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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 634. Le réveil

new peyton professionnal

Assis à son bureau, au Peyton Professional, Jack Peyton tendit une enveloppe très épaisse au Sergent William Wilson Walker. « Pour vous.

Walker haussa les sourcils. « Qu’est-ce que c’est ?

- Votre complément retraite, mon vieux. Pour bons et loyaux services rendus à cette ville.

- Plus précisément à vous.

- Ne commencez pas, Walker. Vous étiez d’accord depuis le début.

- Je le regrette. J’ai toujours été un bon flic, vous savez. Et cette histoire me rend malade.

- C’est bien pour cela que je vous laisse votre liberté. Quittez la ville. Partez où bon vous semblera, et surtout évitez de me donner de vos nouvelles, d’accord ?

Walker saisit l’enveloppe, se retourna et franchit la porte de sortie sans un mot.

Jack soupira, puis ouvrit le dossier d’un nouveau client qui souhaitait acheter l’aile droite du dernier étage du Peyton Professionnel pour en faire un restaurant grand standing avec vue sur la ville. Un projet intéressant, songea Jack.

La porte d’entrée s’ouvrit et Lisa Peyton entra, un journal dans la main.

Jack haussa les sourcils. « Tu t’es trompée d’étage.

- Ta secrétaire n’est pas à son bureau.

- Et tu voulais lui demander comment taper correctement à la machine ? Demande à Betty de te payer des cours.

- Tes sarcasmes ne m’atteignent pas. Je suis venue te parler.

- Et je suppose que tu ne partiras pas avant !

Jack observa Lisa qui approchait de lui. « Qu’est-ce que tu veux ?

- Je suis venue te parler de la Fabrique.

Jack fronça les sourcils, surpris. « Quoi la Fabrique ?

- Je voudrais que tu me donnes le poste de Directrice.

Un instant, Jack n’eut aucune réaction tant il était surpris. Puis il se mit à rire. Un rire qu’il n’arrivait pas à contrôler.

Lisa, elle, ne riait pas. « Je suis sérieuse ! Ce bon à rien de Seth Buswell va couler l’affaire en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Jack maitrisa son fou rire. « Lisa, Merci mille fois. Tu égayes ma journée avec ton sens de l’humour tout particulier.

- Jack, je sais que je suis capable de diriger la Fabrique. Buswell est un vieil imbécile incapable. Je ferais du bon boulot. Je suis née pour diriger.

- Tu es née pour manipuler, ce n’est pas la même chose.

- Je ferais du bon boulot.

Jack s’éclaircit la voix. « Donc, si j’ai bien compris, tu voudrais que je vire un imbécile incapable pour mettre à la place une femme que je déteste et qui me déteste, qui n’arrive pas à taper trois mots à la minute et qui vient de passer cinq ans en prison pour meurtre.

Jack s’interrompit, regarda Lisa droit dans les yeux, et se remit à rire à gorge déployée.

Il commençait sérieusement à énerver Lisa. « Très bien, laisse Seth Buswell à la Direction de la Fabrique, mais dis-toi bien qu’il va la couler. Parce que les clients risquent d’aller chercher des contrats ailleurs, surtout s’ils lisent ceci !

Et Lisa jeta sur le bureau de Jack l’exemplaire du « New Clarion ». Jack cessa immédiatement de rire lorsqu’il vit Buswell en première page, avec un titre évocateur : « L’incompétence personnifiée »

 

Jack était fou de rage. Il claudiqua jusqu’à l’ascenseur et se rendit directement à l’étage où se trouvait le bureau du rédacteur en chef du « New Clarion ».

Jack n’avait pas lésiné. Les bureaux du « New Clarion » occupaient deux étages du Peyton Professional. Les équipements étaient du dernier cri. Il voulait faire de ce journal l’un des plus grands quotidien de la Nouvelle Angleterre. Mais lorsqu’il avait donné les rênes à son fils, il n’imaginait pas que celui-ci allait lui mettre des bâtons dans les roues.

Le bureau de James Peyton était spacieux. La moquette bleue tranchait avec les meubles blancs.

Jack ne prit pas la peine de frapper à la porte vitrée. Il entra et jeta le Clarion sur le bureau de James. « Pourquoi est-ce que tu t’acharnes contre moi de la sorte !

James soutint le regard de Jack. « Ce n’est pas de l’acharnement, c’est de l’information.

- C’est de la calomnie pure et simple. Tu n’as pas le droit d’attaquer la Fabrique de cette façon et comme bon te semble.

- Jack, tu ne vas pas venir me crier dessus à chaque fois que sort une édition du journal. Ça commence à devenir fatiguant, à la longue.

