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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 133 : Eric demande de l'aide

John Davenport, fraîchement promu Commissaire de sa division à Boston, étudie le rapport de sa dernière affaire à son bureau lorsqu’Eric Bullock ouvre la porte et entre. Davenport lève les yeux vers l'arrivant et enlève ses lunettes en souriant. "Ca alors… Eric Bullock… Ca fait sacrément longtemps".

Davenport se lève tandis qu'Eric vient lui serrer la main. "5 ans je crois.

- On m'a dit que tu n’étais plus à Boston, et que tu t'étais enterré dans un coin perdu.

- Peyton Place".

Davenport hausse les épaules. "Une ville ravitaillée par les moineaux ? Pourquoi as-tu quitté Boston ?

- Disons que j'avais l'opportunité de m'associer à un avocat avec qui j'ai des atomes crochus. Ce qui n'était pas le cas avec le père de Susan.

- Je suppose que tu n'es pas venu ici pour parler du passé.

- J'ai besoin de ton aide, John.

- Je t'écoute".

Davenport se rassoit et Eric se penche sur le bureau pour lui dire : "Arnold Franklin".

Ces deux mots suffisent à Davenport pour effacer son sourire. Le commissaire blêmit et dit à Eric, d'un ton sec. "Oublie !

- Quoi ?

- Je ne sais pas comment tu connais ce type, mais oublie-le"

Eric tape du poing sur le bureau. "Bon sang John, mais pourquoi tout le monde a peur de ce type ? Qui est-il ?

- Un bon conseil, Eric. Ne cherche pas à savoir.

- C'est trop tard. Je suis impliqué jusqu'au cou.

- Comment ça ?

- Tu as entendu parlé d'un meurtre à Peyton Place ?

- Oui, c'est un toubib qui a été accusé. Il est en prison.

- Exact, sauf qu'il est innocent. C'est moi qui étais chargé de le défendre. Les indices nous ont menés au père de la maîtresse de la victime.

- Arnold Franklin ?

- Exactement. Je suis persuadé qu'il a commandité le meurtre. Et je cherche à le prouver.

- Eric, tu ne sais pas dans quoi tu t'engages.

- Oh que si ! Je ne le sais que trop. J'ai envoyé des détectives enquêter sur Franklin. Un de ces détectives est mort.

- Tu veux parler de Radcliffe ? C'est moi qui enquête sur le meurtre.

- Raison de plus pour m'aider.

- Eric, on a déjà eu affaire à Franklin.

- Et que s'est-il passé ?

- Le FBI est venu nous voir en nous disant qu'ils reprenaient l'affaire. Ils bossent dessus depuis plusieurs mois. Une fois que le FBI est sur l'affaire, on ne peut plus rien. Tu devrais aller les voir et leur dire tout ce que tu sais.

- Je n'ai pas le temps, John. Il va bientôt falloir que je retourne à Peyton Place. Le temps presse.

- Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

- Que tu m'aides à entrer chez Franklin".

Davenport secoue la tête. "Tu es fou.

- Si on arrive à trouver des preuves chez Franklin, on pourrait le confondre.

- Je n'ai plus aucun pouvoir sur cette affaire, Eric. Il me faudrait un mandat de perquisition.

- Pas forcément.

- Je vais essayer d'oublier ce que tu viens de dire. Je ne travaille pas comme ça.

- John, c'est important que…

- … C'est le FBI qui est sur l'affaire Franklin.

- Tu viens de me dire que ça fait des mois qu'ils travaillent dessus et ils n'ont rien trouvé. Moi, je te propose la filière non officielle.

-Tu sais ce que je risque, si je fais ça ? Sans compter le fait que des preuves procurées sans mandat sont nulles et non avenues devant un Tribunal.

- John, si on arrive à confronter Franklin avec ces preuves, il pourra au moins avouer avoir fait tuer Russell. Mon client sera libéré et c'est tout ce que je demande.

- Et tu crois que je vais risquer ma place pour ça ?

- En souvenir de notre amitié, John.

- Je n'arrive pas à croire que tu me demandes de faire une chose pareille et que tu oses invoquer notre amitié. C'est trop dangereux, Eric. Et le FBI n'apprécierais pas".

 

***

 

"Je me demande bien pourquoi j'ai accepté. Je crois que je suis fou. C'est la seule explication possible".

Debout devant la porte des Entreprises Franklin, John Davenport gesticule dans tous les sens, visiblement mal à l'aise.

Eric lui sourit. "Je te l'ai dit… au nom de notre amitié.

- Tu parles ! Lorsque je me retrouverai au chômage à devoir nourrir mes trois gosses et que ma femme m'aura quitté, ton amitié me fera une belle jambe !"

Eric sait que John plaisante et il rit de bon cœur. "Arrête ton char, tu n'as ni gosses, ni femme."

Il fait nuit dehors. Ils ont de la chance que les Entreprises Franklin soient à l'écart du centre ville. Il fait froid. Davenport grelotte, pendant qu'Eric tente d'ouvrir la porte avec un trombone. "Dépêche-toi, Eric. Où est donc ta dextérité légendaire ? Le gardien revient faire sa ronde dans un quart d'heure.

- Je sens que ça vient". Eric sourit lorsqu'il entend le bruit de la serrure de la porte d'entrée. Davenport est impressionné. "Il faudra un jour que tu m'explique comment tu fais.

- Pas question. Ca te donnerait de mauvaises idées.

- La mauvaise idée, c'est de t'avoir suivi".

Les deux hommes pénètrent doucement dans le couloir. Il est gigantesque. Franklin a une entreprise florissante, et ça se voit.

"Encore heureux qu'il n'y est pas une alarme électronique".

Muni d'une lampe de poche, Eric inspecte les lieux. "Tu es déjà venu ici. Dis-moi où se trouve le bureau privé de Franklin. S'il cache quelque chose, ce doit être là".

Davenport prend la lampe de poche des mains d'Eric. "Suis moi, on a peu de temps".

 

A suivre...

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