Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 121 : coup dur pour Eric

Il y a des jours où l'on a l'impression qu'on ne contrôle plus sa vie. L'impression de se voir évoluer comme un personnage de fiction. De flotter dans la brume tout en agissant comme un automate, dans un scénario tissé par d'autres. C'est ce que ressent Eric Bullock en ce moment, au volant de sa voiture. Il a perdu le contrôle de son existence. Tout a commencé hier, par un appel téléphonique du détective privé qui travaille pour lui, Jim Radcliffe. Jim était en possession d'un secret concernant le tout puissant Arnold Franklin. Un secret bien gardé et qui ne transparaîtra pas, puisque Jim Radcliffe a été assassiné. Maintenant, l'esprit confus, Eric ne voit pas d'autre choix que de se confier à son collègue et ami, Steven Cord. Eric Bullock fonce à toute allure dans les rues de Boston, avec sa voiture de location. Des gouttes de sueur perlent sur son front. Son regard trahit un mélange de peur et d'incompréhension. Il gare sa voiture devant l'hôtel où lui, Steven Cord et Betty Harrington séjournent.

 

guillemetMais où peut-il bien être ?". Assis à la table du petit déjeuner en compagnie de Betty, Steven regarde sa montre, l'air perplexe. "A la réception, ils m'ont dit qu'il a quitté l'hôtel tôt ce matin, à 7 H. Je me demande bien pourquoi ?"

Betty boit une gorgée de son café. "Eric doit savoir ce qu'il fait. Il avait sans doute un rendez-vous d'affaires".

Steven regarde sa montre. "Plus que trois heures et nous serons fixés sur notre sort, Betty".

Betty n'a pas le temps de répondre. Eric arrive en courant dans la salle à manger et se précipite vers eux. "Steven ! Steven ! Il faut que je vous parle".

Steven le regarde, l'air surpris. "Eric, vous avez une mine affreuse, que se passe-t-il ?"

Effectivement, Eric est dégoulinant de sueur. Ses cheveux sont collés à son front. Sans compter le fait qu'il a le teint livide. Eric reprend son souffle. "C'est très important, Steven. Je dois vous parler.

- Et bien, allez-y. Parlez".

Il regarde Betty. "En privé.

- Eric, il n'y a rien que Betty ne doit pas savoir. Vous pouvez tranquillement parler devant elle."

Betty se lève. "Ce n'est pas grave, Steven. Je voudrais aller prendre une douche avant de…"

Eric l'interrompt. "Non, non. Après tout, vous êtes également concernée par ce que je vais dire".

Steven s'impatiente. "Asseyez-vous et dites-nous ce qui ne va pas. Parce qu'apparemment quelque chose ne va pas.

- Je ne veux pas parler ici". Eric se retourne et s'aperçoit que toutes les personnes présentes dans la salle observent sa dégaine. "Je préfère un endroit plus discret".

Steven pose sa serviette sur la table et se lève. "Très bien, allons dans ma chambre".

 

***

 

L'air incrédule, Steven regarde Eric s'éponger le front avec un mouchoir. "Radcliffe ? Je croyais vous avoir dit d'abandonner l'affaire Franklin ?

- Je croyais vous avoir dit que j'allais continuer seul cette enquête. Radcliffe m'a contacté hier. Nous nous sommes vus dans un bar minable, le Sunday Light, hier soir. Il m'a dit qu'il avait découvert un lourd secret sur Franklin. Il l'a démasqué et il a ajouté qu'il était en danger de mort.

- Qu'a-t-il découvert ?

- C'est là le hic. Il n'a rien voulu me dire. Il m'a demandé simplement que je lui verse les 3000 dollars que je lui dois depuis le début de cette affaire dans une consigne à la gare de Boston".

Betty fronce les sourcils. "Voilà qui est bien étrange. Etrange et mystérieux".

Eric poursuit. "Je suis allé comme il me l'a dit à la consigne de la gare tout à l'heure. Mais c'était trop tard. Jim Radcliffe a été abattu de deux coups de feu. Il est mort emportant avec lui tout ce qu'il savait sur les agissements de Franklin. Je suis parti de la gare avant l'arrivée de la police. Je n'avais pas envie de répondre à leur question tout de suite. Ils ne raterons pas l'occasion de me tomber dessus plus tard".

Steven croise les bras. "Vous êtes sûr que Radcliffe ne vous a rien dit qui pourrait nous mettre sur la voie ?

- Non. A part une chose peut-être. Il a dit « Tu ne sais pas qui est Franklin ».

- Qu'en déduisez-vous ?

- Je pense que Franklin appartient à la mafia. C'est peut-être même un Parrain. Je pense que Fred Russell, qui sortait avec sa fille Donna, l'a découvert et que c'est pour ça qu'il est mort. Fred Russell et Jim Radcliffe ont été tué par le même gang. Voilà ce que je pense".

Betty prend espoir. "Le dossier de Mike Rossi pourrait être rouvert avec cette découverte".

