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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 429 : Juste quelqu'un de bien

INT. JOUR / COLLEGE LINCOLN – COULOIR

 

Son : la sonnette de fin de cours

Une foule d’étudiants sort des salles de classe dans un joyeux brouhaha. Seul James ne semble pas partager la joie des élèves à la fin des cours. Il marche lentement, son sac sur l’épaule, tout en regardant par terre. Il se fait bousculer par plusieurs élèves qui courent pour sortir les premiers. James lève la tête et aperçoit Gilles Charpentier devant lui.

 

GILLES

Je voudrais vous parler.

 

INT. JOUR / COLLEGE LINCOLN – CAFETERIA

 

James et Gilles sont assis l’un en face de l’autre, un café devant eux.

 

JAMES

Ce n’est pas à moi de vous le dire, Mr Charpentier.

 

GILLES

(essayant de masquer son agacement)

Allons, James. Vous êtes son compagnon de chambre, vous devez en savoir plus sur lui que n’importe qui.

 

JAMES

Je suis nouveau ici. Je ne connais Aurélien que depuis quelques semaines. 

 

GILLES

Si mon fils en est arrivé à une telle extrémité, c’est qu’il y a une raison, et je veux savoir laquelle.

 

JAMES

Pourquoi ne pas le lui demander en personne ? Je n’aime pas jouer les intermédiaires. 

 

GILLES

Aurélien et moi n’avons jamais réussi à parler. 

 

JAMES

Ne pensez-vous pas qu’il serait tant de le faire ? C’est l’occasion idéale, Mr Charpentier.

 

GILLES

Vous ne connaissez pas mon fils. Il ne m’écoutera pas.

 

JAMES

Vous partez déjà battu. Si Aurélien ne vous écoute pas, c’est parce que vous n’avez jusqu’à présent pas réussit à lui dire ce qu’il voulait entendre. Faites un effort, Mr Charpentier. Apprenez à connaître votre fils et tout ira bien.

 

GILLES

(hésitant)

Ce n’est pas… à cause de moi qu’il a…

 

JAMES

C’est ça qui vous fait peur ? C’est ce que vous voulez savoir ? Cela vous arrangerait de ne plus vous sentir coupable. 

 

GILLES

Je vous trouve bien insolent, jeune homme.

 

JAMES

C’est vous qui avez voulu me parler, Monsieur. Alors écoutez-moi. Vous avez des responsabilités envers votre fils, ne les fuyez pas. Vous avez fait un grand pas en avant en venant le voir ici. Je suis sûr que quelque part au fond de lui, il apprécie ce geste. Mais il ne se contentera pas de cela. Il a besoin de plus. Vous devez encore progresser, faire quelques pas en avant pour qu’il puisse avoir confiance en vous et vous parler de ce qui le ronge. 

 

GILLES

Et bien soit ! Je vais essayer de suivre vos conseils, James. Vous êtes quelqu’un de bien. Direct dans vos discours, et j’apprécie, croyez-le. Aurélien a de la chance d’avoir un ami comme vous.

 

JAMES

Je souhaite aussi qu’il ait de la chance d’avoir un père sur lequel il peut compter. 

 

Gilles se lève, en même temps que James, et lui serre la main. 

 

GILLES

Merci, James.

 

Tony McAllister entre dans la pièce au moment où Gilles serre la main de James. Gilles s’en va et McAllister s’approche de James.

 

TONY

C’est qui ce type ?

 

JAMES

Qu’est-ce que ça peut te faire ?

 

Sans attendre la réponse de McAllister, James s’en va.

 

INT. JOUR / PEYTON HILL – CHAMBRE DE LINDEN

 

Linden est toujours dans son fauteuil, en train de regarder par la fenêtre, l’air hagard. Lisa est à ses côtés et tente de lui parler.

 

LISA

Les enfants sont enfin avec moi. J’ai loué la maison de la vieille Mme Hewitt, tu sais. Jack n’a plus d’emprise sur eux, qu’est-ce que tu dis de cela ?...

(elle le regarde avec insistance)

Pas grand-chose, apparemment…

 

INT. JOUR / PEYTON HILL – BUREAU DU DR ELBY

 

Lisa est avec le médecin. 

 

ELBY

Je viens de recevoir les tests pratiqués sur votre mari. Ils sont négatifs. 

 

LISA

Pourtant, il a bougé. Il m’a agrippé le bras, docteur. Ça veut dire qu’il m’a entendu. 

 

DR ELBY

Je vous l’assure, Mme Peyton. Ses réflexes étaient uniquement d’ordre neurologique. 

 

LISA

Ce qui veut dire ?

 

DR ELBY

Ce sont les nerfs qui ont commandé son geste, pas son cerveau. 

 

LISA

Pourtant, il m’a agrippé le bras au moment où je parlais de Jack ! Au moment où il aurait dû réagir. Ça doit vouloir dire qu’il a entendu mes paroles… qu’il m’a comprise, non ?

 

ELBY

(il secoue la tête)

Son EAG est sans appel, Mme Peyton. 

 

LISA

Est-ce que cela veut dire que son cerveau ne fonctionne plus ?

 

ELBY

Pas vraiment.

 

LISA

(commence à s’énerver)

S’il vous plaît docteur, pouvez-vous me répondre clairement ?

 

ELBY

Linden est en état de choc. Il a subit un grave traumatisme, ce qui fait qu’il a perdu tout sens des réalités. Son cerveau n’a pas imprimé le traumatisme subit. C’est la raison de son état. Tant que Linden n’acceptera pas ce qui s’est passé pour qu’il soit dans cet état, il restera à l’état végétatif. 

 

LISA

Dr Elby, vous m’avez dit pourtant que tout irait bien, que vous allez faire en sorte de me sortir de ce cauchemar. 

