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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 653. Disculpée

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Après la discussion qu’elle avait eue avec Carolyn Russell, Lisa Peyton eu l’excellente idée d’aller voir son fils James au Clarion afin de l’informer des dernières nouvelles de l’enquête.

James semblait ravi de voir sa mère totalement disculpée du meurtre d’Elby et avait promis de faire paraître la nouvelle en exclusivité à la une du prochain numéro.

Ce matin, il avait missionné le coursier du Clarion pour qu’il lui remette en main propre un exemplaire du journal à son appartement.

Tandis qu’elle buvait son café, Lisa ne pouvait détacher les yeux du gros titre de la une : « Lisa Peyton enfin disculpée du meurtre du Docteur Elby ».

L’article était accompagné d’une photo de Lisa où elle apparaissait à son avantage. A l’intérieur, deux pages étaient consacrées au meurtre d’Elby avec un récapitulatif des faits qui aboutissait à la preuve de l’innocence de Lisa. Il posait aussi la question des intérêts de Cal à avoir fait un faux témoignage en disant que Lisa lui avait avoué le meurtre.

L’autre bonne nouvelle de la journée arriva peu de temps après. Un petit coup frappé à la porte de l’appartement. Lisa alla ouvrir et son cœur se gonfla de bonheur en apercevant sa fille Colleen sur le pas de la porte, avec le journal dans la main. « Entre.

Colleen entra et se débarrassa de son manteau. « Je viens juste en coup de vent. J’ai un cours dans une demi-heure.

- Ca me fait plaisir de te voir.

Colleen fit alors quelque chose qui surpris totalement Lisa. La jeune fille se jeta dans ses bras. « Maman, je suis désolée. Pardon pour tout ce que je t’ai dit. Jamais je n’aurais dû douter, jamais !

Heureuse, Lisa berça tendrement son enfant. « Ce n’est rien. Tu étais en colère. Tu ne pouvais pas savoir. Tu étais tellement jeune à cette époque.

- Mais Gary, lui, savait. Il savait que tu n’étais pas coupable. Il n’a jamais cessé de me le dire et moi je n’ai jamais voulu l’entendre.

- Chérie, tout ceci est du passé.

- Tu m’as manquée pendant ces six ans. J’étais perdue et je n’avais plus de repère. J’avais besoin de toi et tu n’étais pas là. Alors, j’ai préféré me mettre en colère contre toi.

- Je sais. Il ne faut pas t’en vouloir. Nous avons toutes les deux été des victimes dans cette affaire. J’espère juste pouvoir rattraper le temps perdu. Tiens, que dirais-tu d’aller déjeuner au Cider Barell aujourd’hui ?

- Ça serait super.

- Je passe te prendre au lycée.

Une fois Colleen partie, Lisa s’apprêta à se rendre à son travail, mais une pensée lui traversa l’esprit. Sous l’impulsion du moment, elle saisit son manteau et son sac à main et décida d’aller le voir. A partir d’aujourd’hui, elle n’avait plus peur de lui.

 

***

 

Cal Fullerton jeta avec rage le Clarion dans la poubelle. Il était arrivé tôt à l’hôpital ce matin et avait surpris le regard plein de suspicion qu’Esther Choate lui avait jeté.

Il trouva l’édition du journal sur son bureau et parcouru quelques lignes.

Il était fichu !

La panique l’envahit. La police était déjà peut-être en route pour l’interroger. Ou pour l’arrêter. Dorénavant, tous les soupçons se portaient sur lui.

Il essaya de se raisonner. Que pouvait-il bien y avoir sur ce fameux rapport d’autopsie pour disculper entièrement Lisa ?

Il pouvait très bien s’en tenir à ce qu’il avait dit à la police à l’époque : Lisa lui avait avoué le meurtre d’Elby. Après tout, ils n’avaient aucune preuve matérielle contre lui.

La porte du bureau s’ouvrit et il eut la désagréable surprise de voir Lisa débarquer, sourire aux lèvres.

Son cœur battait à cent à l’heure, mais il tenta de se contrôler et parla calmement. « Tiens, Lisa Peyton. Quel mauvais vent t’amène ?

