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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 424 : Immuable Shakespeare

EXT. JOUR / COLLEGE « LINCOLN » - LAUSANNE

 

Plan de situation.

INT. JOUR / COLLEGE « LINCOLN » - CAFETERIA

 

La pièce est bondée de monde. Il y règne un joyeux brouhaha. Roxanne Brandt entre et parcourt la pièce du regard. Elle aperçoit alors James Peyton assis, seul, à une table, un café devant lui. Il a la tête baissée sur sa tasse. Elle le rejoint et s’assoit en face de lui en souriant. 

 

ROXANNE

Le café n’est pas bon lorsqu’on en abuse, tu sais !

 

JAMES

(hausse les épaules)

Ce n’est que mon troisième.

 

ROXANNE

Tu penses que ça t’aide à tenir le coup ? Moi je pense plutôt que ça t’achève. Comment va Charpie ?

 

JAMES

Il s’appelle Aurélien, Rox. Pourquoi personne ne l’appelle par son prénom ?

 

ROXANNE

Excuse-moi. Comment va Aurélien ?

 

JAMES

Son état est stable. Il est sorti du coma. 

 

ROXANNE

Il est hors de danger ?

 

JAMES

C’est ce que disent les médecins, en tout cas.

 

ROXANNE

Est-ce qu’il a dit quelque chose ? Est-ce qu’il a dit pourquoi il a… fait ça ?

 

JAMES

Pour savoir ça, il faudrait que j’aille le voir.

 

ROXANNE

Tu n’y es pas allé ?

 

JAMES

(secoue la tête)

Pas depuis qu’il est sorti du coma. Je crois… en fait, j’ai peur, Rox. Peur de ne pas savoir quoi lui dire, tu comprends ? 

 

ROXANNE

Aurélien est ton ami, James. Tu dois aller le voir. Il faut qu’il explique son geste. C’est important pour lui. Ecoute, si jamais tu ne veux pas y aller seul, je pourrai t’accompagner. 

 

JAMES

Tu dis qu’il est mon ami, mais je ne sais rien sur lui.

 

ROXANNE

Je ne sais pas grand-chose sur lui non plus, mais je sais que c’est un garçon bien. J’en suis persuadée. Et je sais aussi qu’il a besoin d’aide, maintenant plus que jamais. Alors ? Ce soir après les cours ?

 

JAMES

D’accord. 

 

INT. JOUR / COLLEGE « LINCOLN » - CHAMBRE DE JAMES

 

Son sac de classe sous le bras, James pénètre dans sa chambre. Soudain, il se fige lorsqu’il aperçoit un homme d’âge mur près du bureau d’Aurélien. L’homme, plutôt séduisant, a un livre dans la main. Il lève les yeux vers James et referme le bouquin.

 

L’HOMME

Immuable Shakespeare. C’est ce qu’on étudiait de notre temps. C’est ce que vous étudiez maintenant et c’est probablement ce qu’on étudiera dans cent ans. On croit que le monde change. Certes, il évolue, se modernise, s’individualise. Mais tant que Shakespeare est étudié dans les cours, cela prouve que le monde ne change pas tant que ça. Et ça a un côté plutôt rassurant, vous ne trouvez pas ?

(il s’approche de James et lui tend la main)

Gilles Charpentier. Je suis le père d’Aurélien. J’ai appris ce qui lui est arrivé. C’est pour cela que je suis ici. Comment va-t-il ?

 

JAMES

Vous n’êtes pas encore allé le voir ? L’hôpital est à moins d’un kilomètre d’ici.

 

GILLES

Je voulais d’abord prendre de ses nouvelles. 

 

JAMES

Mr Charpentier. Il est un peu tard pour cela. Ca fait cinq jours qu’il a tenté de se suicider. 

 

GILLES

J’avais du travail. 

 

JAMES

Bien sûr, j’oubliais que la plupart des élèves de ce collège sont là parce que leurs parents ont du travail. 

 

GILLES

Dites donc, jeune homme. De quel droit me jugez-vous ? Je n’ai pas cessé de téléphoner aux médecins plusieurs fois par jour pour avoir des nouvelles de mon fils. Il ne se passe pas une minute sans que je ne pense à lui.

