Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 395 : un déjeuner sur l'herbe

EXT. JOUR / SQUARE DE PEYTON PLACE

 

Des enfants courent dans le square. Un peu plus loin, des enfants plus âgés jouent au ballon. Près d’un banc, un chien lèche une glace qu’un gamin a laissé tomber plus tôt. Près d’un arbre, Paula Dixon est allongée sur une couverture, dans l’herbe. Elle rêvasse tout en prenant un bain de soleil. Un couple s’étreint un peu plus loin. Dans le kiosque à musique, James Peyton est accoudé à la rambarde et regarde les enfants jouer au ballon. Un autre chien vient se joindre à celui qui lèche la glace.

 

ELI CARSON (off)

On dit aussi que l’été de la Saint Martin est propice au rapprochement. Certains vont même jusqu’à dire que c’est à cette période que les couples se forment le plus. Tout le monde profite de la chaleur, sachant que l’hiver froid et rigoureux de la Nouvelle Angleterre va s’abattre sur eux et qu’ils auront besoin de bras dans lesquels se réchauffer.

 

Un homme s’approche de Paula. Il s’agit du Dr Calvin Fullerton.

 

CAL

Bonjour, jeune demoiselle. Un penny pour vos pensées.

 

PAULA (elle sourit)

Bonjour, Docteur. Vous n’êtes pas de garde ?

 

CAL

Pas aujourd’hui, non. Je suis venu profiter des dernières heures de l’été de la Saint Martin, comme beaucoup de monde ici.

 

Il lui montre un sachet en carton qu’il avait derrière le dos.

 

CAL

Ça vous tente ?

 

PAULA

Qu’est-ce que c’est ?

 

CAL

Le sandwich spécial d’Eli Carson. Même si le centre commercial s’est ouvert, les sandwiches du magasin général d’Eli sont les meilleurs de la région. 

 

PAULA

Vous me tentez. 

 

Cal s’assoit près d’elle. Il ouvre le sachet et prend deux sandwiches. Il tend un à Paula.

 

PAULA 

Vous en aviez prévu deux ?

 

CAL

Je suis passé ici avant d’aller chez Eli. Je vous ai vu et j’ai pensé que vous ne résisteriez pas à cette petite gourmandise.

 

PAULA

Vous commencez à me connaître, docteur Fullerton.

 

CAL

Quand allez-vous finir par m’appeler Cal ?

 

PAULA

Jamais, sans doute. Je suis une infirmière et vous un médecin. Restons chacun à notre place.

 

CAL

Oui, mais aujourd’hui, il n’y a pas d’hôpital entre nous. Juste ce merveilleux sandwich. Donc, vous pouvez m’appeler Cal. 

 

PAULA

Je vais essayer. 

 

CAL

Parfait, c’est un bon début. 

 

Ils mangent en silence. Cal rompt ce silence.

 

CAL

Vous êtes une femme plutôt mystérieuse, Paula Dixon.

 

PAULA

Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

 

CAL

Je vous observe, à l’hôpital. Vous n’êtes guère communicative. 

 

PAULA

Est-ce un reproche ?

 

CAL

Non, bien sûr que non. Mais vous ne parlez pas souvent. Les infirmières sont pour la plupart de véritables pipelettes. Entre elles, elles n’arrêtent pas.

 

PAULA

Ce sont des préjugés.

 

CAL

Je ne vous vois jamais discuter avec d’autres collègues.

 

PAULA

Je suis plutôt discrète. Cette année n’a pas été très facile pour moi.

 

CAL

Vous voulez m’en parler ?

 

PAULA

Non.

 

CAL

Bien, je n’insiste pas. Mais vous n’avez pas d’amis ?

 

PAULA

J’avais deux amies. L’une est partie après un mariage raté, et l’autre – Rita – a suivit son mari à Boston. Je la vois de temps en temps certains weekends. 

 

CAL

Donc vous vous sentez un peu seule, n’est-ce pas ?

 

PAULA

Je commence à vous trouver un peu indiscret, docteur.

 

CAL

Excusez-moi, Paula. Ce n’est pas de l’indiscrétion. Lorsque je m’intéresse à une personne, j’aime tout savoir d’elle.

 

PAULA

Vous vous intéressez à moi ?

 

CAL

Ça ne se voit donc pas ?

 

Paula semble troublée. Elle se lève. 

 

CAL (regard interrogateur)

Où allez-vous ?

 

PAULA 

Je dois reprendre mon service. Excusez-moi.

 

Cal se lève à son tour.

 

CAL

Attendez !

 

Mais Paula est déjà loin. Cal la regarde partir sans comprendre.

 

INT. JOUR / PEYTON PROFESSIONAL, BUREAU DU CLARION

 

James entre dans le bureau. Lorsqu’il l’aperçoit, Jerry se lève et va à sa rencontre.

 

JERRY

James, tu es enfin sortie de l’hôpital.

 

Il lui serre la main. 

