Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 636. Un admirateur secret

oreillers.jpg

Marsha Rossi tapota les deux oreillers du lit qu’occupait sa fille Carolyn à l’hôpital de Peyton Place.

Carolyn avait été transférée depuis quelques jours maintenant et elle attendait avec impatience la prochaine décision du médecin de la faire sortir de l’hôpital.

En attendant, sa mère était au petit soin pour elle, ce qui commençait sérieusement à agacer la jeune femme.

Marsha posa une main sur le bras de Carolyn. « Est-ce que tu veux boire, chérie ? J’ai l’impression que tu as la gorge sèche.

- Non, maman, je n’ai pas soif.

- Tu veux peut-être manger un morceau ? Il faudrait que je te rapporte de la soupe. Les repas de l’hôpital n’ouvrent pas l’appétit.

Jusqu’à présent, Carolyn avait fait preuve d’une patiente à toute épreuve, mais elle sentait qu’elle allait très bientôt la perdre, sa patience. « Maman, les repas de l’hôpital sont très bons.

- Chérie, dis-moi si je peux faire quelque chose pour toi…

- Il y a une chose que tu peux faire, Maman.

Ravie, Marsha s’apprêta à combler les désirs de sa fille. « Quoi ?

- Répondre à une question.

- Je t’écoute.

- Est-ce que quelque chose ne va pas entre toi et Mike ?

Devant la mine déconfite de Marsha, Carolyn devina la réponse. De même qu’elle devina que sa mère n’allait pas être honnête dans sa réponse. Elle avait raison.

Mal à l’aise, Marsha se tortilla sur sa chaise. « Non… tout va très bien. Qu’est-ce qui te fais dire que quelque chose ne va pas ?

- Les regards fuyants, par exemple. Le fait que lorsqu’il entre dans la chambre, tu trouves un prétexte pour en sortir.

- Tout va très bien, ne t’inquiète pas.

- Je ne m’inquiète pas, Maman. Je suis juste intriguée.

Marsha haussa les épaules. « Il arrive parfois aux couples d’avoir des divergences d’opinions, ça arrive tu sais.

Carolyn aurait aimé dire à sa mère d’arrêter de lui parler comme si elle avait encore dix ans. Mais à quoi bon ?

La porte d’entrée s’ouvrit et Lisa Peyton entra timidement. « Bonjour. Je ne vous dérange pas ?

La venue de Lisa était une diversion bienvenue. « Pas du tout Lisa, entrez ! Maman, tu connais Lisa Peyton.

Marsha se leva et afficha un sourire timide. « Je vais aller me chercher un sandwich à la cafétéria. Chérie, tu veux…

- Non, merci, Maman.

Marsha quitta la pièce et Carolyn soupira. « J’adore ma mère, mais parfois elle est un peu envahissante.

Lisa s’approcha du lit. « Au moins, vous êtes ensemble. J’aimerais avoir la même complicité avec mes enfants.

Carolyn se rendit immédiatement compte de son manque de délicatesse. « Lisa, je suis désolée. Vraiment, je n’aurais pas dû…

Lisa l’interrompit. « Ce n’est rien. Tenez, c’est pour vous.

Lisa lui tendit une boite de chocolat. « Il parait que c’est bon pour combattre le stress. Prenez-en un juste avant l’arrivée de votre mère et ça ira mieux.

Carolyn se mit à rire.

Lisa se contenta de lui sourire. « Je suis venue vous remercier. Vous avez risqué votre vie pour moi et mon affaire.

- Ne me remerciez pas, Lisa. Je n’ai pas résolu l’affaire. J’ai prouvé que vous n’étiez pas coupable, mais je n’ai pas réussi à confondre le vrai criminel.

- Un jour où l’autre, Cal fera un faux pas. J’en suis sûre. Pour l’instant, ma priorité, ce sont mes enfants.

- Ils ne veulent toujours pas vous parler ?

- Gary est loin d’ici. James m’adresse la parole uniquement lorsque je lui pose une question. Quant à Colleen… c’est une autre paire de manche. Elle me déteste.

Carolyn adressa un regard compatissant à Lisa.

Quelqu’un frappa à la porte et entra,  portant une plante dans un pot. « Une livraison pour Mlle Carolyn Russell.

Lisa sourit. « Un admirateur ?

Le livreur posa la plante sur la table de chevet. Carolyn chercha son portemonnaie dans le tiroir, en tira un billet de cinq dollars et le tendit au livreur. « Merci beaucoup, Mlle.

Le livreur s’éclipsa. Lisa haussa les épaules. « Y a-t-il une carte ?

Carolyn observa le bouquet. « Non, je n’en vois pas.

- Un admirateur secret ?

 

***

 

C’était un risque, mais il avait tenu à le prendre. Il avait décidé lui-même de livrer la plante à Carolyn. Il s’était déguisé, avait mis une perruque et une moustache afin de passer inaperçu.

Elle ou Lisa aurait très bien pu le reconnaître, mais il avait tenu absolument à voir Carolyn… A s’assurer qu’elle n’était pas morte, qu’elle avait réchappé à l’accident de voiture qu’il avait lui-même provoqué en trafiquant les freins.

La prochaine fois, Carolyn Russell ne s’en tirera plus à aussi bon compte. C’est la promesse qu’il se fit lorsque, en rentrant chez lui, il se débarrassa de sa fausse moustache et de sa perruque.

 

***

 

Le soir venu, Carolyn s’apprêtait à s’endormir, mais une odeur tenace commençait réellement à l’incommoder. Elle se mit à renifler pour découvrir d’où venait cette mauvaise odeur.

Son flair la conduisit à la jolie plante qu’on lui avait livré dans la journée. Elle le saisit et le regarda sous toutes les coutures.

Et enfin elle vit ce qu’elle n’avait pas vu tout à l’heure. Elle lâcha le bouquet en poussant un cri.

Niché dans la terre humide se trouvait un rat mort en état de décomposition.

C’était ça, la carte de visite.

 


 

à suivre...

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Marie A 12/12/2013 19:40

Mais QUI peut bien être ce mystérieux individu ??? De moins en moins persuadée que ce soit Cal...

Mr. Peyton 14/12/2013 14:55



Ben... déontologiquement parlant, je ne peux rien dire...