 

ELBY

Et je peux encore le faire, Mme Peyton. Faites-moi confiance, et soyez patiente, d’accord ?

 

LISA

Je commence à perdre patience. Je voudrais que ce cauchemar soit derrière moi. Et le plus vite possible. 

 

 

EXT. JOUR / PEYTON PROFESSIONNAL

 

Plan de situation du bâtiment.

INT. JOUR / BUREAU DE JACK PEYTON

 

Jack travaille à son bureau lorsque l’interphone bourdonne.

 

JACK

Oui ?

 

SECRETAIRE

Paula Dixon voudrait vous voir.

 

JACK

Je n’ai pas le temps.

 

SECRETAIRE

Elle dit que c’est important.

 

JACK

Quoique puisse avoir à me dire Paula, ce ne sera jamais aussi important que le dossier que je dois terminer. Donnez-lui un rend…

 

Jack est interrompu par la porte qui s’ouvre brutalement. Paula surgit. La secrétaire de Jack arrive par la suite.

 

PAULA

Croyez-moi, Mr Peyton, ce que j’ai à vous dire est de la plus haute importance.

 

SECRETAIRE

Je suis désolé, Mr…

 

JACK

(D’un geste impatient)

C’est bon, laissez-nous.

 

La secrétaire ne demande pas son reste et ferme la porte en sortant.

 

JACK

Mlle Dixon, je n’ai pas menti. J’ai énormément de travail.

 

PAULA

Je ne serai pas longue, Mr Peyton. En fait, je viens pour alléger votre travail. 

 

JACK

J’ai peur de ne pas comprendre.

 

PAULA

Il vous sera inutile d’aller voir Mme Hewitt pour l’achat de la maison.

 

JACK

Et pour quelle raison ? Vous l’avez persuadée de ne pas la vendre ?

 

PAULA

Si. Mais en fait, elle est déjà vendue.

 

JACK

(blêmit)

Qu’est-ce que vous racontez ! 

 

PAULA

(sourit)

Vous avez devant vous la nouvelle propriétaire de la maison.

 

JACK

(un rictus)

C’est une blague ? Comment une simple infirmière peut-elle se payer le luxe de s’acheter une telle maison ! 

 

PAULA

Comme quoi : il ne faut jamais sous-estimer les infirmières. 

 

Elle fait mine de partir, puis se retourne. 

 

PAULA

Ah, au fait, j’organise une pendaison de crémaillère vendredi. Puis-je compter sur votre présence ?

 

JACK

(en colère, essaie de se contrôler)

Sortez d’ici !

 

Paula sort de la pièce et ferme la porte. De rage, Jack prend un dossier sur son bureau et le jette en direction de la porte.

 

JACK

(pour lui-même)

Garce ! 

 

 

INT. DEBUT DE SOIREE / HOPITAL AMERICAIN – LAUSANNE

 

Aurélien est toujours couché dans son lit, mais il semble aller mieux. Il a la tête reposée sur l’oreiller. James est assis à côté de lui.

 

AURELIEN

Est-ce à toi que je dois la visite de mon père ?

 

JAMES

Il s’inquiète pour toi.

 

AURELIEN

Peut-être, mais ne trouves-tu pas dommage qu’un père s’inquiète pour son fils uniquement lorsque celui-ci a pris la décision de s’ôter la vie ?

 

JAMES

Ton père n’est peut-être pas un exemple, mais je sais qu’il t’aime.

 

AURELIEN

Il te l’a dit ?

 

JAMES

Je le sais, c’est tout. 

 

AURELIEN

Tu ne m’as jamais parlé de ton père. Qu’est-ce qu’il fait ?

 

JAMES

Il est dans une clinique.

 

AURELIEN

Malade ?

 

JAMES

Non. Pas vraiment. Disons que mon père a perdu la raison. Il s’est coupé du monde réel, et j’ignore pourquoi.

 

AURELIEN

Tu n’as pas une idée ?

 

JAMES

Je suppose que ma mère y est pour quelque chose. Mais je préfère ne pas en parler pour l’instant. L’important, c’est que tu te rétablisses.

 

AURELIEN

Dis donc, il n’y a pas une fête au collège ce soir ? Qu’est-ce que tu attends. Tu vas être en retard.

 

JAMES

Je ne veux pas te laisser seul…

 

AURELIEN

Ne dis pas de bêtises. File te changer. Le smoking est obligatoire pour les fêtes au collège. Au fait, tu m’avais dit avoir des vues sur une fille. Est-ce que tu l’as invitée ?

 

JAMES

Non, je pensais rester ici ce soir. 

 

AURELIEN

Je n’ai pas besoin qu’on me tienne la main. Vas donc inviter cette jeune fille. 

 

JAMES

Je ne sais pas si Rox va accepter, tu sais.

 

AURELIEN

(se redresse)

Rox ? Roxanne Brandt ? C’est elle la fille avec qui tu veux sortir ?!

 

JAMES

Tu l’as connais ?

 

AURELIEN

Oublie ça, James.

 

JAMES

Quoi ?

 

AURELIEN

Si tu cherches à sortir avec Roxanne Brandt, tu risques d’avoir de gros ennuis. Tu ferais mieux de l’oublier tout de suite.

 


à suivre...

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Marie A 01/11/2012 10:27

Et ben voyons bien sûr, ça aurait été trop sympa pour James qu'il tombe sur une fille sans problème, qui aurait pu lui rendre la vie un peu moins pénible ! ;'(

Mr. Peyton 02/11/2012 19:53



Eh bien oui, certaines personnes ont un drôle de karma, que veux-tu. Et c'est vrai qu'à Peyton Place, question karma...