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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 659. Adrénaline

allumette.jpg

 

 

 

On avait souvent dit à Lisa Peyton qu’elle n’était pas très vivace d’esprit. Lorsqu’elle était enfant et qu’elle jouait au basket, elle perdait rapidement la balle parce qu’elle avait du mal à se concentrer. En fait, elle se fichait totalement du basket.

 

Plus tard, elle avait raté son examen d’entrée dans une école de danse parce qu’elle était arrivée en retard. En fait, elle se fichait totalement de la danse.

 

Lorsqu’elle était en prison, elle devait aller travailler à la bibliothèque, le meilleur des jobs pour une détenue. Mais elle s’était fait piquer la place par une fille qui savait à peine lire, mais qui était passée devant elle en payant grassement une surveillante. En fait, elle se fichait totalement de travailler à la bibliothèque de la prison.

 

Mais aujourd’hui, devant la petite flamme d’une allumette qui était en train de se consumer entre les doigts d’une folle furieuse, dans cette petite maison de bois aspergée d’essence, Lisa se rendit compte d’une chose : elle ne se fichait pas de sa vie.

 

Sans réfléchir un instant, sans même avoir un plan précis en tête, elle souffla de toutes ses forces sur l’allumette qui s’éteignit.

 

Marsha ne s’y attendait pas et Lisa profita de cet instant de surprise pour décrocher à la femme un violent coup de poing à la figure.

 

Marsha tomba à la renverse et lâcha en même temps la boite d’allumettes.

 

Folle de rage contre cette femme qui voulait la tuer, Lisa se jeta sur elle.

 

Marsha était décidée à ne pas se laisser faire. Tandis que Lisa était sur elle, en train de la marteler de coups de poings, elle lui saisit les cheveux et tira de toutes ses forces.

 

Lisa poussa un cri de douleur et Marsha pu échapper de son contrôle. Elle se dégagea. Les deux femmes, toujours à terre et couverte de l’essence qui était déversée sur le sol, reprenaient leur souffle.

 

Ce fut Marsha qui riposta la première. Elle envoya un violent coup de pied dans l’abdomen de Lisa. Cette dernière hurla de douleur et eut terriblement de mal à retrouver son souffle.

 

Toujours ligotée sur sa chaise, Paula Fullerton criait et bougeait de toutes ses forces, comme si cela pouvait l’aider à se détacher. Tout ce qu’elle finit par faire, c’est tomber avec la chaise. Une violente douleur à l’épaule lui fit prendre conscience qu’elle s’était mal réceptionnée. Couchée par terre, les liens solidement fixés sur la chaise, elle était dans l’incapacité de bouger. Son épaule lui faisait atrocement mal.

 

La dernière pensée qui lui vint avant de s’évanouir était que si jamais Marsha parvenait à mettre le feu, elles grilleraient toutes les trois immédiatement puisqu’elles étaient imbibées d’essence.

 

 

 

Tandis que Lisa se tordait de douleur, Marsha rampait vers la boite d’allumettes.

 

Consciente du danger qui les menaçait toutes les trois, Lisa se redressa et parvint à projeter la boite de l’autre côté de la pièce par un violent coup de pied juste avant que la main de Marsha ne puisse la saisir.

 

Marsha se leva. Lisa l’imita. Elle avait l’impression que ses jambes ne la portaient plus. Mais la peur que Marsha puisse approcher la boite d’allumettes procura à Lisa une dose d’adrénaline suffisante pour saisir la femme du médecin par les cheveux. Elle tira de toutes ses forces sur la touffe pour tenter de faire tomber Marsha, et celle-ci s’écroula sur le canapé, qui amortit sa chute.

 

Marsha put se relever. Elle était maintenant face à Lisa. Avec une rage féroce, elle saisit Lisa par les épaules et alla la cogner contre le mur.

 

Cette fois, Lisa accusa le coup. Elle vit des milliers d’étoiles dansaient autour d’elle. Un brouillard commençait à l’envelopper. Elle était vaincue.

 

Des larmes jaillirent de ses yeux. Elle distingua à peine Marsha saisissant la boite d’allumettes. Elle la distingua à peine lorsqu’elle parvint tout près d’elle, souriant de toutes ses dents. Elle distingua à peine la flamme qui scintilla dès l’instant où elle avait frotté le coté de la boite.

 

De même qu’elle distingua à peine les coups successifs et les cris d’un homme à l’extérieur, ni l’arrivée de l’homme qui se précipita en hurlant vers Marsha, qui parvint à éteindre l’allumette et à maîtriser l’assaillante.

 

 

 

***

 

 

 

« C’est hors de question ! Je refuse !

