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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 337 : La jeune fille qui attend le bus

guillemet« Et avec ceci ? » Au magasin général, Eli Carson pose les deux sandwiches emballés dans du papier aluminium sur le comptoir et regarde Betty Anderson.

Elle lui sourit. « Ce sera tout, Monsieur Carson. »

« Tu sais, Betty, les sandwiches sont loin de constituer un repas équilibré. »

« Je sais, mais j’ai énormément de travail et je n’aurais pas le temps de déjeuner ce midi. »

« J’ai appris que tu avais pris la Direction de la Fabrique Peyton. Mes félicitations. »

Betty fronce les sourcils. « J’ai l’impression que ces félicitations ne sont pas très sincères, je me trompe ? »

« Je voudrais que tu te méfies de Jack Peyton. »

Betty lève les bras au ciel et s’exclame : « Seigneur, pourquoi tout le monde me dit de me méfier de Jack Peyton ? Il n’appartient pas à la mafia, que je sache ! »

« Je ne sais pas à quoi il appartient, mais il n’est pas clair. »

« Monsieur Carson, Jack fait beaucoup de bien à cette ville et vous le savez. Grâce à lui, la Fabrique a rouvert et les ouvriers viennent repeupler notre ville. Où est le problème ? »

« Le problème, c’est que ce Jack Peyton veut diriger Peyton Place, et ça ne me plaît pas. »

« Je vous signale que les ouvriers étant revenus à Peyton Place, votre chiffre d’affaires a dû grimper instantanément, je me trompe ? »

« Oui, tu as raison sur ce point. Mais je n’aime pas ce Jack Peyton, et je te demande simplement de rester sur tes gardes avec lui. »

Maggie Carson, la femme d’Eli arrive de l’arrière-boutique. « Ne l’écoutez pas, Betty. Le problème d’Eli est de savoir une femme à la direction d’une entreprise aussi grosse que la Fabrique Peyton. Ca ne lui plaît pas. Selon lui, une femme est faite pour rester à la maison à élever les enfants. »

Eli hausse les épaules. « Qu’y a-t-il de mal à cela ? »

Betty se met à rire. « Je dois y aller. J’ai beaucoup de travail qui m’attend. Au revoir, Monsieur Carson. Madame Carson. »

Maggie lève le poing. « Allez-y Betty, montrez-leur de quoi une femme est capable ! »

Betty sort en riant du magasin général et s’apprête à entrer dans sa voiture lorsqu’elle aperçoit une jeune femme, à l’arrêt du bus. Elle est frappée par la détresse de la femme, qui essuie ses larmes à l’aide de sa manche, une valise posée à ses pieds. Betty fronce les sourcils en faisant un effort de mémoire. Où a-t-elle déjà vue cette femme ? Soudain cela lui revient. Il s’agit de la servante d’Hannah Cord. Qu’est-ce que cette vieille mégère a pu faire à cette femme pour qu’elle soit dans un état pareil ? L’a-t-elle renvoyée ? Connaissant Hannah, c’est probable. Et la vieille bique a dû le faire sans fioritures. Betty décide d’en savoir plus. Elle traverse la rue et se rend à la station de bus. Elle s’approche de la jeune femme. « Excusez-moi, je crois vous avoir déjà vu quelque part. N’êtes-vous pas au service de Mme Cord ? »

La jeune femme essuie de nouvelles larmes. « Je l’étais, Madame. Mais Madame Cord ne veut plus de moi. »

« Pourquoi ? »

« Je… je ne peux pas vous le dire. »

Betty est désormais certaine que Birgit peut lui être d’une certaine utilité. « Ma pauvre petite, vous semblez désemparée. »

« C’est que je ne sais pas où aller. Je n’ai plus de travail et je ne veux pas retourner dans ma famille. Mon père me battait régulièrement. »

« Je… rappelez-moi votre prénom ? »

« Birgit, Madame. »

« Birgit, est-ce que Madame Cord avait quelque chose à vous reprocher ? »

« Au non, Madame. J’ai toujours été une bonne domestique. »

Birgit cache quelque chose, Betty en est certaine. Le bus approche. Betty sent qu’elle ne doit pas la laisser partir. « Ecoutez Birgit, et si vous veniez travailler pour moi. »

« Pour vous ? »

« Oui. »

Birgit secoue la tête frénétiquement. « Non, je ne peux pas. Je dois quitter la ville. »

« Est-ce Madame Cord qui vous l’a demandée ? »

« Je dois partir. »

« Pourquoi ? »

« Je dois partir, c’est tout. »

« Birgit, vous venez vous-même de dire que vous ne savez pas où aller. »

« Madame Cord m’a donné suffisamment d’argent pour refaire ma vie ailleurs. »

Betty réfléchit. Pourquoi Hannah a renvoyé Birgit en la payant grassement ? Elle doit découvrir pourquoi. « Et si je vous emploie à la Fabrique Peyton. »

« Madame, je n’ai pas d’expérience. »

« Ce n’est pas grave, Birgit. Vous serez en quelque sorte mon bras droit. Vous vous occuperez de classer des documents. Vous savez lire, n’est-ce pas ? »

Birgit semble offensée par la question de Betty. « Bien sûr, Madame ! »

« Alors acceptez. Et si vous ne voulez pas qu’on sache que vous êtes toujours à Peyton Place, on peut s’arranger pour que personne ne le sache. »

Birgit hésite encore. « Je ne sais pas… »

« C’est une occasion en or, Birgit. Saisissez-là. »

« Pourquoi vous faites ça pour moi ? »

« Disons que j’aime bien rendre des services à des gens qui ont été renvoyés pour de mauvais motifs. »

Le bus klaxonne et attend Birgit. Betty lui montre sa voiture. « Je peux vous emmener de suite à la Fabrique pour vous montrer le travail à faire, et ensuite, nous nous occuperons de vous trouver de quoi loger pour pas cher. »

Birgit finit par accepter. « D’accord. »

Betty sourit. « Parfait. »

Le bus referme ses portes et s’en va. Birgit suit Betty. Celle-ci se tourne vers elle et lui tend un des deux sandwiches. « Vous avez faim ? »

Birgit sourit. « Je meurs de faim, je n’ai rien mangé de la journée. »

 

A suivre...

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Marie A 20/03/2012 20:02

Eh ben... là, Betty a épuisé toute sa réserve de chance reçue à la naissance ! ;-D

Mr. Peyton 21/03/2012 08:17



Sacrée Betty !