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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 666. La marque du diable

telephone

 

Lisa Peyton raccrocha le téléphone avec rage, tout en maugréant une injure, au moment même où Betty Cord entrait dans la zone de réception d’AD, sacoche à la main.

Betty parvint près du comptoir et pointa un index sur le téléphone dont le combiné tremblait encore sur son présentoir. « J’espère que ce n’était pas un client !

- C’était la police.

Betty fronça les sourcils. « Qu’est-ce qu’elle voulait ?

- Rien. C’est moi qui ai appelé. Je voulais savoir s’ils avaient réussi à mettre la main sur ce salopard de Cal. Et tu sais ce qu’ils m’ont répondu ?

- Ils t’ont envoyée promené.

- Exactement. Ils n’ont pas le droit de communiquer ce genre d’information. Tu parles ! Ils n’ont pas le début d’une piste et ils ne veulent pas l’avouer !

- Sinon… des messages ?

- Quoi ?... Ah oui, cette espèce de vieille bique de Van Der Blint a appelé.

Betty fut prise d’une sourde appréhension. « J’espère que tu as été polie avec elle !

- Oui, je ne suis pas complètement idiote. Je sais que c’est elle qui nous fait vivre. Elle voulait parler à Paula.

Rassurée, Betty se dirigea vers le bureau de Paula, impatiente de savoir comment s’est passé l’entretien.

« Elle n’est pas là.

Betty se tourna vers Lisa. « Quoi ?

- Elle n’est pas venue au bureau ce matin. J’ai dit à Van Der Blint qu’elle était souffrante et que tu l’appellerais dès ton arrivée au bureau.

Betty entra dans son bureau et se débarrassa de sa sacoche et de son manteau, puis s’assit, préoccupée.

Vendredi soir, Paula avait pris la décision de rentrer chez elle. Elle avait remercié Steven et Betty pour l’accueil, mais jugeait qu’il était temps pour elle de reprendre une vie normale. Betty n’avait pas compris l’empressement de Paula, mais avait décidé de laisser faire. Elle sentait pourtant que son amie n’allait pas bien. Paula avait promis d’être au bureau lundi matin première heure.

Betty regretta de l’avoir laissée partir vendredi. Elle avait téléphoné à deux reprises samedi et dimanche, mais Paula n’avait répondu qu’au dernier appel, dimanche soir. Elle lui avait assuré que tout allait bien. Mais Betty avait cru déceler des tremblements dans la voix de son amie.

Elle saisit le téléphone et commença par appeler Mme Van Der Blint. Autant se débarrasser en premier lieu des choses les plus désagréables. Elle écouta donc tranquillement la vieille femme se plaindre des services d’AD, avant d’obtenir un nouveau rendez-vous jeudi prochain. Si Paula ne pouvait pas s’en occuper, Betty le ferait et tenterait de séduire sa cliente en l’invitant au Colonial.

Juste après avoir raccroché, elle prit de nouveau le combiné et appela Paula.

 

***

 

Couchée dans son lit, Paula Dixon fixait l’heure sur son réveil. 9 heures étaient passées. Elle savait qu’elle devait se lever, mais n’en avait pas la force.

Elle n’avait pas dormi de la nuit. La pensée de savoir Cal toujours en liberté la hantait.

Elle était persuadé qu’il reviendrait pour se venger, pour terminer le travail qu’il avait commandité à Marsha. C’était une certitude et c’était pour cela qu’elle avait décidé de partir de chez Betty et Steven vendredi. Elle avait prétexté se sentir mieux, mais elle avait surtout peur que Cal ne s’en prenne à Steven, Betty ou encore au petit Brian s’il apprenait qu’elle vivait avec eux.

Elle se retourna dans son lit, décidée à ne pas aller travailler. Elle n’en aurait de toute façon pas la force.

C’est alors qu’elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir.

Elle se redressa, affolée. Elle était persuadée l’avoir fermé à clé. Elle entendit la porte se refermer.

