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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 405 : Roxanne

INT. JOUR / COLLEGE « LINCOLN », LAUSANNE

 

James est dans le couloir du collège. Plusieurs groupes d’élèves discutent entre eux. Un groupe de quatre filles regardent James en riant, apparemment sous le charme du jeune homme. James, de son côté, a d’autres préoccupations. Il essaie d’ouvrir, en vain, son casier. Après plusieurs tentatives infructueuses, il soupire. Une jeune fille (Roxanne Brandt) arrive près de lui. Elle ouvre son casier et regarde James s’évertuer à ouvrir le sien. Elle sourit, puis s’approche de lui.

 

ROXANNE

Laisse-moi faire.

 

Elle donne un grand coup de poing sur la porte, au niveau de la serrure. James ne peut s’empêcher de regarder la jeune femme. Il est ébloui par sa beauté. Elle sourit en donnant son coup de poing, le visage est en parfait contraste avec le geste. Roxanne est une jeune fille aux longs cheveux blonds et aux yeux verts. Elle porte un jean patte d’eph et un chemisier blanc bouffant. Elle a de l’allure. La serrure du casier semble également sous le charme de la jeune fille puisque la porte s’ouvre.

 

ROXANNE

C’est simple, tu vois. Nos casiers sont sur le point de rendre l’âme. On fait une pétition pour essayer de les faire remplacer.

 

Elle se tourne vers James, avec le même sourire et lui tend la main.

 

ROXANNE

Roxanne Brandt. Je suis en deuxième année.

 

JAMES

James Peyton.

 

ROXANNE

Je sais. Tu es l’attraction du moment.

 

JAMES

L’attraction ?

 

ROXANNE

Toutes les filles n’arrêtent pas de parler du nouveau mec de deuxième année qui est super craquant. 

 

Roxanne fait un geste en direction du groupe de jeunes filles qui se pâment devant lui, à quelques mètres. James remarque le groupe et rougit. Roxanne retourne à son casier et le referme.

 

ROXANNE

Il faudra t’y faire, tu es le nouveau sujet de conversation du Collège Lincoln. 

 

Elle tourne les talons et s’en va. James la regarde partir. Elle disparaît dans un couloir. Aurélien arrive et tape sur l’épaule de James.

 

AURELIEN

Eh, mon vieux ! C’est pas le moment de rêver.

 

JAMES

Si c’est un rêve, c’est le plus beau que j’ai jamais fait.

 

TONY McALLISTER

Eh, Charpie !

 

James et Aurélien se retournent. Tony est avec un groupe de garçons du genre peu fréquentables. 

 

TONY

Je t’ai attendu hier. Tu m’as posé un lapin ! Fais gaffe. 

 

AURELIEN

Je t’ai filé un message, tu ne l’as pas eu ?

 

TONY

Je me fiche de tes messages, mec. Quand je te demande de venir, je veux que tu viennes.

 

AURELIEN

On se voit à 2 heures avant le cours de techno. Ça te va ?

 

TONY

T’as pas intérêt à te débiner cette fois, tu m’entends ! 

 

Tony tourne les talons et son groupe le suit tel un troupeau.

 

JAMES

Aurélien, tu vas finir par me dire ce qui se passe avec ce type ?

 

AURELIEN

Je devais réviser la chimie avec lui hier, et je n’ai pas pu y aller. Il est en pétard contre moi et il a raison.

 

JAMES

Arrête, ce type n’est pas net. Il y a quelque chose d’autre. 

 

AURELIEN

James, ne te mêle pas de ça, d’accord ?

 

JAMES

Je vois bien que quelque chose ne va pas avec lui.

 

AURELIEN

Ce ne sont pas tes affaires. Je te le répète, ne te mêles pas de ça !

 

Aurélien plante James pour aller se réfugier en salle de classe.

 

EXT. JOUR / RUE PRINCIPALE DE PEYTON PLACE

 

La rue se situe en face du square. Elle longe le magasin général, le drugstore et le Peyton Professional. Cette rue mène, un peu plus loin, au Colonial Post Inn. Il est tôt le matin. Seuls Betty et Steven marchent le long de la rue, tranquillement.

 

STEVEN

Ce devait être plutôt comique.

 

BETTY

Pas pour moi, en tout cas. J’ai passé la plus mauvaise nuit de toute ma vie.

 

STEVEN 

(Il rit)

J’imagine ! 

 

Ils continuent à marcher tranquillement, en silence. Puis Betty lève la tête et respire profondément. 

 

BETTY

J’ai toujours aimé me promener tôt le matin.

 

STEVEN

Je sais, Betty. Nous avons été mariés tous les deux. Je sais parfaitement ce qui te fait plaisir. 

 

Betty se tait. Le silence est pesant. Puis Steven regarde Betty.

 

STEVEN

En tout cas, je te remercie de m’avoir téléphoné ce matin pour m’avertir de ta présence.

 

BETTY

C’était la moindre des choses.

 

STEVEN

Quelles sont tes intentions, maintenant que tu es revenue ?

 

BETTY

Je veux reprendre ma place à la Fabrique.

 

STEVEN

Ça ne va pas être facile. Jack m’a dit qu’il allait embaucher un nouveau directeur.

 

BETTY

Il doit être en colère contre moi.

 

STEVEN

Betty, pourquoi n’as-tu pas encore pris contact avec lui ?

 

BETTY

Je… je n’en sais rien. J’ai peur de ne pas savoir quoi lui dire. Je redoute le moment où je vais me trouver devant lui. Il a toutes les raisons d’être en colère contre moi. Je n’ai pas été honnête vis-à-vis de lui.

 

STEVEN

Tout ce que je peux te dire, c’est que tu n’es pas amoureuse de lui.

 

BETTY

Vraiment ? Et pourquoi une telle affirmation ?

 

STEVEN

Si tu étais amoureuse de lui, tu ne serais pas partie le jour de ton mariage et surtout, sans lui donner la moindre nouvelle. 

 

BETTY

Tout était confus dans ma tête à ce moment-là.

 

STEVEN

Justement. Rien n’est confus dans la tête d’une femme amoureuse. 

 

Ils sont parvenus au Colonial et montent les marches menant à l’entrée.

 

BETTY

Je ne sais pas ce que je vais bien pouvoir dire à Jack. 

 

STEVEN

Dans un premier temps, tu lui dis que tu reprends la direction de la Fabrique. Ensuite, tu verras bien. 

 

BETTY

Ça ne va pas être facile.

 

INT. JOUR / COLONIAL POST INN

 

Ils se dirigent vers la réception. Le réceptionniste les salue par un sourire.

 

BETTY 

(Au réceptionniste)

Des messages pour moi ?

 

STEVEN

Tu peux encore réfléchir à ce que tu vas lui dire.

 

Le réceptionniste tend un message à Betty, qu’elle lit.

 

BETTY

Pas vraiment, non. (Elle monte le papier) Ça vient de Jack. Il veut me voir à dix heures à la Fabrique.

 


A suivre...

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Marie A 28/09/2012 23:09

Ah les fichus casiers des établissements scolaires ! A croire qu'il sont conçus défectueux exprès pour amener les élèves à faire connaissance ;-))

Mr. Peyton 01/10/2012 09:32



Voilà un point de vue intéressant