Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 433 : Le temps au temps

EXT. JOUR / MAISON DE PAULA

 

Il commence à faire froid. Le ciel est menaçant. Paula réajuste sa cape noire tout en franchissant le portail. Elle regarde la fenêtre du haut (l’appartement de Lisa) et s’aperçoit qu’elle est toujours ouverte. Le vent, maintenant puissant, fait battre les battants de la fenêtre. Paula sert les poings et pousse une exclamation de colère. Arrivée au porche, elle aperçoit Betty, un verre de limonade à la main. Derrière elle, une petite table avec un pichet de limonade et un verre vide. Paula se tourne vers elle.

 

PAULA

Je suppose qu’elle n’est pas encore rentrée.

 

BETTY

Elle ne devrait pas tarder. Le magasin général ferme en ce moment même.

 

PAULA

Parfait, parce que j’ai deux mots à lui dire.

 

BETTY

Tu veux une citronnade ?

 

PAULA

Non, merci. Comment s’est passée ta journée ?

 

BETTY

(hausse les épaules)

J’ai ressassé pas mal de choses. Je passe mon temps à réfléchir à la façon de contrer Jack dans son projet immobilier.

 

PAULA

A mon avis, tu devrais t’occuper autrement. N’as-tu pas pensé à trouver un job ?

 

BETTY

En fait, je pense beaucoup à mon poste de Directrice de la Fabrique. J’aimerais pouvoir le récupérer. 

 

PAULA

Et virer Hannah Cord par la même occasion.

 

BETTY

(sourit)

Une pierre… deux coups.

 

PAULA

Si tu veux un conseil, laisse tomber les Cord et les Peyton. Passe à autre chose. Ça te fera le plus grand bien.

 

Lisa arrive en marchant très vite et parvient rapidement au porche. 

 

LISA

Bonjour les filles ! Le temps vire au froid, à mon avis. 

(elle jette un regard sur la table)

Ah, de la citronnade. Parfait, j’ai une telle soif ! 

 

Sans rien demander, elle se sert un verre de citronnade et le boit.

 

PAULA

Lisa, il faut qu’on parle. 

 

LISA

Ça ne peut pas attendre ? Je suis vraiment fatiguée et j’ai encore des tas de choses à faire.

 

PAULA

Non, ça ne peut pas attendre. Ce matin, votre drap est tombé dans le jardin. 

 

LISA

Vous l’avez ramassé, j’espère ! 

 

PAULA

Lisa, je vous ai déjà dit plusieurs fois de fermer votre fenêtre avant de partir. 

 

LISA

Vous n’allez pas faire une jaunisse parce qu’un malheureux drap est tombé dans votre jardin !

 

PAULA

Il n’y a pas que ça. C’était votre semaine de corvée pour le nettoyage des escaliers communs, et vous ne les avez pas faits !

 

LISA

Je sais, Paula. Mais il se trouve qu’Eli Carson est un vrai bourreau de travail.

 

BETTY

J’ai beaucoup de mal à l’imaginer dans ce rôle.

 

LISA

Je fais ce que je peux. Mais lorsque je rentre, il faut que je m’occupe encore des jumeaux. Vous n’avez pas d’enfant, Paula. Vous ne savez pas ce que c’est.

 

PAULA

Lisa, je travaille deux fois plus que vous dans une journée. Je sais ce que c’est que de s’occuper d’une maison. Je pense que vous manquez de méthode et d’organisation. Si vous voulez qu’on s’entende toutes les deux, il va falloir y mettre du vôtre.

 

LISA

(peu convaincante elle veut terminer sur ce sujet)

D’accord.

(elle regarde Betty)

Betty, pourriez-vous aller chercher les enfants à l’école. Ils doivent sortir dans…

(elle regarde sa montre)

… cinq minutes.

 

BETTY

Je n’ai pas vraiment le temps. 

 

LISA

S’il vous plaît, Betty. Je ne vous demanderais pas cela, mais je veux aller voir le Dr Elby pour parler de Linden.

 

BETTY

(elle soupire)

Très bien. 