 

Le docteur Rossi ne s’attendait pas à une autre réaction, surtout venant de la part de Lisa.

 

Le danger était maintenant écarté. Il avait attribué à son épouse une bonne dose de tranquillisant et elle était couchée à l’étage.

 

Paula s’était réveillée et Mike lui avait administré de la morphine afin de calmer sa douleur.

 

Lisa n’avait rien, à part de nombreux hématomes. Le coup porté à l’estomac n’avait provoqué aucune blessure interne.

 

Et maintenant, Mike essayait de convaincre Lisa de ne pas appeler la police.

 

La jeune femme, choquée par les événements et encore toute poisseuse de l’essence qu’elle avait sur elle, arpentait la pièce d’un pas fébrile.

 

Elle était devenue nerveuse dès l’instant où le médecin lui dit que l’ambulance ne viendrait pas, de même que la police. Parce qu’il n’avait prévenu ni l’une, ni l’autre.

 

Mike se posta devant elle et l’obligea à s’arrêter. « Réfléchissez, Lisa. Marsha n’est pas en possession de toutes ses facultés mentales.

 

Lisa émit un petit rire nerveux et sans joie. « C’est le moins qu’on puisse dire ! Cette femme est folle. Elle est folle et dangereuse. Je refuse de fermer les yeux sur ce qui vient de se passer. Elle a failli nous transformer en méchoui, bon sang !!

 

- Je sais, Lisa. Et je ne vous demande pas de fermer les yeux. Mais vous le savez aussi bien que moi. Vous savez qui est responsable de son état. C’est Cal ! C’est lui qu’il faut atteindre.

 

Lisa s’efforça tant bien que mal de garder son calme. « Ce… ce n’est pas Cal qui nous a enfermé dans une maison remplie d’essence !

 

- C’est de son initiative. Il a manipulé ma femme. Si on prévient la police, Marsha ira en prison et plus personne ne pourra rien pour elle. Tout sera finit pour elle.

 

Lisa secoua la tête. « Si vous saviez à quel point je m’en fiche ! J’ai failli mourir aujourd’hui !

 

- Marsha a de graves problèmes, mais elle ne mérite pas d’aller en prison.

 

Paula intervint. « Qu’est-ce que vous proposez, Mike ?

 

- Paula ! » Lisa regarda Paula l’air choqué.

 

- Je demande immédiatement au docteur Stewart qu’elle procède à son internement en HP.

 

- Mais si elle est arrêtée et que les psychiatres concluent qu’elle n’est pas responsable de ses actes, elle sera tout de même internée et n’ira pas en prison. Cela revient au même », déclara Paula.

 

Lisa agita les mains. « Il n’y a pas ‘si’. Elle va être arrêtée. J’y veillerai personnellement.

 

Mike ignora le coup d’éclat de Lisa et se tourna vers l’ex infirmière. « Les choses ne sont pas aussi simples. Les démarches pour conclurent à un état psychotique peuvent être longues. Et en attendant, Marsha va croupir en prison.

 

Il se tourna vers Lisa. « Elle ne mérite pas ça. Croyez-moi, Marsha est une femme formidable. C’est sa maladie qui la conduit à faire ce qu’elle vous a fait.

 

Lisa secoua la tête. « Je suis désolée, mais je ne peux pas…

 

Mike sortit sa dernière carte. « Lisa, vous pouvez le faire. Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour Carolyn.

 

En voyant Lisa changer de visage, Mike sut qu’il avait touché dans le mille. Il poursuivit. « C’est sa fille qui a réussi à vous disculper du meurtre d’Elby et à mettre en évidence la culpabilité de Fullerton. Elle a risqué sa vie pour vous. Elle a également failli mourir à cause de cette histoire. Carolyn aime sa mère et si elle la voit aller en prison, elle ne le supportera pas. »

 

 

 

Mike s’assura que Marsha était endormie et qu’elle n’allait pas se réveiller avant plusieurs heures. Il conduisit Paula et Lisa à l’hôpital. Paula fut admise pour une chute dans l’escalier.

 

Mike fit à Lisa des radios de son abdomen, afin de s’assurer que tout allait bien.

 

Il rentra chez lui, alla embrasser son épouse toujours endormie. Puis il fit le ménage et nettoya toute trace de ce qui s’était passé.

 

Enfin, il téléphona à Mildred Stewart et lui expliqua la situation.

 

A la fin de la journée, Marsha était admise en psychiatrie.

 

 

 

 


 

à suivre...

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Marie A 11/02/2014 22:04

Ma-gni-fique !!!

Mr. Peyton 12/02/2014 15:41



Nos héroïnes ont eu chaud aux fesses... c'est le moins qu'on puisse dire