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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 426 : Les poignets bandés

INT. JOUR / HÔPITAL AMERICAIN DE LAUSANNE -COULOIR

 

James et Roxanne sont devant la porte de la chambre d’Aurélien.

 

ROXANNE

Tu veux que j’entre avec toi ?

 

JAMES

Non, non… Ça ira. En tout cas, je te remercie d’être venu avec moi. 

 

ROXANNE

Bonne chance.

 

James lui sourit, prend une profonde inspiration et entre dans la chambre d’Aurélien.

 

INT. JOUR / HÔPITAL AMERICAIN DE LAUSANNE – CHAMBRE AURELIEN

 

Aurélien est couché sur le dos. Ses deux poignets sont bandés. James remarque le teint livide du jeune homme. Il s’avance vers lui. Aurélien se tourne vers James.

 

AURELIEN

Tiens, c’est toi, Massachussetts ? 

 

JAMES

(essayant maladroitement de plaisanter)

Tu ferais vraiment n’importe quoi pour te faire remarquer, mec. Je sais que la trigonométrie, c’est pas passionnant, mais il y a d’autres moyens de sécher les cours.

 

AURELIEN

Ne me fais pas rire, ça me donne mal au ventre. 

 

JAMES

On m’a dit que tu seras rétablie pour la fête de l’école. 

 

AURELIEN

Tu parles, j’ai dû voir au moins trois psys en l’espace de cette journée. Tout le monde veut savoir pourquoi. Tu ne veux pas savoir pourquoi, toi ?

 

JAMES

(hausse les épaules)

C’est à toi de voir si tu veux m’en parler. Je sais très bien écouter, tu sais. Mais si tu ne veux pas en parler, on parle d’autre chose. 

 

AURELIEN

Les Bulls de Chicago ont encore gagné leur match hier. J’ai entendu ça à la radio tout à l’heure. 

 

JAMES

Tu m’étonnes ! Ils sont premiers au classement et ils n’ont pas envie de laisser leur place. 

 

AURELIEN

Il parait que c’est toi qui m’as découvert dans la salle de bains. C’est toi qui as appelé l’ambulance. Je regrette, James. Je t’ai mis dans une drôle de situation.

 

JAMES

C’est plutôt toi qui t’es mis dans une drôle de situation. Tu m’as flanqué la plus belle frousse de ma vie. Ne recommence jamais ça, d’accord ?

 

AURELIEN

Je ne suis pas prêt à le refaire, si c’est ça qui t’ennuie. 

 

JAMES

J’aimerais juste savoir une chose. Est-ce que ça a un rapport avec MacAllister ?

 

AURELIEN

Quelle importance ! 

 

JAMES

C’est important, au contraire. Parce que si c’est MacAllister qui est à l’origine de ton geste, c’est très grave. 

 

GILLES

Qu’est-ce qui est très grave ?

 

James se retourne vers Gilles, qui est sur le pas de la porte. Il entre. 

 

GILLES

Salut fiston.

 

AURELIEN

Papa ? Tu n’étais pas obligé de te déplacer. 

 

GILLES

Qu’est-ce que tu crois ? Que tu es un dossier que je peux gérer par téléphone ? 

 

AURELIEN

Papa, c’est James Peyton. Mon compagnon de chambre.

 

GILLES

On se connaît. On s’est vu tout à l’heure. 

(à Aurélien)

Comment vas-tu ?

 

AURELIEN

Comme tu le vois, je suis en vie. Pas de chances, hein ?

 

JAMES

(gêné par la tournure de la conversation)

Je ferais mieux de vous laisser. J’ai encore un cours ce soir. 

(à Aurélien)

Je reviens demain. 

(salue froidement Gilles)

Mr Charpentier. 

 

Gilles fait un signe de la tête. James s’en va.

 

GILLES

Charmant, ce garçon. J’ai prévenu ta mère. Elle m’a dit qu’elle allait te téléphoner pour savoir comment tu allais. Je ne crois pas qu’elle puisse venir.

 

AURELIEN

Je sais. Son cabinet de Chicago ne peut pas se passer d’elle, je suppose.

 

GILLES

En tout cas, je suis là.

 

AURELIEN

(ironique)

Comme d’habitude, c’est un concours entre toi et maman. « Moi je suis venu au chevet de mon fils, c’est donc moi qui suis le meilleur parent, c’est donc moi qui ai gagné. »

 

GILLES

Si c’est comme ça que tu vois les choses.

 

AURELIEN

Ce que je vois, c’est un père qui regarde son fils les deux poignets bandés et qui ne cherche même pas à comprendre ce qui lui est arrivé, ni pourquoi il en est arrivé là. 

 

GILLES

Crois-le ou non, je me fais énormément de souci pour toi.

 

AURELIEN

Papa, je suis un peu fatigué. Est-ce qu’on ne pourrait pas reprendre cette conversation plus tard ?

 

GILLES

Bien sûr. J’ai pris une chambre à l’hôtel en face…

 

AURELIEN

(surpris)

Tu comptes donc rester ?

 

GILLES

Je resterai à Lausanne le temps qu’il faut pour comprendre pourquoi tu as fait ça. A plus tard.

 

Gilles quitte la chambre, laissant Aurélien avec un sentiment de malaise.

 


à suivre...

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Marie A 30/10/2012 21:54

Ah, c'est pas facile d'être parent d'ados... surtout quand on a une carrière *prenante* à gérer en même temps :-))

Mr. Peyton 31/10/2012 11:11



Oh si, c'est facile : on les envoie en pension