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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 609. Un vieil ami

new peyton professionnal

 

Lorsque Betty Anderson entra dans le bureau de Paula pour lui demander son avis sur une future acquisition possible, elle sut immédiatement que son amie était préoccupée. Elle ne répondit pas à Betty lorsque celle-ci lui demanda ce qu’elle pensait de l’implantation de la maison à acquérir et son regard déviait systématiquement vers la fenêtre.

D’abord Betty ne voulut pas s’en mêler, mais c’était plus fort qu’elle. Paula était sa meilleure amie avant d’être son associée. Elle s’approcha de la jeune femme. « Paula, quelque chose ne va pas ?

Paula secoua la tête. « Tout va bien, pourquoi ?

- Parce que je te parle d’une maison très bien située que l’on peut ajouter à notre catalogue et j’ai l’impression de ça t’intéresse autant que si je te lisais l’annuaire téléphonique.

Paula eut un faible sourire. « Je suis désolée. Je n’ai pas l’esprit au travail.

Betty s’assit en face d’elle. « Et à quoi as-tu l’esprit ?

Paula se redressa sur sa chaise et regarda Betty. « Betty, dis-moi franchement. Qu’est-ce que tu penses de Cal ?

La question surprit Betty. Elle ne savait que répondre. « Et bien… pourquoi cette question ?

- Parce que tu ne m’as jamais dit ce que tu penses de lui. Je sais que tu n’étais pas enthousiaste lorsqu’on s’est mariés.

- Paula, je n’ai rien à dire sur Cal. C’est ton mari. Tu l’as choisi et apparemment, vous êtes heureux ensemble.

- Il a un passé lourd.

- Tu le savais en l’épousant.

- Mais il a changé, n’est-ce pas ?

La question choqua Betty car elle avait l’impression que Paula tentait de s’en persuader. « Paula, que se passe-t-il ?

- Rien, je crois juste que le retour de Lisa m’a un peu perturbée.

- C’est Lisa qui te perturbe ? Ou bien Cal ?

- Lisa a l’air tellement sûre d’elle lorsqu’elle affirme ne pas être coupable.

Betty pesa ses mots : « Est-ce que tu as des doutes sur Cal ?

- Est-ce que j’ai des raisons d’avoir des doutes ?

Betty poussa un profond soupir. « Ce que je pense de Cal ne va pas t’aider à y voir clair. Si tu as des doutes, ou un problème avec lui, il faut que tu joues carte sur table et que tu lui en parle.

- Ce n’est pas la peine de me dire ce que tu penses de Cal, je l’ai toujours su. Tu ne l’as jamais aimé, n’est-ce pas ?

C’était encore trop faible. Betty le détestait royalement depuis toujours et elle avait toujours su que Paula faisait une erreur en l’épousant. Aujourd’hui, Paula avait peut-être une occasion à saisir pour y voir plus clair.

Betty toucha la main de Paula avant de se lever. « Parle-lui. »

 

***

 

IMG_2452_b.jpgComme elle s’y attendait, Carolyn eut beaucoup de mal à se voir autoriser l’accès des enregistrements des appels de secours de la police de Peyton Place. Elle profita de l’absence de Walker pour aller voir Marge, sa subordonnée, qu’elle connaissait un peu. La mère de Marge faisait le ménage chez les parents de Carolyn, il y a de cela bien longtemps.

Après un moment d’hésitation, Marge accepta d’accompagner Carolyn dans la salle d’archives des enregistrements.

Sur le palier de la pièce, Carolyn réprima un cri de joie. « Chris Lowell ! »

Elle ne s’attendait pas à retrouver un vieux camarade de classe. Chris faisait partie de l’équipe de chimie qu’elle avait créée au collège. Ils étaient cinq et se réunissaient dans le labo de chimie pour essayer diverses expériences.

Lorsqu’il vit Carolyn, Chris se précipita vers elle pour l’étreindre. « Carolyn Russell, si je m’attendais à ça ! 

