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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 383 : Ultimatum

CChez Ada Jacks, Norman Harrington tient son enfant Samuel dans ses bras. Il l’embrasse. Il tient Sam dans ses bras pour la première fois depuis qu’il sait qu’il est son vrai père. Norman se tourne vers Ada. « Merci de me laisser habiter ici, Ada. Je ne supporterai pas de dormir dans l’appartement après ce qui s’est passé. »

« Tu es le bienvenu ici Norman. Le point positif dans toute cette malheureuse affaire, c’est que toi et Rita êtes de nouveau ensemble. »

« Pour l’instant, elle est en prison. On ne peut guère être ensemble. »

« Il faut croire que justice sera faite et qu’elle sortira très bientôt. »

« Vous y croyez vraiment, Ada ? »

« Je veux y croire. Je sais qu’après les ténèbres, il y a forcément de la lumière. Rien n’est jamais toujours tout noir. »

Norman pose Sam dans son parc. « J’ai tellement peur… peur de ce qui peut arriver à Rita. »

Ada étreint Norman. « Je sais, moi aussi j’ai peur. Mais il faut être fort. Tu dois être fort pour Rita. N’oublie pas les paroles que tu m’as dites lorsque j’étais éprise de passion pour la vodka. Rita a besoin de toi. Tu ne dois pas craquer, tu m’entends ? »

« Oui. »

Le tintement de la cloche annonce l’arrivée d’un client à la Taverne. Ada hoche la tête. « Les affaires reprennent. » Elle se rend au bar.

Seul avec Sam, Norman regarde son enfant jouer dans le parc. Tellement innocent. Il ne sait rien des drames qui se déroulent autour de lui. Si seulement lui, Norman, pouvait en dire autant.

Ada revient. « C’est pour toi, Norman. »

« Pour moi ? »

« Oui, c’est Mr Hougton, le banquier. »

Norman se rend dans la boutique. Avant de franchir la porte, Ada le retient. « Pas de problèmes, j’espère ? »

Norman hausse les épaules. « Des problèmes… »

Le banquier l’attend au comptoir. Ada lui avait servi un expresso qu’il est en train de déguster. « Norman. » Il serre la main du jeune homme. « Je voudrais d’abord vous dire à quel point je suis désolé de ce qui arrive à votre femme. »

« Vous n’êtes pas venu ici pour me parler de ma femme, je suppose. »

« Exact. Norman, nous avons des problèmes. »

« Vous avez peut-être un problème, moi j’en ai par-dessus la tête, des problèmes. »

« En fait, Norman, comme je vous l’ai déjà dit, vos deux dernières échéances ne nous sont pas parvenues. »

« Je n’ai pas les moyens de vous payer, c’est aussi simple que ça. »

« Vous savez ce que vous encourrez, Norman. Vous avez hypothéqué votre magasin. »

« J’attends une commande très importante le mois prochain. Je pourrai vous régler dès que la commande sera honorée. »

« Ce n’est pas aussi simple. »

« Que voulez-vous dire ? »

« Je veux dire que j’ai des supérieurs hiérarchiques qui me harcèlent. Nous avons aussi des échéances, il faut que vous les compreniez. »

« Laissez-moi encore un mois et je règle tout. »

Le banquier soupire. « Quinze jours. C’est tout ce que je peux faire pour vous, Norman. Si dans quinze jours, vous ne payez pas vos échéances, la banque se verra obligée de saisir votre magasin. »

Jim Hougton ajuste son chapeau et se lève. « Et croyez-le ou non, ce n’est pas de gaieté de cœur que je vous dit cela. »

Il se dirige vers la porte. Avant de partir, il se retourne et dit à Norman : « J’espère que tout va s’arranger pour votre femme. »

 

***

 

SSteven Cord aime contempler le square depuis la fenêtre de son cabinet d’avocat situé au Peyton Professional. Cela l’aide à réfléchir. Et aujourd’hui particulièrement, il a besoin de beaucoup réfléchir. Il a la sensation d’avoir la vie de Rita entre ses mains. Il ne doit pas faire de faux pas. Il a déjà perdu le procès du Dr Rossi, il ne peut se permettre de perdre celui-là. Steven secoue la tête. Il a parcouru à trois reprises le dossier de cette affaire et pourtant, il est persuadé avoir raté quelque chose susceptible d’innocenter Rita.

« Bonjour, Steven. »

Steven se retourne vivement, surpris. Devant lui, vêtue de noir, Stella Chernak est plantée dans l’encadrement de la porte. « Votre secrétaire n’est pas là. Puis-je entrer ? »

« Bien sûr, Stella. »

Telle une panthère, Stella avance jusqu’au bureau de l’avocat. « Je ne vais pas rester longtemps. Je suis venue chercher le corps de David. Il sera enterré au Canada. »

« Désirez-vous un café ? »

« Non merci, je dois être à l’aéroport de White River dans deux heures. Je ne vais pas m’attarder à Peyton Place, je suis persona non grata ici. »

« Je suis désolé pour David. »

Stella sourit faiblement. « Je sais que ce n’est pas vrai, mais merci quand même. »

« Comment va votre mari Alan ? »

« Son procès débute dans quelques semaines. Il est en liberté surveillée. Je voudrais vous remercier de m’avoir conseillé Mr Fuster pour sa défense. Il paraît très compétant. Il est confiant quant à l’issu du procès. »

« Tant mieux. J’espère qu’Allan s’en sortira. »

« C’est bizarre, mais là je vous crois. » Stella fait un pas en avant. « Comment va Rita ? »

« Elle tient le choc. »

« Et ?... » Stella baisse la tête.

