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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

épisode 327 : Une offre alléchante

AA peine après avoir raccroché le téléphone, Steven le saisit à nouveau et compose le numéro de l’hôpital de Peyton Place. Il est possible que le Dr Michael Rossi sache où se trouve David… ou tout au moins celui qui se fait passer pour David.

Quelqu’un décroche le téléphone au bout de la troisième sonnerie. « Hôpital de Peyton Place, j’écoute. »

« Pourrais-je parler au Dr Rossi, s’il vous plaît. »

« Il est absent en ce moment. Qui le demande ? »

« Steven Cord. »

Un petit silence, puis : « Oh, Monsieur Cord. Ici Esther Choate. »

« Mlle Choate, savez-vous où je peux trouver le Dr Rossi ? C’est très important. »

« En fait, non. Il devait prendre son service à 9 heures ce matin. »

Machinalement, Steven regarde sa montre. Il est passé 10 heures. « A-t-il dit pourquoi il est en retard ? A-t-il laissé un message ? »

« Justement non. Et c’est ce qui commence à m’inquiéter. »

« Que voulez-vous dire ? »

« Je veux dire que le Dr Rossi est toujours ponctuel. Mais si jamais il ne peut pas être là à temps, il téléphone pour prévenir. C’est systématique. »

Steven fronce les sourcils. Quelque chose cloche, il en est sûr. Et quelque chose lui dit que l’affaire Bullock y est pour quelque chose. « Mlle Choate, voulez-vous me prévenir immédiatement lorsque le Dr Rossi arrivera à l’hôpital ? »

« Vous pouvez compter sur moi, Monsieur Cord. »

« Merci. » Steven raccroche.

Il reprend le combiné et appelle cette fois la maison de la plage, habitée par Mike. Une sonnerie… deux… trois… quatre…

A la maison de la plage, le Dr Michael Rossi gît près de la table de la salle à manger, la nappe sur lui. Il est couvert de sang. Cinquième sonnerie… sixième….

Dans son bureau, Steven raccroche en fronçant les sourcils.

 

***

 

guillemetVoilà, nous y sommes. »

Jack Peyton arrête la voiture et regarde sa passagère en souriant. Betty Anderson le regarde en haussant les épaules. « Vas-tu enfin me dire ce qu’on fait ici ? »

Sans rien dire, Jack descend de la voiture et va ouvrir la portière à Betty. « Viens. »

Il la prend par la main et ils arrivent devant l’entrée de la Fabrique Peyton. Betty regarde autour d’elle. « Tout a changé. »

« Disons que j’ai fait quelques aménagements avant de rouvrir la Fabrique. »

Betty rie. « Quelques aménagements ? On dirait que tu as détruit l’ancienne Fabrique pour en bâtir une autre. »

« N’exagérons rien. J’ai tout au plus refait la façade du bâtiment. Et j’ai aménagé les entrepôts afin que les ouvriers se sentent plus à l’aise. »

« Ce n’était pas du luxe. Martin Peyton et Leslie Harrington n’avaient rien refait depuis des années. Ce bâtiment devenait insalubre. »

« Alors, qu’en penses-tu ? »

En voyant le bâtiment, Betty est plongée dans ses pensées. La Fabrique Peyton ne lui rappelle pas de bons souvenirs. Son père y a travaillé jusqu’à en devenir fou. Et elle se souvient aussi du jour où Rodney Harrington l’avait emmené ici. Il avait surpris Leslie en train d’embrasser la mère de Betty, Julie. Elle ne l’a su que bien plus tard. Et c’était l’objet de leur première rupture.