 

JAMES

Mais vous vous déplacez seulement maintenant. Si vous voulez de ses nouvelles, allez donc le voir, Mr Charpentier. 

 

EXT. JOUR / VILLE DE HOUSTON – TEXAS

 

Plan de situation. La caméra offre un panoramique aérien de la ville. Le nom « Houston – Texas » apparaît à l’écran. Fondu enchaîné sur un gratte-ciel moderne. Devant le gratte-ciel, une plaque indiquant qu’il s’agit du siège administratif des Raffineries Bullock.

INT. JOUR / SIEGE DES RAFFINERIES BULLOCK – SALLE DE REUNION

 

Autour d’une grande table ovale sont assis Paula Dixon et Steven Cord. En face d’eux : George Edelman (président du Conseil d’Administration) et l’avocat de la Société. La discussion est déjà bien entamée.

 

STEVEN

Vous pouvez dire ce que vous voulez, mais ma cliente a hérité de ces raffineries d’une manière on ne peut plus légal. Partant de cela…

 

EDELMAN

(l’interrompant)

Partant de cela, elle n’a aucune expérience dans ce domaine. De plus, elle ne compte même pas venir vivre à Houston. Elle sera obligée de parcourir le pays au moins une fois par mois lors des réunions directoriales. Et je ne parle pas des réunions exceptionnelles. 

 

STEVEN

Ma cliente sera tout à fait capable de gérer son emploi du temps pour être présente.

 

EDELMAN

Mme Dixon, je ne comprends pas votre acharnement à vouloir posséder ces raffineries.

 

PAULA

Tout simplement parce que les Bullock me les ont cédés. 

 

EDELMAN

Savez-vous ce qu’est la pétrochimie. Savez-vous comment on extrait le pétrole ? Comment on le raffine ? Pourquoi on le raffine ? Non, bien sûr. Vous êtes infirmière, Mme Dixon. Vous pourrez juste soigner les blessés en cas d’explosion d’un puits de pétrole.

 

STEVEN

Je ne vous permets pas de mettre en doute les compétences de ma cliente. 

 

EDELMAN

(se lève, en colère)

J’en ai assez. Toute cette discussion ne mène à rien.

 

AVOCAT d’EDELMAN

George, asseyez-vous ! Je pense que l’on peut trouver un accord. 

 

STEVEN

Je vous écoute.

 

AVOCAT d’EDELMAN

50.000 dollars et Mme Dixon renonce à l’héritage.

 

STEVEN

Maître, non seulement vous insultez ma cliente, mais vous insultez en plus la mémoire des Bullock.

 

AVOCAT d’EDELMAN

Laissez-moi vous dire une chose, Mr Cord. Si nous allons devant un tribunal, vous et votre cliente n’avez aucune chance. Son manque d’expérience et le fait qu’elle n’est pas une parente ni même une proche des Bullock ne joueront pas en sa faveur. Nous pouvons aller jusqu’à 100.000 dollars. Pas plus.

 

STEVEN

(il se lève calmement)

On se retrouve au tribunal. Messieurs, bonne journée. 

 

Il s’en va. Paula le suit.

 

INT. JOUR / RAFFINERIES BULLOCK – ASCENSEUR

 

Paula et Steven sont seuls dans l’ascenseur. 

 

PAULA

100.000 dollars ! C’est une sacrée somme. Vous êtes sûr qu’on n’aurait pas mieux fait d’accepter ?

 

STEVEN

Paula, cette entreprise brasse une somme d’argent considérable. Elle gagne le double de ce qui vous a été proposé rien qu’en une journée. Faites-moi confiance. Nous sommes sur la bonne voie.

 


à suivre...

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Marie A 25/10/2012 21:51

Même pour l'époque, proposer 50'000$ pour renoncer à un héritage de plusieurs millions... Ils ne manquent pas d'air, ces *gros* du conseil d'administration ;-)

Mr. Peyton 26/10/2012 15:16



Heureusement, Paula a un bon conseiller