- La surprise est pareille pour moi. Qu’est-ce que tu fais ici ?

- J’y travaille, qu’est-ce que tu crois.

- Toi le grand chimiste, tu as également changé de branche.

- La chimie, c’était pour m’amuser. Et puis, je dois avouer que j’avais le béguin pour toi, mais tu n’avais d’yeux que pour Lew.

- Arrête, tu vas me faire rougir.

- J’ai appris que tu étais devenue avocate.

Carolyn et Chris se remémorèrent quelques bons souvenirs d’adolescence avant que la jeune femme en arrive au propos de sa visite. Elle exposa brièvement la situation à Chris et lui expliqua qu’elle cherchait à mettre la main sur un enregistrement vieux de six ans.

Chris se frotta le menton. « Nous conservons les bandes pendant dix ans, voire plus si une enquête est toujours en cours.

L’espoir naquit chez Carolyn, mais il fut du courte durée lorsque Chris lui exposa un fait qu’elle n’avait pas prévu : « Le problème, c’est qu’on ne conserve que les appels ayant vraiment aboutis et dont on peut identifier les correspondants.

Il se dirigea dans une allée marquée 1972. « D’après ce que tu me dis, ta correspondante n’a pas eu le temps de donner son nom, ni la raison de son appel.

- Non, elle a simplement dit qu’elle voulait signaler un meurtre, mais la communication a été coupée tout de suite après.

- As-tu la date exacte de cet appel ?

- 12 mai 1972.

Chris Lowell chercha dans un registre. « Voilà, 12 mai 1972.

Il parcourut le registre et secoua la tête. « Désolé, mais l’appel n’a pas été enregistré dans le registre. Ça veut dire qu’il n’a pas été identifié. De plus, ta cliente a dû passer d’abord par un standard téléphonique comme c’était souvent le cas à l’époque.

Carolyn laissa échapper un juron. Une piste qui s’envolait.

Soudain, elle mit le doigt sur un nom se trouvant en haut à droite du registre. « Est-ce le nom de l’agent qui recevait les appels ce jour-là.

- Oui. Jane Templar.

- Est-ce que je pourrais lui parler ?

- Jane a pris sa retraite l’année dernière.

- Est-ce que tu sais où elle habite ?

- Non, je peux juste te dire qu’elle avait prévu de déménager à Boston.

 

***

 

« Encore un travail pour vous. » Carolyn tendit à Emilie un papier où était écrit le nom de Jane Templar. « Elle habite peut-être à Boston. Essayer de me retrouver son adresse.

Emilie saisit le papier avec une énergie débordante. « Ca ne devrait pas être compliqué.

En entrant dans son bureau, Carolyn s’aperçut qu’elle n’avait pas une seule fois pensée au « cadeau » bizarre qu’elle avait reçu. Elle était sur de nouvelles pistes et cela l’excitait. Si d’une part Jane Templar se souvenait d’avoir reçu l’appel de Lisa et qu’elle acceptait de faire une déposition ; et si d’autre part le rapport d’autopsie du Dr Burns révélait quelque chose d’anormal, elle porterait ces éléments à la police qui pourrait ouvrir une nouvelle enquête. Et puis, si Colleen acceptait également de faire une déposition, elle pourrait prouver le caractère violent de Cal.

Carolyn sourit et reposa sa tête contre le dossier du fauteuil. Finalement, ce fut une bonne journée pour elle.

 

 


à suivre...

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Marie A 26/10/2013 19:18

Et une semaine qui se termine sur une note positive ? Mais c'est Noël à Peyton Place :-D

Plein de promesses pour Carolyn ce jeune Chris :-)

Mr. Peyton 28/10/2013 18:24



Oui, pourquoi pas 


En fait, Chris Lowell est une référence au feuilleton d'origine Peyton Place. Carolyn, étudiante, avait l'habitude de fréquenter un groupe de chimie. Chris faisait partie de ce
groupe