- Je suis venue voir si tu as lu le Clarion ce matin.

- Je ne lis pas ce genre de torchon.

Lisa aperçut alors l’exemplaire dans la corbeille et sourit. Elle se pencha et sortit le journal en le montrant. « J’espérais pour une fois t’entendre dire la vérité.

- Ecoute, Lisa, j’ai du travail et…

- C’est fini, Cal. Tu es fini.

- Si tu crois que ce qui est dit dans cette feuille de chou va m’anéantir, tu te trompes.

- Le rapport d’autopsie d’Elby prouve que je ne l’ai pas tué.

- J’en suis heureux pour toi. Mais dans ce cas, pourquoi m’avoir avoué le meurtre, alors ?

Lisa se mit à rire. « Tu ne lâche rien, n’est-ce pas. Tu ne veux pas savoir ce qui m’a disculpé ?

Cal mourrait d’envie de le savoir. Mais il se contenta de soupirer, l’air peu intéressé : « De toute façon, tu es venue pour me le dire. Alors vas-y, parce que je n’ai pas que ça à faire.

- Selon l’autopsie, Elby a eu le crane totalement éclaté. C’est dû à une chute de plusieurs mètres. Des morceaux de roches ont été trouvés dans ses cheveux, ainsi qu’une forte présence d’iode. Bref, il a été établi qu’Elby a trouvé la mort au bas de la falaise de Peyton Place et non à mon domicile.

Cal haussa les épaules. « Et en quoi est-ce que ça te disculpe du meurtre ?

- On a aussi trouvé des hématomes sous les aisselles d’Elby, prouvant que le meurtrier l’a saisi à cette base et l’a transporté sur plusieurs mètres. Elby était costaud, trop costaud pour être porté par une femme de mon gabarit. Et les hématomes ont laissé une marque indélébile. Des traces de doigts… Des doigts d’homme… Les mêmes que les tiens.

Cal se leva brusquement et perdit son sang-froid. « Ça suffit ! J’en ai par-dessus la tête de t’entendre me dire que je suis l’assassin. Je n’ai pas tué Elby, un point c’est tout. Rien ne prouve que les marques sous les aisselles d’Elby sont les miennes.

Lisa secoua la tête. « Pauvre Cal, tu n’as rien compris. La police n’a même pas besoin d’avoir de preuves matérielles contre toi. Tu as fait un faux témoignage, puisque je ne suis pas l’assassin.

- Et alors ?

- Et alors ! Pauvre imbécile ! C’est toi qui a indiqué aux flics l’endroit où il était enterré ! Qui d’autre que son assassin pouvait connaître cet endroit !

Cal crut que le monde s’écoulait autour de lui. Sa vision se brouilla et la pièce tournait autour de lui.

Il était bel et bien fichu.

Sa bouche était sèche. Son cœur battait de la même façon que s’il venait de courir un marathon. « Va-t’en, Lisa »

Il respira mieux lorsqu’elle tourna les talons et sortit de la pièce.

Cal se rassit et tenta de réfléchir à la situation. Mais il n’y parvint pas. Il devait fuir, et dès aujourd’hui. La police n’allait pas tarder à débarquer.

La sonnerie du téléphone le fit sursauter et pousser un petit cri d’angoisse. C’était sa ligne personnelle. Il décrocha.

La voix apaisante qu’il avait au bout du fil le rassura. La voix avait lu le Clarion et sut qu’il était en danger. La voix lui dit ce qu’il devait faire.

Après avoir reçu toutes les directives, Cal raccrocha. Il avait retrouvé tous ses sens. La peur panique se dissipa. Il allait encore une fois s’en sortir.

Avant de mettre à l’œuvre le projet de la voix, il avait une dernière chose à accomplir.

Son ultime vengeance.


à suivre...

 

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Marie A 31/01/2014 22:56

Bien sûr, l'affaire ne pouvait se terminer aussi vite, et aussi bien !
Que c'est inquiétant cette ombre qui plane au-dessus de cette belle ville :-/

Mr. Peyton 02/02/2014 12:07



Eh oui... en même temps, c'est pas la première ombre qui plane sur cette belle ville... et ça risque de ne pas être la dernière