Elle sortit rapidement du lit et enfila une robe de chambre. Puis d’un pas précautionneux, elle sortit de la pièce, avança à pas de loup dans le couloir jusqu’aux escaliers.

Quelqu’un était dans la cuisine. Ce quelqu’un faisait couler de l’eau. Elle entendit le moulin à café se mettre en route.

Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Elle descendit rapidement les escaliers, prévoyant de s’enfuir et d’aller se réfugier chez son voisin pour prévenir la police.

Elle n’en eut pas le temps. L’homme sortit de la cuisine et se précipita vers elle.

Paula ouvrit la porte, mais il parvient à temps pour la refermer illico. Il lui sourit. « Bonjour Paula.

Paula sentait la vie l’abandonner. Son visage se décomposa à mesure que le sourire de Cal Fullerton s’effaçait. « Tu ne dis pas bonjour à ton mari ?

Paula était tétanisée. Ses jambes n’arrivaient plus à la porter. Elle finit par articuler : « La police te recherche.

- Je sais, c’est pour ça que je ne vais pas trainer dans le coin.

- Qu’est-ce que tu viens faire ici ?

- J’ai préparé du café. Tu en veux ?

- Non, je veux savoir pourquoi tu es là.

- Tu n’as pas une petite idée ? Allons, réfléchis un peu…

Malgré la peur panique, Paula eut l’idée de dire : « Betty doit passer me chercher d’un moment à l’autre.

Le sourire de Cal s’agrandit. « Tant mieux ! Plus on est de fous…

Il se mit à rire. Un rire gras, désagréable. « Je ne suis pas sûr qu’elle puisse venir, ta Betty.

- Pourquoi dis-tu ça ?

- A l’heure qu’il est, elle doit être effondrée de chagrin.

- Qu… quoi ?

Cal haussa les épaules. « A moins qu’elle ne soit pas encore au courant.

- Au courant de quoi ? ». La voix de Paula n’était plus qu’un murmure.

- Je pensais que tu habitais toujours chez eux. Donc j’y suis allé tout à l’heure. Tu n’y étais pas. Betty non plus. Mais il y avait Steven et le petit…

- Mon Dieu ! Brian !

- Oui c’est ça, Brian… Ça m’a fait beaucoup de peine de les tuer tous les deux. Surtout le petit. Mais je t’assure, il n’a pas souffert.

Paula secoua la tête. « Tu mens. Jamais tu ne pourrais t’en prendre à un enfant !

Cal eut un rictus. « Espèce d’idiote ! Ils m’avaient vu. J’étais obligé de me débarrasser d’eux. Et maintenant, c’est ton tour.

Cal entoura ses deux mains autour de la gorge de Paula. Il exerça une pression très forte sur son cou.

Paula se sentait étouffer. L’air de rentrait plus dans ses poumons. Elle commençait à sombrer. Tout juste arrivait-elle à entendre la sonnerie du téléphone.

Bizarrement, le bruit de la sonnerie du téléphone s’amplifia alors qu’elle devrait diminuer puisqu’elle était en train de sombrer dans le néant.

Mais la sonnerie continuait à résonner plus fort dans son esprit. De plus en plus fort, jusqu’à la réveiller brutalement.

Elle fit un bond dans son lit en hurlant. Ses poumons cherchaient l’air que son cauchemar lui avait privé. Elle le trouva et son pouls redevint régulier.

Elle jeta un regard sur le téléphone posé près du réveil. Le répondeur se mit en route. « Paula, c’est Betty. Rappelle-moi s’il te plaît. Je suis inquiète…

 

 


 

à suivre...

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Marie A 24/02/2014 22:21

Voilà qui s'appelle un vrai cauchemar ! Pauvre Paula... et pauvre de nous si elle en fait encore beaucoup de ce genre :-0

Mr. Peyton 26/02/2014 19:21



C'est aussi ce qui s'appelle être perturbée émotionnellement