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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 673. Les enfants sont formidables

16970 CS

 

« J’espère que tu plaisantes !

Betty Cord était appuyée contre l’évier de la cuisine. Les bras croisés, elle toisait son mari Steven, une moue significative sur le visage.

Brian avala une cuillère de céréales. « Dis maman, c’est quand qu’elle revient tante Paula ? Je m’ennuie après elle.

Betty se tourna vers son fils avec un léger sourire. « Chéri, tu devrais aller te brosser les dents, nous allons être en retard à l’école. Nous irons rendre visite à Tante Paula très bientôt.

Brian s’essuya la bouche avec sa serviette, comme papa lui avait appris à faire, puis il s’en alla.

Steven sourit à Betty. « Au fait, comment va Paula ?

- Ne change pas de sujet, Steven Cord !

Steven se leva et alla rejoindre son épouse devant le lavabo. « Ecoute, ça ne serait pas pour très longtemps. Juste le temps qu’on démasque ce salopard.

Betty grinça des dents. « Il y a d’autres endroits où elle pourrait vivre.

- Si je te demande ça, c’est parce que c’est important.

- Je n’aime pas Carolyn Russell. Pas plus qu’elle ne m’aime. Je ne vois pas comment nous pourrions cohabiter ensemble.

- J’ai vraiment le sentiment qu’elle est en danger.

- Dans ce cas, elle n’a qu’à faire appel à la police.

Steven préféra ne pas lui dire que le sergent de police était le suspect numéro un de la liste. « La police ne fera rien. Elle est en danger. Cet homme peut s’en prendre à elle si elle habite seule chez elle. Ici, elle ne craint rien.

- Elle est harcelée par un timbré, et ça ne te fait pas peur pour Brian ? Et pour moi ?

- Non, c’est après Carolyn qu’il en a. Et personne d’autre.

Betty fronça les sourcils. « De la façon dont tu parles de ce type, j’ai l’impression que tu le connais.

- N..non, mais on a étudié un peu son profil psychologique. Il ne s’en prendra qu’à Carolyn. Si elle est seule.

- Elle n’a qu’à aller à l’hôtel. Elle ne sera pas seule.

- Si tu crois que l’hôtel est l’endroit le plus sûr, tu as la mémoire courte.

Steven faisait référence au meurtre de Fred Russell, survenu à l’hôtel Colonial il y a dix ans de cela.

- Ecoute Steven, je suis peinée pour Carolyn. C’est vrai, elle vit des moments très difficiles, mais franchement, je ne me vois pas vivre avec elle ici. Ça ne va pas marcher.

 

***

 

Carolyn débarqua chez les Cord à dix-neuf heures. Elle portait une petite valise avec juste le nécessaire pour quelques jours, histoire de faire savoir à Betty qu’elle ne comptait pas s’éterniser.

Ce fut Brian qui lui ouvrit la porte. Carolyn lui sourit. « Bonjour Brian.

Brian était visiblement déçu. « Je croyais que c’était Tante Paula.

- Tu te souviens de moi, je suis la dame qui travaille avec ton papa. Je m’appelle Carolyn.

Betty arriva derrière Brian. Carolyn nota qu’elle n’avait aucune expression particulière sur le visage. Impossible de dire si elle était très contrariée, ou seulement contrariée par la situation. « Entrez, Carolyn.

La jeune avocate pénétra dans le chaleureux vestibule des Cord. Elle admira les tableaux fixés au mur et les tons chauds de la petite pièce.

Elle enleva son manteau. « Steven avait un rendez-vous, il devrait être de retour très bientôt.

- Je sais, Steven me prévient toujours quand il a du retard.

Le ton était sec. La cohabitation n’allait pas être facile.

Le jeune Brian n’arrêtait pas de la fixer du regard avec de grands yeux et Carolyn ne sut comment interpréter ces mimiques.

Betty la conduisit dans le salon douillet, dominé par une cheminée au fond de la pièce. « C’est très joli chez vous », nota Carolyn.

- On m’a toujours dit que j’avais du goût pour la décoration.

Ce n’était plus une conversation, mais un rapport de force.

Brian continuait de fixer Carolyn qui commençait à se sentir gênée. Betty dut s’en apercevoir et dit : « Brian, tu connais Mlle Russell.

L’avocate se pencha vers Brian et lui sourit. « Tu peux m’appeler Carolyn.

- Maman vous déteste.

Betty, choquée par le franc parlé de son fils, répliqua d’un ton sec. « Brian, fais tout de suite des excuses à Mlle Russell.

Mais Brian campa sur ses positions. « Mais si tu la déteste. Je t’ai entendu le dire à Tante Paula la dernière fois.

Le visage de Betty s’empourpra. « Brian Cord, dans ta chambre immédiatement !

Brian comprit qu’il avait dit une bêtise et s’enfuit à l’étage.

Très embarrassée, Betty tourna vers Carolyn un visage pourpre. « Je suis désolée, vraiment.

- Ne vous excusez pas, Betty. Brian est encore jeune. J’adore les enfants. Ils sont tellement spontanés, vous ne trouvez pas ?

Carolyn regretta aussitôt sa remarque acerbe. Après tout, Betty faisait un effort considérable pour l’accueillir ici. Et si l’avocate avait eu le choix, elle aurait préféré être logée ailleurs. Mais elle n’avait pas le choix. Steven avait raison. Elle était en sécurité ici plus qu’ailleurs.

Et puis, elle ne comprenait pas l’animosité que Betty lui témoignait. Elle n’avait rien fait de mal et n’avait jamais causé d’ennuis à la famille Cord.

Betty prit la remarque de Carolyn de haut. Elle pinça les lèvres et dit simplement. « Je vais vous conduire à votre chambre.

Suivant Betty à l’étage, Carolyn secoua la tête. Non, cette cohabitation n’allait pas être facile.


 

à suivre...

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Marie A 07/03/2014 19:59

Tout est dit dans le titre ! Et au moins les choses sont claires entre les deux femmes :-)

Mr Peyton 08/03/2014 11:28

C'est aussi pour ça qu'on les aime les enfants, ils sont tellement naturels et innocents ;-)