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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 647. Agression

square

En sortant de chez Mike Rossi, Carolyn laissa son esprit s’envahir de questions qui ne trouvaient pas réponses. Elle entra dans sa voiture et conduisit jusqu’au square de Peyton Place.

Elle décida d’aller faire une petite promenade sur la place principale, histoire de s’aérer un peu l’esprit.

Emmitouflée dans son manteau, elle marcha dans la neige dure jusqu’à la statue de Samuel Peyton, le fondateur de la ville.

Elle observa la stature imposante de l’homme. Le front haut, déterminé. Il fallait être un homme hors du commun pour réussir à fonder une ville. Elle aurait beaucoup aimé le connaître.

Elle frissonna. Un vent glacial lui fouettait le visage.

Elle tourna les talons et se dirigea vers le kiosque, l’esprit occupé par Marsha. Sa mère était-elle en train de sombrer dans la folie ? Allait-elle devoir une nouvelle fois être enfermée ?

Et Mike ? Etait-il réellement sincère envers les sentiments qu’il porte à Marsha ? N’a-t-il réellement que de l’affection pour Paula ? Il est possible que le cœur du médecin batte toujours aussi fort pour l’ex infirmière, mais qu’il ne veuille pas se l’avouer.

Carolyn soupira. Elle leva la tête et aperçu le poste de police, près de l’hôtel de ville. Une autre contrariété fit surface.

Billy Chambers.

Elle l’avait rencontré à New York. Ils étaient devenus amants.

Et puis tout a basculé.

Si Billy est à Peyton Place, c’est pour elle. Aucun doute possible. Quelle personne sensée peut abandonner le métier de flic à New York pour se terrer dans une petite ville où il ne se passe jamais rien !

Elle est revenue à Peyton Place pour fuir le passé. Mais voilà que le passé la rattrape.

La nuit venait de tomber et Carolyn sentit soudain une présence non loin d’elle. Elle se retourna mais ne vit personne. Elle décida de quitter le square. Ses pas rapides craquaient dans la neige.

Elle ralentit le pas en prenant conscience d’un autre craquement de pas qui n’était pas le sien.

Assurément, quelqu’un la suivait… l’épiait…

Elle se retourna de nouveau mais ne vit personne. La peur au ventre, elle accéléra le pas et soudain, une ombre surgit derrière elle. Elle pouvait voir cet ombre grâce à la lumière du réverbère.

Elle poussa un cri, consciente que seule la personne qui la pourchassait pouvait l’entendre. A cette heure de la journée, le square était vide de visiteurs, surtout par un temps pareil.

Elle se mit à courir tout en se reprochant d’avoir voulu s’arrêter pour prendre l’air ici.

Derrière elle, l’ombre courait également. Elle se rapprochait.

Carolyn perdit l’équilibre et tomba de tout son long dans la froideur de la neige. Elle se releva brusquement, dopée par l’adrénaline que lui procurait sa peur.

Mais l’ombre se rapprochait davantage. Elle n’allait pas pouvoir lui échapper. Elle sentit une main dans son dos. Une main qui agrippait son manteau.

Carolyn défit les boutons du manteau et s’en sépara. L’homme l’avait dans la main et Carolyn vit qu’il s’en débarrassa en la jetant à terre.

Plus légère sans son épais duvet, Carolyn courait plus vite et finit par atteindre la sortie du square.

Elle n’avait pas froid et transpirait à grosses gouttes. Elle était arrivée sur le trottoir. La lumière chaleureuse des vitrines des magasins la rassura.

Sur la chaussée, la neige avait été dégagée et Carolyn couru aussi vite qu’elle put. Finalement essoufflée, elle s’arrêta pour remplir d’air ses poumons et se retourna.

Personne.

Le chasseur avait-il abandonné sa proie ? Ou bien se cachait-il non loin d’elle, prêt à bondir sur elle ?

Si elle voulait s’en sortir indemne, elle devait entrer dans le magasin le plus proche. La Taverne d’Ada.

Elle se retourna et son cœur, déjà bien sollicité avec la course poursuite, s’emballa de nouveau. L’ombre était juste devant elle, à quelques centimètres à peine. La première image qu’imprima son esprit était cet éclat de métal qui brillait sur la poitrine de l’homme.

Carolyn hurla à s’en décrocher les poumons.

L’homme la secoua. Il lui parlait… Mais Carolyn n’écoutait pas. Elle était terrorisée.

Lorsqu’elle était enfant et que ses parents l’obligeaient à aller se coucher tôt, Carolyn n’arrivait pas à dormir. Elle imaginait alors des monstres sous son lit et n’osait pas regarder, de peur qu’ils sortent de leur cachette.

Et bien ce soir, bien des années plus tard, elle avait l’impression que les monstres de son enfance venaient de sortir de leur cachette.

Malgré l’épouvante qu’elle ressentait en cet instant, son instinct de survie pris le dessus et elle entreprit de marteler de coup son agresseur.

Elle frappait… et frappait encore… l’homme lui disait d’arrêter. Finalement, il la gifla. Choquée, Carolyn s’arrêta et prit le temps de regarder l’homme. Doucement, elle distingua son visage.

Il la regarda d’un air bizarre. « Qu’est-ce que tu fiches ici sans rien sur le dos ?

Billy.

La pression sur son cœur se relâcha. Un visage connu était devant elle et c’est ce qui la rassura.

Pour un court laps de temps en tout cas. Car rien ne dit que Billy était là par hasard. Et si c’était lui, le monstre sous le lit ?

Il fronça les sourcils. « Carolyn, mais qu’est-ce qui se passe ?

- Je…

Billy semblait réellement inquiet. Carolyn semblait réellement perdue.

Elle finit par articuler. « Je… un homme m’a poursuivi dans le square.

- Et tu n’avais pas de manteau sur toi ?

- Je… il m’a attrapé et je l’ai enlevé pour lui échapper.

Billy prit alors les choses en main. « Très bien. Va à la Taverne et commande-toi un double cognac. Je vais voir si je retrouve ton homme… et ton manteau.

Elle entra rapidement dans la Taverne d’Ada et bouscula un ivrogne sur le point de quitter l’établissement. « Eh là, ma pt’ite dame, faut faire attention où vous mettez les pieds. »

Carolyn contourna l’homme et alla directement au comptoir. La chaleur de la Taverne lui fit le plus grand bien, mais c’était le double cognac qui la calma.

 

 


 

à suivre...

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Marie A 21/01/2014 21:23

Que voilà une frayeur qui se termine bien !

Mais qui n'arrange pas le lecteur persuadé d'avoir trouvé quelques réponses aux mystères de Peyton Place :-)

Mr. Peyton 22/01/2014 19:27



Mais la prochaine fois... est-ce que ça se terminera aussi bien ?