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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 663. Du nouveau

Tasse

 

Carolyn Russell entra avec détermination dans son bureau. Elle se servit une tasse de café et se mit au travail immédiatement.

Elle se plongea dans le long rapport que KC avait fait après avoir enquêté sur Cal Fullerton. Elle ne savait pas quoi chercher, elle ne savait pas par où commencer ni même comment s’y prendre. Elle ne savait qu’une chose : elle allait mettre toute son énergie à rechercher ce type afin qu’il paye pour tout le mal qu’il a fait autour de lui.

Elle devait le faire. Pour sa mère. Pour elle aussi. A partir d’aujourd’hui, plus rien d’autre ne comptait.

Elle but une gorgée de café tout en parcourant le rapport du dossier. KC avait un don tout particulier pour les comptes rendus. Ils étaient clairs, très bien rédigés et les détails répertoriés de façon intelligente. Cette fille était une perle.

Après avoir parcouru trois pages, Carolyn fronça les sourcils. Cal était irréprochable. Son enfance, son adolescence, ses études… tout s’était passé merveilleusement bien.

On avait affaire à un meurtrier sans scrupule, très intelligent et manipulateur. Et pourtant, il avait eu une vie rangée et sans problème avant son arrivée à Peyton Place.

Quelque chose clochait. KC avait été très minutieuse dans son rapport. Et pourtant, Fullerton n’avait pas fait un seul faux pas avant l’histoire de harcèlement sur Paula Dixon, sept ans plus tôt.

Et elle avait fini par l’épouser ! Cet homme était très fort pour parvenir à épouser la femme qu’il harcelait au point de l’avoir poussée à quitter son poste d’infirmière à l’hôpital.

Carolyn secoua la tête tout en terminant sa tasse. Elle avait l’impression d’avoir le curriculum vitae d’un postulant à un emploi plutôt qu’un rapport d’enquête.

L’interphone bourdonna. « Oui, Emilie ?

- Votre rendez-vous est là, Mademoiselle.

Son rendez-vous ? Avec l’internement de sa mère, elle se souvint avoir annulé ses rendez-vous d’hier, mais pas ceux d’aujourd’hui.

Emilie, devinant Carolyn perdue, ajouta : « Mr Joe Pillburg.

Carolyn n’avait pas envie de lâcher le rapport de KC sur Fullerton, mais en même temps, elle ne pouvait pas congédier l’homme. Et puis, peut-être qu’une nouvelle affaire pourrait justement lui aérer l’esprit… et aussi remplir son porte-monnaie. Car soyons clair, personne n’allait la payer pour son enquête sur Fullerton. C’était elle qui était cliente de sa propre affaire. « Faites entrer.

Joe Pillburg était un homme de petite taille au visage rond avec une barbe de deux jours qui lui donnait un air négligé.

Elle lui proposa un café qu’il refusa poliment et, à sa demande, s’assit en face d’elle.

Carolyn l’écouta exposer son problème. Il travaillait à la Fabrique Peyton comme chef d’atelier. Il raconta que le président de la Fabrique, Jack Peyton, a nommé un certain Seth Buswell directeur, mais qu’il n’avait aucune compétence. Carolyn était déjà au courant de cette histoire. Elle avait lu l’article incendiaire paru dans le Clarion.

« Mr Pillburg, qu’attendez-vous de moi au juste ?

- Je voudrais que Seth Buswell soit répudié de son poste de directeur.

- En avez-vous parlé à Mr Peyton ?

- Bien sûr. Il ne veut rien savoir.

- Mr Pillburg, je ne peux rien faire.

- Je voudrais porter l’affaire en justice.

- Vous voulez vous battre contre Mr Peyton ?

- Exactement. Mlle Russell, j’ai les compétences pour diriger la Fabrique. Je suis un meneur.

Il était surtout un arriviste de première. Carolyn n’aimait pas le ton qu’employait cet homme. « Cette affaire relève plutôt de la compétence de votre syndicat.

- Il n’y a pas de syndicat à la Fabrique.

Carolyn se leva. Elle n’allait pas perdre son temps pour une cause sans espoir. « Alors je vous suggère d’en créer un, Monsieur Pillburg. C’est la seule façon de pouvoir arranger les choses.

Elle secoua la tête, faussement compatissante. « Je suis désolée, mais je ne peux pas vous aider.

Pillburg voulu insister, mais déjà Carolyn avait ouvert la porte de son bureau, lui faisant clairement comprendre que l’entretien était terminé.

Elle se remit immédiatement sur le dossier Fullerton lorsque KC frappa à la porte et entra. « Carolyn, je viens d’apprendre pour votre maman, je suis désolée. Comment va-t-elle ?

Bien évidemment, KC et Steven n’étaient pas au courant du drame de la maison de la plage. « Eh bien, il faudra  laisser le temps au temps. J’espère qu’elle ira mieux bientôt. Merci de votre sollicitude.

KC jeta un œil sur le rapport. « Vous êtes toujours sur l’affaire Fullerton ?

- Plus que jamais !

- Je pensais que vous laisseriez ça à la police.

Carolyn eut un faible sourire. « Je connais personnellement le nouveau sergent de la ville et je peux vous dire qu’il aura besoin d’un coup de pouce s’il veut retrouver ce sale type.

KC s’assit alors sur la chaise en face de sa patronne. « Ça tombe bien. Parce que j’ai du nouveau.

Tous les sens de Carolyn se mirent en éveil. Elle avait la bouche sèche malgré le café qu’elle venait de boire. « Je vous écoute » parvint-elle à dire en essayant de masquer son excitation.

- Je crois avoir trouvé Jeremy Jordan.

C’était plus ‘qu’avoir du nouveau’, c’était carrément un nouveau point de départ pour l’enquête ! « Dites-moi tout !

- J’ai appris qu’un certain Jeremy Jordan a séjourné au Colonial il y a sept ans. Juste après la découverte du cadavre d’Elby.

- Qu’avez-vous appris sur lui ?

KC haussa les épaules et récita : « Un honnête homme. Afro-américain. Marié depuis 30 ans. A vécu un drame familial : son fils a disparu sans laisser de trace il y a quinze ans. Il est PDG de la fabrique d’outillages Jordan and Co. Il est à la tête d’une fortune considérable. Le problème, c’est que je n’ai réussi à faire aucune liaison entre lui et Cal Fullerton. Personne ne les a vus ensemble pendant le séjour que Jordan a fait à Peyton Place.

- Et il habite où, ce Jordan ?

- Greenwich Village.

- Il faut vous y rendre et voir ce que vous pouvez trouver sur place.

KC lui adressa un clin d’œil. « J’ai déjà réservé une chambre d’hôtel, patronne.

 

 


 

à suivre...

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Marie A 19/02/2014 18:38

On avance, on avance c'est bon signe !
Mais petite question comme ça : Cal était-il Cal avant de venir à Peyton Place ?

Mr. Peyton 19/02/2014 23:04



Eh bien... ça c'est une bonne question qu'elle est bonne 


Nous tâcherons de la lui poser entre deux tentatives de meurtre (c'est qu'il est trop occupé en ce moment pour nous accorder un interview)