« La terre à Betty… la terre à Betty… »

Betty reprend ses esprits et sourit à Jack. « Excuses-moi. C’est que ce bâtiment représente beaucoup de souvenirs. »

« Des bons ? »

« Pas vraiment. »

« Viens, entrons à l’intérieur. »

L’intérieur du bâtiment a également été refait. Les murs sont d’une chaude couleur vert clair. Tout y est modernisé. Betty suit Jack jusqu’au bureau de la direction. Le bureau est immense. Il contient une pièce réservée à la secrétaire, et au fond, une pièce plus grande avec un superbe bureau au fond. Derrière ce bureau, une grande baie vitrée donne sur les ateliers de confection de la Fabrique Peyton. Betty note également un bar sur la droite et un coin salon sur la gauche. Elle s’extasie. « Jack, ce bureau est magnifique. Je n’en ai pas vu d’aussi beau. »

« Je suis content qu’il te plaise. Parce qu’il est à toi. »

Betty le regarde sans comprendre. « Quoi ? »

« Tu as bien entendu. Ce bureau est à toi. »

« A moi ? Jack, je ne comprends rien. »

« Betty, je ne t’ai pas fait venir ici seulement pour te montrer les changements. Je veux que tu prennes la direction de la Fabrique. »

Betty se met à rire. « C’est une plaisanterie ? »

« Non. » Jack prend la main de Betty. « Je dois me débarrasser de la direction de la Fabrique. Je dois m’occuper de Peyton Center, la société immobilière que j’ai fondée. Cela me prend beaucoup trop de temps. Depuis plusieurs semaines, je cherche quelqu’un capable de tenir les rênes de cette Fabrique. Quelqu’un en qui j’ai entièrement confiance. Une personne de tête. Forte. Ambitieuse. En un mot : toi. Cela m’est apparu comme une évidence. Tu es faite pour diriger, Betty. Tu es faite pour ce poste. »

« Jack, c’est insensé. Je n’y connais rien dans le textile. »

« Tu apprendras vite. Il te suffit de passer les meilleurs contrats, de surveiller les ouvriers, de faire des affaires. Tu en es capable. »

« Mais tu oublies que je suis sous le coup d’une poursuite judiciaire. Dans quelques semaines mon procès va avoir lieu et je serais sans doute accusée de tentative de meurtre. »

« Tu es innocente. Et j’ai engagé le meilleur avocat. Il te sortira de ce mauvais pas, j’en suis sûr. Et prendre la direction de cette entreprise te fera oublier ce procès de pacotille. »

Betty sourit à Jack. Soudain, des larmes se forment à la commissure de ses yeux. Des larmes d’émotion. « Jack, tu m’as déjà tant donné. Le fait de me croire innocente est déjà beaucoup pour moi. Tu m’as donné un toit et maintenant cet emploi. »

« Ce n’est pas un emploi, c’est le début de ta carrière de femme d’affaires. »

« Pourquoi ? Pourquoi es-tu si attentionné à mon égard ? »

Jack regarde Betty longuement avant de répondre. « Tu sais très bien pourquoi. »

Betty détourne la tête. Elle regarde autour d’elle. « J’ai… j’ai encore besoin de réfléchir. »

« Je te laisse le temps qu’il faut. J’aimerais beaucoup que tu acceptes. »

« Jack, si j’accepte, j’ai l’impression de t’appartenir, et cela ne me plaît pas. »

« Ce n’est pas le cas, Betty. En te proposant ce poste, je ne pense à rien d’autre. Tu ne me devras rien sentimentalement parlant. Je ne te forcerai jamais à m’aimer. En voulant que tu deviennes Directrice de la Fabrique Peyton, je pense à mes intérêts, parce que je sais que tu feras de l’excellent travail. » Il s’approche d’elle. « Tu me promets au moins d’y penser ? »

Betty hoche la tête. « Je crois finalement que je n’ai pas besoin d’y penser. Je commence quand ? »

Jack offre à Betty un large sourire. « Pourquoi pas dès maintenant ? »

 

 

A suivre...

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Marie A 06/03/2012 09:37

Ah c'est quand même beau d'avoir des relations ;-)

Mr. Peyton 06/03/2012 17:42



Oui, elle a bien de la chance, Betty. Accusée d'homicide un jour, directrice d'une fabrique de textiles le lendemain