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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 388 : Une question d'argent

RRita Harrington et sa mère Ada se promènent dans le square, avec Samuel dans la poussette. Ada respire le bon air frais. « Cette journée est magnifique, ma chérie. »

« Oui. Je suis contente de pouvoir apprécier chaque instant de chaque journée. »

« Comment vont les choses entre toi et Norman ? »

Rita sourit. « Merveilleusement bien. Nous nous sommes retrouvés comme avant. Même mieux qu’avant. Toutes ces épreuves ont renforcés notre amour. »

« Je suis heureuse pour vous. Et pour Sam qui a retrouvé une famille unie. »

Rita s’arrête. Elle fait le tour de la poussette et s’agenouille auprès de Sam. « Mon petit cœur, que dirais-tu d’aller voir Papa travailler ? »

Le petit Sam sourit. Rita regarde Ada. « Je crois que ça veut dire oui. »

Ils repartent tranquillement en direction du magasin de motos. Rita prend la parole. « Norman et moi avons beaucoup discuté sur ce qui s’est passé cette année. Cela nous a beaucoup aidés. Je suis certaine qui si les tests de paternité auraient été négatifs, nos problèmes se seraient tout de même arrangés. »

« Norman est intelligent. S’il lui est arrivé de mal se comporter, ce n’était pas sa faute. Il a un cœur d’or. »

Ils arrivent tous trois près du magasin. Rita fronce les sourcils en voyant Jim Hougton, le banquier, sortir du bâtiment. Elle interroge sa mère. « Qu’est-ce que le banquier fait au magasin de Norman ? »

Ada fronce les sourcils. « Je n’en sais rien, chérie. » Elle pause une main sur l’épaule de Rita. « Tu devrais peut-être lui parler en tête-à-tête. »

« Quelque chose ne va pas ? »

« Je vais faire un tour avec Sam. On vous rejoint dans un quart d’heure. Ça te va ? »

Rita fait oui de la tête. Tandis qu’elle se dirige vers le magasin de Norman, Ada fait demi-tour et retourne au square.

Rita pénètre dans le magasin et d’emblée sent que Norman est préoccupé. Celui-ci est accoudé à la table de son bureau, les deux mains sur le front. Elle approche. « Norman ? »

Norman lève la tête et abandonne son air préoccupé pour lui sourire. « Bonjour, ma chérie. » Il se lève et va l’embrasser sur la joue. « Sam n’est pas avec toi ? »

« Il est avec Maman dans le square. »

« Le grand air ne peut lui faire que du bien. »

« Norman… j’ai vu Mr Hougton sortir du magasin. »

« Euh, oui… »

« Que voulait-il ? »

« Oh, pas grand-chose. »

« Norman, je ne te crois pas. » Elle s’avance et lui prend les deux mains. « On a dit : plus de secrets entre nous, tu te souviens. »

Norman baisse la tête. « Ce n’est pas grave. Je vais m’en tirer. »

« Te tirer de quoi ? Norman, dis-moi ce qui ne va pas. On s’est fait une promesse, celle d’être toujours solidaire l’un envers l’autre. »

« Je ne veux pas t’inquiéter. »

« Norm, c’est en agissant de la sorte que tu m’inquiètes. Lorsque tu ne me dis rien, je m’imagine le pire. »

« Très bien, je vais t’expliquer. Cela remonte à la période où tu n’étais pas là. L’enquête n’avançait pas. La police piétinait. J’ai fait appel à un détective privé pour te retrouver. » Norman fait une pause, puis il ricane. « Je me suis bien fait avoir, comme à mon habitude. Ce détective était un escroc. Il m’avait dit qu’un de ses hommes t’avait vue à New York. Mais il demandait beaucoup d’argent pour continuer l’enquête. »

« Et tu ne voulais pas laisser tomber, n’est-ce pas ? »

« Je voulais mettre toutes les chances de mon côté pour te retrouver. J’étais désespéré. »

Rita lui caresse le visage. « Mon amour… »

« Je n’avais pas assez de liquidité. J’ai donc été obligé de faire un emprunt à la banque. »

« C’est la raison de la présence de Mr Hougton ici ? »

« Oui. Rita, le magasin ne marche pas. Les commandes sont en baisse. J’attendais une importante commande ces derniers jours, mais elle a été annulée. »

« Quel rapport avec ton prêt ? »

Norman baisse la tête. Rita comprend. « Tu ne peux pas rembourser tes échéances, c’est ça ? »

« J’ai pratiquement trois mois de retard. »

« Mais Norm, ce n’est pas grave. Rien ne dit que tu n’auras pas une grosse commande qui va arriver. »

« Il y a autre chose… »

« Quoi ? »

« Il fallait une garantie à la banque pour le prêt. Rita, j’ai hypothéqué le magasin. »

« Concrètement, ça veut dire quoi ? »

« La banque saisit le magasin parce que je ne peux pas payer. Je suis fichu. »

Rita ôte ses mains de ceux de Norman et baisse la tête. Elle est prise de soubresauts. Norman pense qu’elle pleure. « Rita… » Il lui prend doucement le menton. Mais il voit que Rita ne pleure pas. Elle est prise d’une crise de fou rire. Elle rit sans pouvoir s’arrêter, à la grande surprise de Norman. « Rita, qu’y a-t-il ? »

Mais Rita rit de plus belle. Norman commence à pouffer lui aussi. « Vas-tu me dire ce qu’il y a ? »

Rita tente de reprendre sa respiration. « Tu… tu te fais du mouron. Norman, j’ai été enlevé, j’ai failli être accusé de meurtre… J’ai passé une sale année. Et tu te fais du mouron pour une simple question d’argent ! »

« Rita, on perd le magasin. »

Rita recommence à rire. « Je m’en fiche ! Je m’en fiche totalement de ce magasin, Norman. Laisse-le à la banque. Ce sera l’occasion pour nous de repartir de zéro. Tu pourras travailler avec Maman à la Taverne, ou bien à la Fabrique. Qu’importe ! Du moment que nous vivons ensemble, toi, moi et notre enfant, c’est tout ce qui importe. »

Norman sourit. « Tu penses ce que tu dis ? »

Rita reprend son souffle. « Oui. »

Norman l’embrasse passionnément.

 

A suivre...

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Marie a 06/06/2012 11:46

Que ça fait plaisir de voir un peu d'optimisme dans cette ville ! Et l'entente à nouveau régner au sein de ce jeune couple bien sympathique ;-D

Mr. Peyton 06/06/2012 14:34



Ce couple a assez "morflé". Il était temps que de bonnes choses arrivent pour eux.