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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 407 : Reproches réciproques

EXT. JOUR / LA VILLE DE PEYTON PLACE

 

La caméra nous offre un plan panoramique de la ville de Peyton Place. Nous voyons, au centre, le square, ainsi que tout ce qui gravite autour (Peyton Professional, drugstore, la caserne des pompiers…)

son :une  musique douce et mélancolique

 

ELI CARSON (narration)

La petite ville de Peyton Place est paisible en apparence. Si charmante soit-elle en surface, elle n’en demeure pas moins le théâtre de relations houleuses entre ses habitants. Et si vous interrogez les gens d’ici, ils vous répondront sans hésiter que la relation la plus explosive qu’ils connaissent est sans aucun doute celle qui existe entre Betty Anderson et Hannah Cord. Il est de notoriété publique que ces deux femmes se détestent depuis le jour où elles se sont rencontrées. Il y a quelques mois, ils ont été témoins d’un règlement de compte pour le moins déchaîné. Un règlement de compte qui s’est soldé par un match nul et par le départ d’Hannah.

 

La caméra, toujours en panoramique, avance et dépasse le centre-ville pour offrir un plan de la Fabrique de textile Peyton, grand bâtiment situé en dehors de la ville.

 

ELI CARSON (narration)

Aujourd’hui, Hannah est de retour pour prendre la place de Betty à la Fabrique. Un coup dur pour Betty, mais aussi la promesse d’une prochaine bagarre mémorable entre les deux femmes.

 

INT. JOUR / FABRIQUE PEYTON, BUREAU DIRECTORIAL

 

Trois personnes sont dans le bureau : Hannah Cord, le regard froid, qui observe Betty Anderson, en face d’elle. Jack Peyton est juste à côté de Betty. Celle-ci se tourne vers le bureau et saisit le téléphone.

 

JACK

Qu’est-ce que tu fais ?

 

BETTY

J’appelle la police !

 

Jack avance vers elle et, du bout de l’index, appuie sur la touche permettant de mettre fin à la conversation. 

 

JACK

Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

 

BETTY

Jack, cette femme m’a fait injustement accusée de tentative de meurtre. A cause d’elle, j’ai passé plusieurs jours en cellule. Elle a menti à la justice pour m’accuser. (Elle se tourne vers Hannah) Vous étiez prévenue, Hannah. Vous avez eu le toupet de revenir à Peyton Place. Vous allez le regretter. 

 

HANNAH 

(Regard froid et ton posé)

Jack, peux-tu nous laisser seules, s’il te plaît.

 

JACK

Je vous préviens, je tiens aux meubles. Pas de casse.

 

Jack sort du bureau et se retrouve dans celui de la secrétaire de direction, Blanche Deveaux. Il hausse les sourcils.

 

JACK

Ça va chauffer !

 

Hannah et Betty sont désormais seules dans le grand bureau directorial.

 

BETTY

Vous pensez vraiment vous en tirer à aussi bon compte ?!

 

HANNAH

Il va falloir vous faire une raison, très chère. Jack ne veut plus de vous. (Elle ricane méchamment). Jack, Steven, Rodney… on dirait que vous faites fuir les hommes. Remarquez, je les comprends.

 

BETTY

Vous n’aurez pas ce poste.

 

HANNAH

Il est déjà à moi.

 

BETTY

Pas si j’appelle la police. Je peux vous faire boucler pour faux témoignage. Vous avez menti à la police en m’accusant de vous avoir poussé intentionnellement des escaliers.

 

HANNAH

Je ne ferais pas ça à votre place.

 

BETTY

Rien ne va m’en empêcher.

 

HANNAH

Détrompez-vous, très chère. C’est vous qui risquez d’avoir des ennuis à force de jouer avec le feu.

 

BETTY

Vous divaguez, comme toujours.

 

Hannah s’avance vers le bureau. Elle saisit une feuille de papier se trouvant à l’extrémité droit du meuble.

 

HANNAH

Vous souvenez-vous d’un certain Parish.

 

BETTY 

(Blêmit) 

C’est une histoire ancienne.

 

HANNAH

Le Dr Parish, de la clinique de Boston. Il m’a signé un document attestant que vous lui avez donné une somme d’argent très conséquente afin de me garder contre mon gré dans cette clinique.

 

BETTY

Vous étiez aveugle, c’était pour votre bien.

 

HANNAH

Taisez-vous donc ! C’était pour m’empêcher de voir mon fils.

 

BETTY

Steven n’est pas votre fils. Votre fils, c’est Jack et il tient sa méchanceté de sa mère.

 

HANNAH

Toujours est-il que ce document que j’ai dans les mains prouve bien qu’il y a eu séquestration dans cette clinique. Et pour la justice, ça va chercher plus loin qu’un simple mensonge à la police. 

 

BETTY

Vous bluffez, vous n’oserez jamais utiliser ce papier. Il ne vaut rien.

 

HANNAH

Vous voulez parier ?

 (une pause)…

Si jamais vous appelez la police, je leur remets ce document. Est-ce bien clair dans votre esprit de malade ?

 

BETTY

Vous n’êtes qu’une vieille folle !

 

HANNAH

Vous n’êtes qu’une mauvaise joueuse. Vous avez perdu, Betty. A votre place, je quitterai Peyton Place définitivement et je retournerai dans les jupes de ma mère.

 

BETTY 

(Menace Hannah avec son index)

Vous ne vous en tirerez pas comme ça, je vous le promets.

 

Hannah part de ce rire sec et froid qui la caractérise bien. Betty sort du bureau en claquant la porte. Dans le bureau de Blanche, Jack n’est plus ici. Betty se tourne vers Blanche.

 

BETTY

Je vous souhaite bien du courage, Blanche. Si vous pensez que j’étais une mauvaise patronne, vous n’avez rien vu. Votre nouvelle patronne est trois fois pire que moi !

 

EXT. JOUR / FABRIQUE PEYTON

 

Betty sort de la Fabrique. Elle s’appuie contre la porte et respire profondément afin de se calmer.

 

INT. JOUR / FABRIQUE – BUREAU DE HANNAH

 

Hannah pose un regard froid sur son fils Jack.

 

HANNAH

Tu as obtenu ta vengeance.

 

JACK

Toi aussi.

 

HANNAH

Tu dois vraiment la haïr pour lui avoir fait une chose pareille. La remplacer par sa pire ennemie.

 

JACK

Je te dispense de tes commentaires. 

 

HANNAH

Le fait de me rappeler à Peyton Place et de m’offrir cette place a dû beaucoup te coûter. Après tout, tu me détestes autant qu’elle.

 

JACK

Tu fais erreur, mère. Je ne te déteste pas. Te détester signifierait avoir de la considération pour toi. Or je n’en ai aucune. Tu ne m’inspires rien d’autre que de l’indifférence. La même indifférence que tu as eue à mon égard lorsque tu m’as abandonné après ma naissance à ce vieux fou de Bruce.

 

HANNAH

Au moins tu es honnête. Je ne peux pas te le reprocher. Mais sache une chose, Bruce était un vieux fou, mais Martin, ton vrai père, était deux fois pire.

 

JACK

Tu cela n’a plus d’importance, maintenant. Contente-toi de faire ton boulot, et fais le bien, c’est tout ce que je te demande.

 


A suivre...

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Marie A 02/10/2012 10:34

*Je te tiens, tu me tiens*...
Ah ce Jack, il a trop d'humour... *Je tiens aux meubles* ;-D))

Mr. Peyton 02/10/2012 10:58



Espérons qu'il ne perdra ni son humour, ni ses meubles