 

JACK

Entrez !

 

La porte s’ouvre et Hannah Cord, toujours très droite, entre dans le bureau.

 

HANNAH

Jack, tu m’as demandé de venir. J’espère que c’est important parce que j’ai beaucoup de travail à la Fabrique.

 

JACK

Je suis venu t’inviter à déjeuner.

 

HANNAH

(hausse les épaules)

Là, je dois dire que tu me surprends. Et en quel honneur, je te prie ?

 

JACK

Je viens de recevoir le dernier bilan de la Fabrique. Le chiffre d’affaire a grimpé de 30 % depuis que tu diriges l’établissement. Je t’en félicite.

 

HANNAH

Eh bien, disons que le travail paye.

 

JACK

Quel est ton secret ?

 

HANNAH

Une poigne de fer, Jack. C’est ce qu’il y a de mieux pour faire du profit. Mais je ne t’apprends rien sur le sujet.

 

JACK

La poigne de fer, ça te connaît.

 

HANNAH

Je suis passée voir Steven à son bureau, mais sa secrétaire m’a dit qu’il n’était pas en ville.

 

JACK

Il est à Boston pour quelques jours. Un colloque d’avocats, je crois.

 

L’interphone bourdonne. Jack appuie sur un bouton.

 

JACK

Oui ?

 

SECRETAIRE (off)

Le docteur Fulbert est ici. Il voudrait vous voir.

 

Hannah se redresse, excitée par la nouvelle. Jack hausse les épaules, toujours le bouton appuyé.

 

JACK

Faites entrer.

 

Quelques secondes plus tard, le Dr Fulbert entre dans la pièce avec un dossier en main. Voyant Hannah, il s’arrête, hésitant.

 

FULBERT

Mr Peyton, je suis désolé. Je débarque sans doute à un mauvais moment.

 

JACK

Mais pas du tout, Dr. Vous vous souvenez de ma mère, Hannah Cord.

 

FULBERT

Mes hommages, Madame.

 

En guise de salut, Hannah penche la tête en avant.

 

JACK

Très bien, Dr. Qu’avez-vous découvert dans le dossier médical de Linden. Mais je manque à tous mes devoirs… Voulez-vous boire quelque chose ? Un petit apéritif ?

 

FULBERT

Non, merci. 

(il brandit le document)

J’ai étudié en détail le dossier de votre cousin.

 

JACK

Qu’en pensez-vous ?

 

FULBERT

Il n’est pas complet.

 

HANNAH

Que voulez-vous dire par là ?

 

FULBERT

Ne vous méprenez pas, Mme Cord. Rien ne cloche dans ce dossier. Cependant, il me semble que le Dr Elby aurait dû prescrire des tests plus approfondis au patient. 

 

JACK

Ce que j’aimerais savoir, c’est si la mort de Linden est due à sa maladie ou non.

 

FULBERT

D’après le dossier, je suis formel. Cela n’a aucun rapport. D’ailleurs, le médecin légiste à conclut à un arrêt cardiaque durant la nuit.

 

JACK

Ça vous paraît plausible ?

 

FULBERT

(il hausse les épaules)

Cela peut arriver à n’importe qui, surtout si cette personne avait un cœur fragile.

 

JACK

Est-ce que ça peut être dû à une absorption de trop forte dose médicamenteuse ?

 

FULBERT

Pas dans le cas de Linden, non. Il prenait des médicaments susceptibles de stimuler son cerveau, mais rien de dangereux. Je vous le redis, sa mort n’a rien à voir avec sa maladie, qui était surtout mentale.

 

HANNAH

Dr, pensez-vous vraiment que Linden est mort d’un arrêt cardiaque ?

 

FULBERT

Je ne veux pas aller contre mon collègue. S’il a conclu à cette hypothèse, c’est qu’elle doit  être vraie. Cependant…

 

JACK

Oui ?...

 

FULBERT

L’arrêt cardiaque est une hypothèse comme une autre. Ecoutez, je ne suis pas né de la dernière pluie. Si vous m’avez demandé d’étudier le dossier de Linden, c’est que vous doutez des conclusions de sa mort. Je peux juste vous dire qu’il est fort possible que votre cousin soit mort d’une mort naturelle… ou bien d’autre chose. Pour en être sûr, il faudrait procéder à une autopsie. 

 

JACK

Bien, merci beaucoup Dr Fulbert. Je ne saurais dire à quel point je vous suis reconnaissant de votre visite à Peyton Place et de votre aide précieuse. 

 

FULBERT

(serre la main)

Je retourne à Seattle. Si vous avez encore besoin de moi, vous avez mes coordonnées.

 

JACK

Merci.

 

Fulbert fait un signe de tête à Hannah, puis s’en va. 

 

HANNAH

Jack, il faut procéder à l’exhumation de Linden. 

 

JACK

Ne nous emballons pas. Il faut que la police ouvre une enquête et je ne suis pas sûr qu’elle le fasse avec le peu d’informations qu’ils possèdent.

 

HANNAH

Mais tu as entendu le Dr Fulbert. Tu sais tout comme moi lire entre les lignes. Je suis sûre que Linden a été tué, et je suis sûre que Lisa y est pour quelque chose. 

 

JACK

Pas moi. Je connais Lisa depuis plus longtemps que toi. Elle a de nombreux défauts. De très nombreux défaut, mais elle n’est pas une criminelle. 

 

HANNAH

Tu es aveugle, Jack. Si nous arrivons à prouver qu’elle a trempé dans le meurtre de son mari, elle n’héritera pas du Clarion et tu pourras le reprendre sans problème. 

