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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 350 : Pour une parcelle de terrain

JJack Peyton se trouve dans son bureau, au Peyton Professional, lorsque Harry Maufey entre. « Bonjour Jack. »

L’architecte se plante devant son patron. « J’ai besoin de votre signature pour le lancement de la phase 3 de Peyton Center. »

Il tend l’imposant dossier à Jack. Celui-ci le signe. « Pensez-vous que le Centre Commercial pourra ouvrir en septembre ? »

« Nous sommes en avance d’une quinzaine de jours sur le programme. Si on tient la même cadence, il ne devrait pas y avoir de problèmes. »

« Parfait. Ah au fait, Harry. Vous êtes-vous renseigné sur le terrain face à la mer derrière Chesnut Street ? »

« Oui, il appartient à un consortium de pêcheurs. Si vous voulez raser leurs entrepôts pour construire des résidences, ça risque d’être difficile. »

« Difficile ne veut pas dire impossible, mon cher Harry. »

« Je me suis renseigné sur le consortium. Il est puissant. Je vous rappelle que la pêche est la deuxième ressource économique de la ville après votre Fabrique. »

Jack hausse les épaules. « Il faudra leur faire une proposition de rachat, et l’assurance de reconstruire de nouveaux entrepôts neufs dans un autre endroit. »

« Sauf que l’endroit où ils sont est idéal pour eux. L’entrepôt est tout près du quai. J’ai déjà étudié la possibilité de déplacer leurs entrepôts, mais dans n’importe quel cas de figure, ils seront plus éloignés du quai. »

« Faites-leur une proposition, Harry. »

« Jack, sauf votre respect, le consortium a pignon sur rue. Vous n’arriverez qu’à vous attirer des ennuis. »

« Je veux cette parcelle de terrain, quoiqu’il m’en coûte, et ce n’est pas quelques pêcheurs analphabètes qui vont m’en empêcher. »

« Vous les sous-estimez, Jack. Croyez-moi ! »

« Harry, faites ce que je vous dis. Allez parler au consortium. Faites-leur une offre qu’ils ne pourront pas refuser. »

« Je vais faire mon possible, Jack. Mais je ne vous promets rien. »

 

***

 

SSa cheville la fait énormément souffrir. A chaque fois qu’elle la bouge, une douleur fulgurante la transperce. Son visage aussi lui fait mal. Elle n’a pas regardé les dommages que lui a causés David en la frappant, mais elle sent encore ses poings sur ses joues.

Ils ont atteint le Canada. Peu après sa tentative de fuite, Paula s’est endormie, trop exténuée pour pouvoir rester éveillée. Son sommeil était lourd et parsemé de cauchemars. A son réveil, outre sa douleur à la cheville, elle avait eu très mal à la tête. Cette douleur ne l’a plus quitté depuis.

Elle n’a pas osé reparler avec David. Celui-ci, contrarié par la tentative de fuite, s’est contenté de regarder la route durant tout le trajet. Une fois passé la frontière canadienne, il a paru se détendre.

Ils traversent un bois maintenant. Le chemin est sinueux et chaque embardée de voiture fait davantage souffrir Paula. Elle a cessé de se demander pourquoi David agissait de la sorte. Pourquoi il l’emmenait dans cet endroit. Certes, il avait besoin d’elle comme otage si jamais la police l’avait trouvé.

Mais maintenant qu’ils sont au Canada, Paula sait au fond d’elle-même que ses jours sont comptés.

David gare sa voiture devant une petite maison en bois isolée au milieu de la forêt. Il regarde enfin Paula et lui sourit. « Nous sommes arrivés, ma belle. »

Il descend de la voiture. Il fait le tour du véhicule, ouvre la porte côté passager, et saisit Paula sans se soucier le moins du monde de lui faire mal.

La main de David qui agrippe son bras lui fait mal. Mais le plus douloureux, c’est la montée des petites marches en bois menant à la porte d’entrée de la maisonnette. Une fois devant la porte, David lâche Paula et saisit une clé sous le paillasson.

Pendant ce temps, et malgré sa douleur, Paula se rend compte que les fenêtres de la petite maison sont barricadées par des grilles en fer forgé.

La porte d’entrée s’ouvre. Il fait sombre à l’intérieur. David saisit à nouveau Paula et la pousse violemment à l’intérieur. Paula perd l’équilibre et tombe de tout son long sur le sol en bois.

David ressort de la maison et la referme à clé. Paula se trouve maintenant seule dans cette petite cabane. Seule ? Elle prend une fraction de seconde avant de s’apercevoir qu’elle n’est pas seule. Elle est tombée près d’un lit et aperçoit une paire d’escarpins troués sur le sol. Mais ce qui lui fait penser qu’elle n’est pas seule, c’est cette comptine qu’elle entend fredonner. Tant bien que mal, elle lève la tête. Quelqu’un est couché dans le lit. Elle arrive à se mettre debout et aperçoit, à sa grande surprise, Rita Harrington.

« Mon Dieu. »

Rita n’a même pas remarqué la présence de Paula. Elle tient un oreiller contre elle et le berce comme un enfant tout en fredonnant une ballade.

 

 

à suivre...

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Marie A 06/04/2012 21:13

Eh ben, quel coup de théâtre ! Que l'état de Rita est inquiétant... mais ça va aller, maintenant que Paula est vers elle... N'est-ce pas ? ;-)

Mr. Peyton 13/04/2012 14:26



Il faut espérer que tout va s'arranger, tant pour Rita que pour Paula. Mais qui peut en être sûr ?