 

LISA

(elle sourit)

Entendu. Vous les emmènerez manger une crêpe au Cider Barrell, ils adorent ça.

 

Avant que Betty n’est pu protester, Lisa tourne les talons et s’en va.

 

PAULA

Lisa ?... Lisa ?....

 

Mais Lisa s’en va sans répondre.

 

PAULA

Et la fenêtre est toujours ouverte !

 

Au même moment, un coup de vent fait de nouveau cogner la fenêtre de Lisa. Paula sursaute.

 

INT. JOUR / PEYTON HILL – BUREAU DU DR ELBY

 

Elby est assis à son bureau. Il se lève. Lisa est devant lui.

 

ELBY

Mme Peyton. Je suis assez pressé. Qu’est-ce qui vous amène ?

 

LISA

Je ne vais pas être longue, docteur. J’aimerais savoir si Linden a fait des progrès ces derniers temps.

 

ELBY

(il soupire)

Nous avons déjà eu cette conversation. Je vous ai dit et je vous le redis : il faut laisser le temps au temps. 

 

LISA

Vous m’avez dit qu’un choc pourrait provoquer un déclic chez mon mari et qu’ainsi il sortirait de sa léthargie.

 

ELBY

C’est une hypothèse.

 

LISA

Alors, vous n’avez qu’à provoquer ce choc.

 

ELBY

(ne comprend pas)

Je vous demande pardon…

 

LISA

Provoquez un choc et il guérira.

 

ELBY

Mme Peyton, ce n’est pas si simple que ça.

 

LISA

J’ai lu quelques livres à ce sujet et…

 

ELBY

Mme Peyton, il ne faut pas toujours croire ce qui est écrit dans les livres. 

 

LISA

J’ai lu le livre d’un spécialiste, le Dr Fulbert, vous connaissez ?

 

ELBY

De nom seulement.

 

LISA

J’ai fait des recherches à la bibliothèque sur ce médecin. Il a remporté de nombreux prix pour ses découvertes sur le cerveau humain. Il met en évidence différents processus pour la guérison…

 

ELBY

Mme Peyton, je vous arrête tout de suite. Le Dr Fulbert est un génie, je l’admets. Mais vous ignorez que tout ce qui touche au cerveau est très complexe. Ce qui convient à un patient ne conviendra pas à un autre. C’est un sujet délicat.

 

LISA

Mais comment pouvez-vous savoir si vous n’essayez pas. Vous ne faites rien sur mon mari pour essayer d’améliorer son état. Vous ne faites que parler du… temps. Moi je n’ai plus le temps. Je veux récupérer mon mari, vous entendez ! 

 

ELBY

Je comprends, Mme Peyton. Je comprends parfaitement.

 

LISA

Docteur Elby, j’ai des problèmes financiers en ce moment. Je ne peux pas toucher au compte en banque de Linden. Il est bloqué. Je suis obligé d’être serveuse au magasin général et je ne sais pas si je vais pouvoir tenir longtemps. J’ai un loyer à payer. Je suis à bout.

 

ELBY

Je comprends votre situation. 

 

LISA

Mais vous ne faites rien.

 

ELBY

Nous lui administrons des médicaments qui sont sensés stimuler l’activité cérébrale. Seul le temps…

 

LISA

(en colère, elle hausse le ton)

Vous m’exaspérez avec ça ! Si je vous entends encore une fois prononcer ce mot, je ne réponds plus de moi.

 

ELBY

Vous feriez mieux de vous calmer, Madame. Ce n’est pas en vous comportant ainsi que vous allez arranger les choses. 

 

LISA

C’est à vous d’arranger les choses, docteur. Pas à moi.

 

Lisa tourne les talons et quitte le bureau. Seul dans la pièce, le Dr Elby soupire.

 


à suivre...

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Marie A 07/11/2012 21:35

Décidément, il y a certaines personnes à qui on offre le bout de l'ongle, et qui vous ramasse le bras entier avec l'omoplate et la clavicule =D
Et les deux autres qui se laissent tordre...

Mr. Peyton 08/11/2012 11:47



Vraiment, cette Lisa, elle exagère