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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 227 : La politique de l'autruche

RRita Harrington berce doucement le petit Samuel et le place dans son lit. Il s'endort. Rita peut enfin souffler. Elle sort de la chambre et regarde l'horloge suspendue au-dessus du canapé. Il est 20 heures. Elle soupire. Norman n'est toujours pas rentré du travail. Elle en a l'habitude, maintenant. Il revient à la maison quand elle dort et il s'en va le lendemain matin avant qu'elle ne se réveille. Cela évite bien des discussions.

Elle se dirige vers la cuisine afin de se préparer un café. Elle est bien décidée à rester éveillé toute la nuit s'il le faut, mais elle doit parler avec Norman.

Tandis qu'elle verse l'eau chaude dans le filtre, elle songe aux mois qui ont suivi son mariage. Un bonheur parfait. Un bonheur qu'elle veut retrouver.

Elle sursaute en entendant le bruit de la porte d'entrer. Elle regarde sa montre, étonnée de voir que Norman est déjà rentré. Elle pose la cafetière, s'essuie rapidement les mains et parvient au salon où Norman enlève sa veste.

Elle sourit. "Bonsoir, je suis étonnée de te voir déjà ici à cette heure."

Norman la regarde. "Je suis chez moi, ici.

- Bien sûr. En fait, c'est bien que tu sois déjà là. Cela va nous permettre de discuter."

Norman s'assoit sur le canapé et prend l'exemplaire du jour du Clarion. "Je n'ai pas envie de parler, Rita. Je suis plutôt fatigué.

- Les affaires reprennent au magasin ?

- Toujours pareil." dit Norman tout en feignant de lire le journal.

"J'ai vu Paula aujourd'hui. Elle se remet doucement du décès d'Eric. Savais-tu que le frère d'Eric a débarqué en ville. Il s'appelle David."

Norman baisse le journal et regarde Rita d'un air las. "Rita, où veux-tu en venir ?

- Quoi ?

- Tu me parles de gens que je ne connais pas ou à peine. Tu essaies de tenir une conversation alors que je viens de te dire que je n'ai pas envie de parler. J'en déduis que tu veux quelque chose.

- Ce que je veux, c’est qu'on parle, Norman. Ca fait des jours qu'on ne s'est plus adressé la parole. Je veux pouvoir avoir une discussion sérieuse et constructive.

- Constructive ? Très bien, et quelle conversation pourrait être constructive, d'après toi ?

- Samuel.

- Laisse Samuel tranquille. Il n'a rien à voir dans tout ça.

- Dans quoi, Norman ? Qu'est-ce que tu appelles tout ça ?

- Je ne veux pas en parler."

Rita commence à pleurer. "J'en ai vraiment assez de te voir faire l'autruche. Tu te réfugies dans un travail que tu n'as pas, tout cela pour éviter de parler de ce qui nous préoccupe.

- Et d'après toi, qu'est-ce qui me préoccupe ?

- Fred Russell. Et Samuel. Et le fait qu'il y pourrait y avoir un lien entre les deux.

- Et que veux-tu que je fasse, Rita ?

- Que tu réagisses ! Que tu ailles faire le test de paternité. Norman, je sais que tu as peur, mais je ne peux plus vivre comme ça. Je veux que tu ailles faire ce test. Et dès demain.

- Et ça changera quoi ? Et si jamais je ne suis pas le père ?

- Tu es toujours en train de te plaindre. On dirait que ce qui t'arrive avec Samuel est la pire chose au monde. Tu veux que je te dise, Norman ? Au fond de toi, tu es égoïste. Tu ne penses même pas à moi, au mal que Russell m'a fait. Il m'a meurtri dans ma chair, et pas une seule seconde, tu as eu de la compassion pour ça. Tout ce qui t'importe, c'est le fait que Russell puisse être le père biologique de Samuel."

Norman regarde Rita pendant un instant, puis reprend la lecture du journal. Rita arrive près de lui et lui arrache le journal des mains. "Arrête de te cacher, Norman. Je suis à bout de patience. Si tu ne vas pas faire le test de paternité, demain…"

Elle suspend sa phrase. Norman l'encourage. "Alors quoi ?

- Alors je te quitte. Je prends Samuel avec moi et je m'en vais."

Norman ne répond pas. Il regarde intensément Rita dans les yeux, parvenant même à la mettre mal à l'aise. Il se lève, puis se dirige vers la porte d'entrée. "Norman…", crie Rita.

Il s'arrête un instant, sans se retourner, ouvre la porte, sort de l'appartement et referme la porte en la claquant, faisant sursauter Rita, qui se met à pleurer toutes les larmes de son corps. Et comme si cela ne suffisait pas, Samuel se met à crier.

 

A suivre...

 

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Marie A 11/10/2011 10:05


Ah ces hommes et leur incapacité à parler de ce qui les préoccupe !
Pour une fois, je plains la pauvre Rita, et surtout le petit Samuel qui doit bien sentir que son papa n'est plus pareil... ;-)


Mr. Peyton 11/10/2011 11:13



Oui, pour une fois, Rita prend le taureau par les cornes. Ca change