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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 656. L'ambitieux

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Jack Peyton but une gorgée du café comme si sa vie en dépendait. Il se délecta du liquide chaud. Erin Bradford, sa secrétaire, préparait le meilleur café qu’il lui ait été donné de boire.

Car du café, il en avait besoin pour se mettre les idées au clair. Il avait très mal dormi cette nuit et avait fait d’horribles cauchemars, rêvant de Cal Fullerton, de Jeremy Jordan… et de prison.

Il regarda sa montre. 9 heures. Il ne tenait plus. Il devait savoir. Il saisit le téléphone et composa le numéro du commissariat de police.

Par chance, c’était Billy Chambers qui répondit. Jack ne s’embarrassa pas de fioritures. « Chambers, ici Jack Peyton. Des nouvelles de Fullerton ? Est-ce que vous l’avez arrêté ?

Billy toussota. « Malgré tout le respect que je vous dois, Monsieur, cette affaire ne vous regarde pas.

Jack sentit une boule de colère monter de l’estomac jusqu’à sa gorge. « Chambers, écoutez-moi bien. Vous m’êtes redevable. N’oubliez pas que c’est moi qui vous aie sorti du pétrin dans lequel vous vous êtes fourré à New York. Un mot au juge de ma part, et vous êtes fini. Alors croyez-moi, vous avez plutôt intérêt à coopérer avec moi. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?

Jack pouvait entendre Billy déglutir à l’autre bout du fil. Son petit discours fit l’effet escompté et Billy desserra les dents. « Nous sommes allés à son domicile ce matin à 6 heures. Il n’y avait personne. Fullerton n’est pas non plus à l’hôpital. Nous allons interroger sa femme aujourd’hui. Mais d’après ce que j’ai appris, elle l’a quitté hier. J’ai bien peur que Fullerton ne se soit enfuit.

Jack réprima un soupir de soulagement. Jordan avait réussi à le faire sortir du tableau à temps. « Qu’est-ce que vous comptez faire ?

- La procédure habituelle. Nous allons lancer un avis de recherche.

Jack savait que le puissant Wenworth avait tout calculé pour que Fullerton ne soit jamais retrouvé.

« Parfait, tenez-moi au courant. Je veux que vous m’appeliez dès que vous avez des nouvelles.

- Bien Monsieur, soupira Billy.

Jack faillit oublier. « Ah, au fait. J’ai une mission pour vous.

Nouveau soupir de Billy. « Monsieur, je suis débordé et…

- J’ai besoin d’un homme de poigne pour cette mission. Et ça ne prendra pas longtemps.

Billy sut qu’il ne pouvait pas refuser. Jack lui donna donc ses instructions avant de raccrocher.

Quelques minutes et deux cafés plus tard, il parvint à se concentrer sur le dossier qu’il traitait en ce moment pour Peyton Immobilier. Il fut contrarié d’être interrompu par le bourdonnement de l’interphone. « Oui, Erin ?

- Monsieur Pillburg est ici. Il voudrait vous voir.

Joe Pillburg. Qu’est-ce qu’il venait faire ici ? Encore un problème avec Seth, sans doute. « Faites-le entrer.

Joe Pillburg entra d’un pas déterminé dans le bureau, son chapeau à la main. Jack se força à sourire. Il se leva et lui tendit la main. « Joe ! Quelle bonne surprise ! Asseyez-vous donc. Vous désirez un café ?

Joe eut la bonne idée de refuser. La conversation n’en sera que plus courte.

Jack ne se départit pas de son sourire. « Que puis-je faire pour vous, mon ami ?

- C’ est au sujet de la Fabrique.

Bien sûr que c’est au sujet de la Fabrique ! Pourquoi serait-il ici dans ce cas ? Jack décida de rester calme et dit : « Que se passe-t-il ?

- Monsieur, les ouvriers s’inquiètent…

Les ouvriers avaient bon dos, pensa Jack. Pillburg poursuivit : « Seth Buswell est un type bien. Tout le monde l’aime beaucoup, mais il n’est pas compétent dans son rôle de directeur.

Jack fronça les sourcils : « Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

- Il ne répond pas aux attentes des ouvriers. Ce n’est pas un meneur, c’est un suiveur.

Jack remua dans son fauteuil. Il savait où Pillburg voulait en venir, mais il voulait l’amener à le lui faire dire. « Selon vous, est-ce qu’il met la Fabrique en danger ?

Joe hocha énergiquement la tête. « Sans aucun doute, Monsieur. Il n’est pas capable de diriger une entreprise de cette envergure.

- Que me suggérez-vous de faire ? De désigner un nouveau directeur ?

- Ce serait effectivement une bonne chose.

- Et vous avez un nom à me donner ?

Jack jubilait. Cet imbécile de Pillburg pensait qu’il lui tendait une perche.

- Et bien, si on s’en réfère à mon expérience, je serai capable de gérer la Fabrique au mieux de ses intérêts…

Jack ne l’avait jamais aimé. Il était un bon chef d’atelier, mais son ambition n’était pas saine. Il était souvent capable de fourberies pour parvenir à ses fins. Et seul Jack s’arrogeait le droit d’être fourbe pour le bien de ses sociétés.

Il se leva, à la grande surprise de Pillburg qui n’avait pas terminé son speech. « Joe, je n’ai pas besoin d’un curriculum vitae audio pour savoir que vous faites du bon travail en tant que chef d’atelier. J’ai besoin de vous à cette place.

Déçu, Pillburg bredouilla : « Mais Monsieur, Seth…

- Joe, les ouvriers de la Fabrique n’étaient pas content parce qu’ils voulaient être augmentés et voulaient avoir du matériel neuf et sûr.

- Oui.

- Est-ce que Seth a augmenté les ouvriers ?

- Oui, Monsieur.

- Est-ce qu’il a commandé du matériel neuf ?

- Oui, Monsieur.

Jack leva les bras en l’air. « Dans ce cas, je ne vois pas où est le problème.

- Il faut davantage de matériel, Monsieur.

- L’avez-vous dit à Seth ?

Pillburg baissa les yeux. « Non, Monsieur.

- Ecoutez, Joe. J’apprécie votre visite et je suis touché par la sollicitude que vous portez à l’entreprise. Mais il se trouve que Seth Buswell a tenu toutes les promesses qui ont été faites, non ?

- Mais vous savez très bien que moi que ce n’est qu’un ivrogne…

- Joe, cette discussion est terminée. Je ne vous raccompagne pas, vous connaissez la sortie.

 

***

 

Lorsqu’il sortit du Peyton Professional, Joe Pillburg prit une longue inspiration. Il était en colère. Jack Peyton n’était qu’un idiot. Il savait très bien que Joe était la personne idéale pour ce poste de directeur. Il savait aussi très bien que Peyton avait engagé Buswell à ce poste uniquement pour qu’il devienne son pantin.

Jack Peyton tirait toutes les ficelles et prenait toutes les décisions. Seth n’était qu’un intermédiaire.

Il serra les poings. Ce job lui appartenait. Et il allait tout faire pour l’avoir.

Il avait un plan.

 

 


 

à suivre...

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Marie A 07/02/2014 19:19

Ça n'augure rien de bon, ce dernier paragraphe !

On s'en lèche déjà les babines :-)

Mr. Peyton 09/02/2014 10:32



En effet, je peux confirmer que ce dernier paragraphe peut apporter des problèmes supplémentaires à Jack... Comme s'il n'en avait pas assez !