Jack pointa du doigt la une du journal. « Cet article n’a pas sa place ici. Tu ne te rends pas compte de ce que tu fais, James !

- Je fais de l’information.

- T’en prendre à ce pauvre homme pour m’atteindre n’a rien à voir avec de l’information.

- Je veux montrer quel manipulateur se cache derrière le maire de Peyton Place.

- Ce que tu fais n’est pas professionnel, est-ce qu’au moins tu t’en rends compte ! Tu te sers du journal pour me descendre. C’est une vengeance personnelle. Les lecteurs attendent autre chose. Ils veulent de l’information. Ils veulent qu’on leur parle de l’Administration Carter, de la météo, des derniers faits divers…

Il s’interrompit un instant. James continuait de soutenir son regard. Jack reprit. « Je sais que tu m’en veux pour ce qui s’est passé il y a six ans. Tu m’en veux parce que tu as découvert que je suis ton père, tu m’en veux peut-être aussi pour ta rupture avec Roxanne. Mais je t’en conjure, James. Bats-toi à armes égales avec moi et ne mêle pas le « New Clarion » ou bien encore Buswell à ta vendetta.

James resta sur ses positions. « Tout ce qui se trouve dans le Clarion est de l’information. Les gens ont le droit d’être informés sur tes intrigues.

Jack se pencha vers James et lui murmura. « Je trouverai un moyen de te dégager du journal. Je ne sais pas encore comment, mais dis-toi bien que tes jours en tant que rédacteur en chef sont comptés. »

 

***

 

hospital-copie-1Marsha et Mike Rossi se trouvaient dans la chambre d’hôpital de Carolyn Russell, à Boston. Marsha était persuadée que son mari avait une liaison avec Paula Fullerton. Mais l’état de santé de Carolyn occupait tout l’esprit de Marsha.

Cependant, lorsque Mike posa sa main sur son épaule, Marsha tressaillit. Mike mit cette réaction sous le coup du choc émotionnel. « Chérie, tu devrais aller te reposer, ça te ferait du bien.

Marsha se tourna vers Mike. « Ne me dis pas ce que j’ai à faire.

Le ton était sans équivoque. Mike comprit que Marsha lui reprochait quelque chose. Mais quoi ?

« Marsha, qu’est-ce qui ne va pas ?

- Enfin, Mike ! Ma fille est sur un lit d’hôpital, dans le coma. Comment peux-tu me poser une telle question !

Mike réalisa la maladresse qu’il venait de commettre. « Excuse-moi.

Le silence s’établit un instant. Le couple regardait Carolyn couchée dans son lit. Puis Mike reprit. « Je suis allé parler au docteur Gilbert.

Il eut alors toute l’attention de Marsha. « Et qu’a-t-il dit ?

- Nous allons pouvoir transférer Carolyn à Peyton Place dans quelques jours.

Marsha sentit une boule de colère remontait de son estomac, parcourir son larynx, se frayer un chemin dans sa gorge, et finalement, exploser. « C’est donc tout ce qui t’intéresse. Retourner à Peyton Place. L’état de santé de ma fille t’importe peu, du moment que tu toi tu retrouves ton petit confort à Peyton Place !

Mike fronça les sourcils. « Mais Marsha, de quoi parles-tu ?

- Ne fais pas l’innocent. Je parle de toi et de Paula Fullerton !

- Je ne vois pas ce qui…

Mike n’eut pas le temps de répondre. Marsha lui asséna une violente gifle sur la joue. « Surtout, n’essaie pas de nier. Je suis au courant de tout.

De nouveau, Mike n’eut pas le temps de répondre. Mais cette fois pour quelque chose de totalement différent.

Carolyn se mit à remuer et à gémir. Aussitôt, le couple se pencha vers elle.

Carolyn ouvrit les yeux. Marsha se mit à pleurer. « Merci, mon Dieu.

Carolyn regardait Mike. « Steven…

- Il est retourné à Peyton Place. Il faut que tu te reposes. Ne parle pas trop.

Marsha se redressa. « Je vais chercher un médecin.

Elle courut dans le couloir.

Carolyn regarda Mike avec insistance. « Mike… il faut lui… dire… Jane Templar… le rapport… le docteur Burns… c’est…

 


 

à suivre...

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Marie A 09/12/2013 13:07

Mais quelle bonne nouvelle :-) Espérons que cette fois, c'est pour de bon !
Quant à notre Jack, il s'enfonce, il s'enfonce :,(

Mr. Peyton 09/12/2013 18:20



Eh oui, c'est que Carolyn a encore un beau parcours devant elle à Peyton Place. 


Quant à notre Jack... eh bien que réitère mon émoticone :