 

JAMES

Bonjour, Jerry. Je suis venu voir comment ça se passe ici.

 

JERRY

Ton oncle m’a nommé rédacteur en chef.

 

JAMES 

Sacrée promotion !

 

Jerry cesse de sourire.

 

JERRY

C’est provisoire. Lorsque tu père ira mieux…

 

JAMES

Ne te fais pas de mouron, Jerry. Je suis content de savoir le journal entre tes mains. Jack a bien fait de te donner ce poste.

 

JERRY

Quand reviens-tu ? J’ai hâte de pouvoir retravailler avec toi ! Tu as toujours fait du bon boulot ici et tout le monde aime bien tes articles.

 

JAMES

Justement, Jerry, je ne reviens pas. J’ai… enfin, j’ai décidé d’aller poursuivre mes études en Suisse.

 

JERRY 

En Suisse ? Pourquoi diable en Suisse ?

 

JAMES

Disons que j’ai besoin de prendre un grand bol d’air frais.

 

James s’approche du bureau vitré où son père avait l’habitude de travailler. Son regard, nostalgique, parcourt la pièce. Jerry s’approche de lui.

 

JERRY

Je n’ai voulu toucher à rien. Ton père retrouvera son bureau comme il l’a laissé.

 

JAMES

Merci, Jerry. Venant de toi, cela ne m’étonne pas.

 

 

 

INT. JOUR / HOPITAL DE PEYTON PLACE

 

Dans le couloir de l’hôpital, le Dr Cal Fullerton écrit sur un  bloc note. A ses côtés se trouve une infirmière. Il déchire le papier du bloc et le tend à l’infirmière. 

 

CAL

Donnez-lui ceci toutes les trois heures. S’il souffre toujours, prévenez-moi.

 

INFIRMIERE (elle prend le papier)

Bien docteur.

 

Tandis qu’elle rejoint le bureau des infirmières, Cal aperçoit Paula qui en sort et se dirige vers le bureau des renseignements. Il court pour la rattraper.

 

CAL

Paula !

 

Paula s’arrête et se tourne vers Cal.

 

CAL

Est-ce que je vous fais peur ?

 

PAULA

Bien sûr que non. Pourquoi cette question ?

 

CAL

Alors ai-je dit quelque chose qui vous a mis mal à l’aise ?

 

PAULA

Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.

 

CAL

Je parle du déjeuner que j’ai essayé de partager avec vous à midi dans le square. Vous vous êtes levée et vous êtes partie aussi vite qu’un cambrioleur sur les lieux de son vol.

 

PAULA 

Je vous l’ai dit, docteur. Je devais reprendre mon service. Je n’avais pas le temps. 

 

CAL

J’ai regardé le tableau des services. Vous deviez reprendre à 13 heures. Vous êtes partie à 12h15 du square. Vous aviez largement le temps de manger votre sandwich. Non, je crois que quelque chose vous a déplu dans ce que j’ai dit. 

 

PAULA

Docteur, je ne suis pas prête à…

 

CAL

Paula, ce n’était qu’un simple déjeuner sur l’herbe. Un sandwich à partager avant de reprendre le travail. C’est tout ! 

 

PAULA

Ecoutez, si je vous ai offensé, alors dans ce cas, excusez-moi.

 

CAL

Vous ne m’avez pas offensé, Paula. Je suis simplement surpris par votre attitude à mon égard. 

 

PAULA

Comme je vous l’ai dit, je suis passée par une période assez mouvementée et…

 

CAL

Voulez-vous en parler devant une tasse de café ? C’est ma pause.

 

PAULA 

Mais pas la mienne. Désolée.

 

Le Dr Michael Rossi sort de son bureau et observe Cal et Paula.

 

CAL

Allons, Paula. Vous avez bien cinq minutes. Je suis sûr que parler vous ferez le plus grand bien.

 

PAULA

Docteur, je vous assure que je vais bien et que je n’ai pas besoin…

 

Cal saisit le bras de Paula.

 

CAL

Allons, Paula. C’est juste un café, c’est tout.

 

Surprise, Paula regarde la main de Cal sur son bras. Le Dr Michael Rossi vient vers eux.

 

MIKE

Tout va bien ?

 

Cal enlève sa main du bras de Paula.

 

CAL

Oui, bien sûr.

 

MIKE

Paula, j’ai besoin de vous pour une piqûre de morphine, chambre 221.

 

PAULA 

J’y vais tout de suite, docteur.

 

Paula ne demande pas son reste et s’en va.

 

Mike et Cal restent un petit moment sans parler. Puis Cal toussote.

 

CAL

Je ferais mieux d’aller voir mes patients.


A suivre...

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Marie A 14/09/2012 22:14

Méfie-toi, Paula... Ce Cal est un peu trop empressé, et son geste ne présage rien de bon ;-(

Mr. Peyton 17/09/2012 09:04



Elle se méfie déjà. Et ma foi, elle a bien raison