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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 25 - Steven Cord

Steven Cord est anxieux. Le procès qui oppose la ville de Peyton Place au Docteur Michael Rossi débute aujourd’hui à 10 heures avec le témoignage de Marsha Russell, l’ex-future femme de l’accusé et l’ex-femme de la victime. Une situation complexe pour Steven Cord. Il a trouvé cependant une piste capable d’aider à innocenter le Dr Rossi en la personne de Joseph Pellegrini. Et il compte bien saisir cette chance, peu importe les moyens mis en œuvre. 

 

 


 

guillemetDélicieux ces œufs brouillés". Il sourit. Puisque Joseph Pellegrini ne peut pas s'enfuir du manoir où il est gardé prisonnier jusqu’au procès, il a décidé de prendre dorénavant les choses à la légère. 

 

Mais Steven Cord n'est pas d'humeur à parler d'œufs brouillés. Le procès démarre aujourd'hui à 10 heures avec la déposition de Marsha Russell, premier témoin à être appelée à la barre. Steven est assis à la grande table de la salle à manger, juste en face de Pellegrini. "Monsieur Pellegrini, si nous reprenions notre affaire. Que faisiez-vous le lundi 4 avril dernier au Colonial Post Inn ?"

- Je vous le répète encore une fois. Je devais me rendre à Boston pour faire une course et je me suis arrêté à Peyton Place parce que j'étais fatigué. C'est tout". 

- Voyons, à qui voulez-vous faire croire ça ? Une halte justement à Peyton Place, une petite ville, dans la chambre voisine de celle de Fred Russell, retrouvé mort". 

- Je ne l'ai pas tué. 

- Russell était l'amant de la fille de votre patron.

- Franklin n'est pas mon patron". 

- Racontez-moi comment s'est passée votre journée du 4 avril, Mr Pellegrini."

Pellegrini se lève. "Mr Cord. Je vais vous épargner les détails de ma journée du 4 avril en vous disant que j'étais avec Arnold Franklin et son avocat entre 14 heures et 18 heures cet après-midi là. 

Steven affiche un sourire de satisfaction "Et bien voilà, nous y arrivons ! Où ? Au Colonial ?"

- Non, à Boston". 

Steven ricane. "Mais vous venez de dire que…"

- … oubliez ce que j'ai dit. Apparemment vous n'allez pas me lâcher tant que vous ne saurez pas la vérité. J'étais avec Franklin et son avocat pour signer un contrat. Un contrat secret. 

- Quel genre de contrat ?"

- Un contrat secret. Vous n'avez pas besoin d'en savoir plus. Ce contrat m'a rapporté la somme de 5.000 dollars. Cette même somme que votre fouineur d'associé a trouvé sur mon compte en banque. 

- Quel contrat, Mr Pellegrini ?

- Dans votre intérêt, il vaut mieux que vous ne sachiez pas de quel contrat il s'agit. 

- Je ne vous crois pas, vous n'allez pas vous en tirez comme ça. 

- Vous n'avez qu'a vérifié auprès de l'avocat de Franklin. C'est un des plus grands avocats de Boston. Il ne vous racontera pas de crac. Désolé pour vous, Mr Cord, mais le jour où Fred Russell s'est fait massacré le crâne, j'étais à Boston et je peux vous dire qu'il y a beaucoup de monde qui m'y a vu. Outre Franklin et son avocat, il y avait l'associé de l'avocat, sa secrétaire. J'ai pris un taxi pour me rendre au bureau de l'homme de loi. Vous n'avez qu'a interrogé la société de taxi."

Des gouttes de sueurs perlent du front de Steven. Serait-ce possible qu'ils se soient trompés ? Il était persuadé que Pellegrini avait tué Russell. Steven secoue la tête. "Ce n'est pas possible". 

- Oh si, Mr Cord. C'est possible.

- Ca ne colle pas. Pourquoi avoir pris une chambre à Peyton Place alors que vous étiez à Boston ?"

- Parce que personne ne devait savoir que j'étais à Boston.  

- Dites-moi quel contrat vous avez signé". 

Pellegrini prend une profonde respiration. "Très bien. Vous l'aurez voulu. Je vais tout vous dire. Mais lorsque vous saurez la nature du contrat, vous serez en danger. En danger de mort". 

Steven ricane. "Arrêtez votre numéro, Pellegrini, et parlez-moi de ce foutu contrat". 

- Mr Cord, Norm…" Mary, la fidèle servante, est sur le pas de la porte de la salle à manger et n'a pas le temps d'en dire plus. Norman la bouscule et entre en trombe dans la pièce, le visage rouge de colère. "Comment est-ce que tu as pu faire une chose pareille ?

- Bonjour Norman, qu'est-ce qui se passe ?

- Ce qui se passe… tu sais très bien ce qui se passe. Pourquoi est-ce que tu as assigné Rita à témoigner ?

- Je ne vois pas pourquoi tu te mets dans un état pareil. Rita n'est là qu'à titre de témoin. Elle répondra aux questions, et c'est tout". 

Aveuglé par la colère, Norman ne remarque même pas Pellegrini, posté dans un coin de la pièce. "C'est tout ? Tu te moques de moi. Rita va devoir faire face à un interrogatoire gratiné de la part du procureur. Dans son état, elle ne doit pas subir de stress et une forte émotion pourrait être fatale au bébé ". 

- Norman, je crois que tu…"

Norman ne laisse pas le temps à Steven de finir. Il l'empoigne par le col de sa chemise. "Je te préviens, Steven. Ne cite pas Rita à comparaître. S'il lui arrive quelque chose, à elle ou au bébé, je t'en tiendrais personnellement pour responsable". 

- Et…" l'encourage Steven. 

- … Et je ferais de ta vie un enfer". Norman lâche Steven.

Steven remet son col de chemise. "Désolé Norman, mais Rita est le témoin idéal pour persuader le juré que Mike Rossi est un homme irréprochable. 

- Tu me dégoûtes", lâche Norman avant de partir. 

Pellegrini sourit. "Quand on se jette à corps perdu dans les ennuis, difficile de s'en débarrasser. C'est comme une gangrène. Ca commence par vous chatouiller les pieds, et après ça vous pourrit le corps entier". 

Steven, blanc comme un linge, regarde sa montre. "Je dois me rendre au bureau. Quand je reviendrais, je veux que vous me disiez absolument tout sur ce fameux contrat". 

Pellegrini retourne à la table. "Parfait, ça me laissera le temps de finir ces délicieux œufs brouillés".

 

A suivre...

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