 

JACK

Et si elle n’a rien à voir avec la mort de Linden ? Elle m’en voudra de l’avoir accusée et elle ne négociera pas le Clarion. Le risque est trop gros. Je veux récupérer le Clarion et je le ferais à n’importe quel prix.

 

HANNAH

Alors débrouille-toi pour faire exhumer le corps de Linden.

 

JACK

Tu n’as rien écouté de ce que je t’ai dit. Tu vois le problème avec toi, c’est que tu es trop impulsive. Tu agis trop rapidement. Laissons Linden reposer en paix. Une fois le Clarion entre mes mains, nous éclaircirons cette affaire.

 

EXT. JOUR / ALENTOUR DE LA MAISON DE PAULA DIXON

 

Plan de situation.

 

INT. JOUR / MAISON DE PAULA – APPARTEMENT DE BETTY – CUISINE

 

Betty, vêtue d’un tablier, prépare minutieusement un cake. Un livre de cuisine est ouvert sur le plan de travail. La façon dont elle verse les ingrédients dans le bol tout en regardant le livre de cuisine prouve qu’elle n’est pas une cuisinière émérite. La sonnette de la porte d’entrée retentit. Excédée de devoir être interrompue dans sa piètre tentative de cuisinière, Betty soupire, se nettoie les mains avec un chiffon et va ouvrir. Birgit et une autre femme sont à la porte. 

 

BETTY

(surprise)

Birgit ! 

 

BIRGIT

Bonjour, Mlle Anderson. Je ne vous dérange pas ?

 

BETTY

Bien sûr que non, entrez. 

 

Birgit et la femme suivent Betty à la cuisine.

 

BETTY

Comme vous le voyez, je m’essaye à la cuisine. J’ai peur que le résultat ne soit pas très concluant.

 

BIRGIT

Je suis vraiment désolée de venir vous déranger à une heure pareille et à l’improviste. 

 

BETTY

Ne soyez pas désolée, Birgit. Depuis notre dernière conversation, vous avez disparu de la circulation. Je me demandais où vous étiez passée.

 

BIRGIT

Je suis retournée dans ma famille quelques semaines. 

 

BETTY

Je suis contente que vous soyez revenue à Peyton Place.

 

BIRGIT

(montrant la femme qui l’accompagne du doigt)

Je ne crois pas que vous connaissiez mon amie, Nellie Cross.

 

Betty examine la femme. Âge moyen, de forte corpulence, une robe d’une propreté douteuse, les cheveux bruns longs et gras. Betty s’abstient cependant de tout commentaire.

 

BIRGIT

J’ai trouvé une des maisons qui bordent la route, à l’extérieur de la ville, juste à côté de la famille Cross.  Ce n’est pas le grand luxe, mais c’est mieux que rien. 

 

BETTY

Vous n’avez pas trouvé de travail ?

 

BIRGIT

Je travaille sur le port. C’est dur, mais c’est le seul emploi que j’ai trouvé. 

 

BETTY

Laissez-moi un peu de temps, et je vous trouverai quelque chose de mieux. Je me sens responsable de votre renvoi de la Fabrique.

 

BIRGIT

C’est justement au sujet de la Fabrique que je suis venue vous voir avec Nellie.

 

BETTY

(intriguée)

Je vous écoute.

 

BIRGIT

Nellie travaille en tant que manutentionnaire. Elle fait un travail difficile et très peu payé. Son mari Lucas s’était fait renvoyé l’année dernière.

 

BETTY

Oui, je me souviens de cette histoire.

 

BIRGIT

Mlle Anderson, Nellie m’a décrit les conditions de travail des ouvriers depuis l’arrivée de Mme Cord. Elles sont très mauvaises.

 

BETTY

Que voulez-vous dire ?

 

NELLIE

(qui parle pour la première fois)

Je ne voudrais pas vouloir me plaindre. Mon homme dit toujours qu’une femme n’a pas le droit de se plaindre parce qu’elle fera toujours un travail moins physique qu’un homme. Mais tout de même, Mlle, quand vous dirigiez la Fabrique, tout allait mieux. Aujourd’hui, nous n’avons plus le droit de parler, nous n’avons plus de local pour aller fumer. Le personnel a été réduit et on travaille comme des esclaves pour le même salaire. On nous exploite. Nous devons faire une production de 25 cartons par jour, sans quoi les cartons manquants sont prélevés sur notre salaire.

 

BETTY

25 Cartons ? Mais c’est de la folie !

 

BIRGIT

Cette Mme Cord est folle. 

 

NELLIE

Elle augmente son chiffre d’affaires en nous exploitant. Je travaille dix heures par jour, je dois encore m’occuper de mon gamin. Ma fille Selena m’aide un peu, mais elle est à l’école dans la journée. Je suis sur le point de craquer.

 

BETTY

Qu’attendez-vous de moi ?

 

BIRGIT

Vous étiez la Directrice de cet établissement. Vous connaissez bien Mr Jack. Essayez de lui parler. 

 

NELLIE

On aimerait beaucoup que vous repreniez votre place, Mlle Anderson.

 

BETTY

Jack et moi ne sommes pas en bons termes, il ne m’écoutera certainement pas.

 

BIRGIT

Ça vaut quand même le coup d’essayer, non ?

 

Plan de Betty, perplexe. 

 


à suivre...

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Commenter cet article

Marie A 10/12/2012 19:55

En avance sur son temps, Mme Cord ! De nos jours, c'est devenu la règle dans nos entreprises ! Germinal à côté, c'était des camps de vacances :-S

Mr. Peyton 10/12/2012 20:02



C'est une triste réalité