Steven secoue la tête. "Il n'y a aucune preuve tangible. Ce ne sont que des allégations. Aucun juge ne rouvrirait ce dossier sans une preuve à l'appui.

- Mais le meurtre de Radcliffe ?", persiste Betty.

"Steven a raison, Betty. Rien ne prouve que Radcliffe et Russell ont été tué par la même personne.

- Nous devons enquêter, dit Steven. Eric, il me semble qu’une autre personne travaillait avec Radcliffe sur l'affaire Franklin ?

- Joe Esposito.

- Où est-il ?"

Eric hausse les épaules. "Je l'ignore. Je n'ai plus de nouvelles de lui depuis un certain temps. Habituellement, c'est lui qui m'appelle pour me rendre compte de son travail.

- Très bien. Il faudra essayer de le retrouver. Il sait peut-être quelque chose.

- Auquel cas il est en danger lui aussi".

Steven regarde Eric dans les yeux. "Vous sentez-vous menacer ?"

"Je n'en sais rien. Mais si Franklin pense que je sais quelque chose, il n'hésitera pas à me descendre. Qu'en pensez-vous ?

- Je pense que vous êtes dans de beaux draps, Eric. On va faire notre possible pour vous sortir de là et découvrir qui est réellement Arnold Franklin.

- Ca risque d'être dangereux.

- Oui, mais nous n'avons pas le choix".

Un silence pesant s'abat. Steven observe Eric. Il ne l'a jamais vu aussi nerveux qu'en ce moment. Il est passé par de terribles épreuves. "Eric, Radcliffe est mort. Russell est mort. Rossi est en prison. Ce qu'il nous faut, c'est un lien. Un lien entre ces trois affirmations et Franklin".

Les yeux d'Eric se mettent à briller. "Et j'ai une théorie là-dessus.

- Je vous écoute.

- J'ai réfléchis à cela en conduisant jusqu'ici. Généralement, les Parrains de la mafia font appel à des tueurs professionnels lorsqu'ils veulent descendre quelqu'un. Nous avons eu Pellegrini, et il est mort. Même si l'enquête a conclut à un suicide, nous savons très bien qu'il a été assassiné. Par qui ? Pas par Franklin, il ne se salirait pas les mains. Par un autre tueur professionnel.

- Ca ne nous avance pas.

- Un tueur professionnel. Quelqu'un qui n'a pas d'adresse, des faux noms en-veux-tu-en-voilà. Un inconnu qui débarquerait dans une ville sans que l'on sache pourquoi. Un homme comme…

- … Jack Malone", souffle Betty, atterrée.

Steven lève les bras. "Attendez, attendez… Vous pensez que Jack Malone est un tueur à gages employé par Franklin pour descendre Pellegrini et Radcliffe ?

- C'est une hypothèse qui se tient, Steven. Ne dites pas le contraire. Malone est intervenu dans nos vies au moment des événements.

- Oui, si ce que vous dites est vrai, pourquoi est-il resté à Peyton Place ? Généralement, un tueur à gages disparaît après son crime.

- Parce qu'il n'avait pas fini son boulot. Franklin avait encore besoin de lui…

- … pour tuer Radcliffe…

- … et tous ceux qui se trouvent sur le chemin de Franklin".

Betty intervient. "Mais pourquoi a-t-il voulu sortir avec moi ?"

Eric sourit. "Le travail n'est pas tout dans la vie. Il faut aussi penser aux plaisirs".

Steven fronce les sourcils. "Tout semble se tenir. Nous ne connaissons pas le vrai nom de Malone. Nous ne savons pas d'où il vient et il s'est bien gardé de nous le dire. Il est ici sous un faux nom. Il fait de fréquents séjours à Boston. Il est à Peyton Place lors du meurtre de Pellegrini. Il est à Boston lorsque Radcliffe est tué…"

Eric hoche la tête. "Ca fait beaucoup trop de coïncidences, n'est-ce pas ?"

Steven se tourne vers Betty. "Sais-tu où loge Malone pendant ses séjours à Boston ?"

Betty hausse les épaules. "Ici.

- Comment ça ici ? Dans cet hôtel ?

- Oui. Enfin, c'est ce qu'il m'a dit lorsqu'il est venu me voir la dernière fois".

Steven regarde sa montre. "On doit partir au tribunal maintenant si on ne veut pas être en retard".

Eric s'avance vers Steven. "Ecoutez Steven, vous n'avez pas besoin de moi au Tribunal. Pendant que vous serez là-bas, je vais en profiter pour surveiller Malone. Je trouverai bien son numéro de chambre, et s'il n'est pas dans sa chambre, j'en profiterais pour aller la visiter".

Steven hoche la tête. "Soyez très prudent, Eric.

- Ne vous inquiétez pas pour moi".

 

A suivre...

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

MarIe 21/02/2011 13:43


Mais c'est passionnant ! Vivement demain !