Steven comprend ce qu’elle veut dire. « Samuel va très bien aussi. Il a retrouvé son environnement et des parents qui l’aiment. »

Stella défie Steven du regard. « Je l’ai aimé moi aussi. »

« Je sais Stella. Je sais. Il faut maintenant tourner la page. »

« Vous avez raison. Dites à Rita que je suis désolée de ce qui lui arrive. Qu’elle soit innocente ou non, elle ne mérite pas d’aller en prison. David n’a eu finalement que ce qu’il mérite. S’il n’avait pas eu autant soif de vengeance, il ne serait pas enfermé dans un cercueil. » Stella fait une pause, puis ajoute. « Je dois partir maintenant. Je voulais simplement vous dire que si vous avez besoin de moi pour le procès, je pourrais toujours témoigner en faveur de Rita. »

« Après avoir fait un parjure au cours du procès de Rodney Harrington, votre témoignage ne vaudra malheureusement pas grand-chose. Mais merci tout de même. »

« Au revoir, Steven. »

« Prenez soin de vous. »

Stella fait demi-tour et ouvre la porte pour partir. Devant elle se dresse Betty Anderson qui s’apprêtait à entrer. Stella et Betty se regardent longuement. Puis Stella incline la tête pour saluer Betty froidement. « Betty… »

Mue par la surprise, Betty ne dit rien. Stella s’en va. Betty entre dans le bureau de Steven et s’avance vers lui. « Qu’est-ce qu’elle voulait ? »

Steven emploie un ton sarcastique. « Bonjour Betty, je vais bien merci. Et toi ? »

« Excuse-moi. C’est simplement que je suis surprise de voir Stella Chernak ici. »

« Elle est venue chercher le corps de David. »

« Il n’était pas dans ton bureau que je sache. »

« Stella est venue me saluer et me dire qu’elle était prête à témoigner devant la cour en faveur de Rita si cela était nécessaire. »

« Après son parjure, elle ferait plus de tort que de bien à Rita. »

« On dirait que tu es jalouse, Betty. »

« De quoi ? »

« Tu vois une femme sortir de mon bureau et tu te mets dans tous tes états. »

« Ce n’est pas n’importe quelle femme, Steven. C’est Stella Chernak. Une femme qui a failli détruire la vie de Rodney il y a quelques années, et qui détruit celle de Rita maintenant. »

« C’est David Chernak qui est à blâmer dans cette affaire, pas Stella. »

« Donc tu prends sa défense. »

Steven s’énerve. « Je ne prends pas sa défense ! »

« Excuse-moi Steven. Je me fais tellement de souci pour Rita que j’en deviens agressive. »

« Je suppose que c’est pour ça que es venu me voir. Pour avoir des nouvelles de Rita ? »

Betty s’avance. « Steven, nous n’avons pas eu le temps de parler depuis… »

« … depuis que tu m’as annoncé ton mariage avec Jack. »

« Je voudrai te faire comprendre mes raisons. »

Steven lève les mains pour arrêter Betty. « Je n’ai pas besoin de connaître tes raisons, Betty. Tu as préféré Jack, un point c’est tout. »

« Nous avons eu beaucoup de problèmes… »

« Je ne veux rien savoir Betty. »

« Steven, je suis venue ici afin de te demander si l’on pouvait tout de même rester amis. »

« Je ne sais pas si j’aurais le courage de te considérer comme une amie alors que je t’aime à en crever. »

« Steven… »

« Betty, ce n’est vraiment pas le moment d’aborder ce genre de sujet. Rita a été inculpée et je dois faire mon possible pour la sortir de cette sale affaire. C’est la seule priorité pour l’instant. »

« Tu as raison. Si je peux faire quoi que ce soit... »

« Je ne vois pas ce que tu peux faire, Betty. A part soutenir Rita du mieux que tu peux. »

Betty secoue la tête. « Je ne peux pas croire qu’un jury puisse la déclarer coupable. »

« Je compte plaider la légitime défense, mais Rita semble ne pas être d’accord. »

« Que veux-tu dire ? »

« Elle est innocente et veut plaider non coupable. Ce qui est de la pure folie. »

« Pourquoi ? »

« Parce qu’elle risque gros. »

« Veux-tu que je lui parle ? »

« S’il te plaît. Peut-être arriveras-tu à la raisonner. »

Betty hausse les épaules. « Je vais essayer. Avec la légitime défense, elle sera acquittée. Après tout, David Chernak était un monstre. Il était venu pour tuer Rita. J’essaierais de lui faire comprendre cela. »

Soudain, Steven sursaute et ouvre grand les yeux. C’est comme si une brèche s’était ouverte dans son cerveau, faisant la lumière sur toute l’affaire. Il claque les paumes de ses mains comme s’il avait trouvé une solution. « Mais oui, c’est ça ! Bien sûr ! » s’écrie-t-il.

Betty hausse les sourcils. « Qu’est-ce qu’il y a ? »

« Betty, j’ai besoin de revoir le dossier de Rita immédiatement. J’ai une petite idée sur ce qui s’est passé. »

« Je peux t’aider ? »

« Tu m’as déjà beaucoup aidé avec ce que tu m’as dit. »

Betty l’interroge du regard. Mais comme Steven est déjà plongé dans le dossier, elle hausse les épaules. « Je dois aller à la Fabrique. »

Elle quitte la pièce, tandis que Steven est plongé dans la déclaration de Rita. Il hoche la tête comme s’il avait confirmation de ce qu’il pensait.

 

A suivre...

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Marie a 30/05/2012 18:30

Grrrr... et voilà qu'on va passer le temps jusqu'au prochain épisode (au mieux, car connaissant l'auteur il n'y a rien de moins sûr ;-P) à se creuser la tête pour savoir ce qui nous a
échappé...
J'adore !

Mr. Peyton 01/06/2012 08:26



Oh... merci