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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 1043

Episode 1043

L’esprit léger, Steven achète un bouquet de fleurs à un fleuriste dans une camionnette ambulante garée en bas du Peyton Professional. 

Il entre en souriant dans le secrétariat du Cabinet et offre les fleurs à la jeune secrétaire Amanda, un peu triste depuis le départ de Carolyn.

Amanda est ravie et remercie très chaleureusement Steven. 

L’avocat va ensuite s’enfermer dans son bureau. Il regarde par la fenêtre qui, du sixième étage, lui donne une vue panoramique du centre-ville de Peyton Place. Il prend une profonde inspiration. Il se sent libre pour la première fois depuis son retour de Washington. Libre et prêt à déplacer des montagnes. 

Il s’assoit et commence à ouvrir son premier dossier, un dossier que Carolyn lui a laissé : étudier un contrat d’embauche. Rien de vraiment passionnant. Il s’y plonge cependant avec délice jusqu’à ce que retentisse le bourdonnement de l’interphone.

AMANDA : Votre rendez-vous de dix heures trente est ici, Monsieur.

Il est fin prêt. 

STEVEN : Fates-la entrer. 

Sa cliente entre dans le bureau et aussitôt, le cœur de Steven se met à battre la chamade. Elle avance ses longues jambes parfaites vers le bureau de Steven. Ses longs cheveux noirs descendent en cascade sur ses épaules. Elle a un joli nez retroussé, des yeux bleus ensorcelants et un sourire magnifique. Elle lui tend la main. 

MELISSA : Melissa Kerrigan, enchantée. 

Steven lui serre la main. 

STEVEN : Pas autant que moi. (Puis il se reprend), Je veux dire : ravi de vous rencontrer. 

MELISSA : J’ai cru comprendre que Maître Russell était partie du Cabinet.

STEVEN : Elle intègre un grand cabinet à Boston. Il faudra faire avec moi. 

MELISSA : Ça ne me dérange pas.

STEVEN : Donc, vous allez rejoindre le staff de l’hôpital de Peyton Place. 

MELISSA : Si le contrat est bon.

STEVEN : Il l’est. Et qui plus est signé par le chef du personnel, qui est un ami à moi.

MELISSA : Vous êtes ami avec Mike ? 

STEVEN : Vous semblez bien le connaître. 

MELISSA : Nous avons fait une partie de nos études de médecine ensemble, avant que chacun ne parte vers sa spécialité. 

Steven se penche en avant comme s’il voulait lui parler tout bas. 

STEVEN : Ne me dites pas que vous êtes Mel la sauterelle ? 

Melissa se met à rire. 

MELISSA : Je n’en reviens pas qu’il vous ait raconté cela. C’est vrai, j’étais très douée au saut en hauteur à l’époque. D’où le surnom qu’on m’avait donné.

STEVEN : Je suis sûr que maintenant aussi. 

MELISSA : Il faudrait que je m’y remette. Je n’ai plus fait de sport depuis des années. 

STEVEN : Dites-moi, Mel la sauterelle… pourquoi vouloir venir travailler dans notre petite ville ?

MELISSA : Profiter de la nature. Ne plus travailler douze heures par jour, rencontrer des gens comme vous…

STEVEN : Comme moi ? Est-ce un compliment ou serai-je un sujet intéressant pour une psychiatre ? 

Melissa rit de nouveau.

MELISSA : C’était un compliment, Steven le baratineur. 

Elle rit de nouveau devant la mine déconfite de Steven.

MELISSA : Vous avez un surnom pour moi, j’en ai trouvé un pour vous.

STEVEN : Pourquoi baratineur ? 

MELISSA : Parce que vous en êtes un. 

STEVEN : Et je vous baratinerais pour quoi ? 

MELISSA : A vous de me le dire. 

Steven se sent très à l’aise avec elle. Il reste un moment à la regarder, subjugué par sa beauté et son sens de l’humour.

MELISSA : Alors ? 

STEVEN : Je ne sais pas quoi répondre. 

MELISSA : Je parlais du contrat. 

STEVEN : Ah oui ! Le contrat.

MELISSA : Pensez-vous qu’il y a des clauses à faire rajouter ?

STEVEN : Non, tout va bien.

Melissa se lève.

MELISSA : Eh bien, merci Steven le baratineur. Je suppose que je dois régler les frais auprès de votre secrétaire. 

STEVEN : Oubliez ça…

Melissa le regarde sans comprendre.

MELISSA : Oublier quoi ?

STEVEN : Nous allons considérer cela comme un acte gratuit. Tout est bon dans ce contrat et cela ne m’a pas pris trop de temps.

MELISSA : Eh bien, merci beaucoup. Ah, juste une dernière chose : pourriez-vous m’indiquer un magasin spécialisé dans la vente des accessoires de pêche ?

STEVEN : Vous pêchez ? 

MELISSA : J’adore ça ! 

Steven n’en revient pas. 

STEVEN : Moi aussi j’adore pêcher. Le problème c’est que ma f… on ex-femme n’aimait pas du tout. Elle ne pouvait pas tenir en place devant une canne à pêche. 

Il se rend compte qu’il parle de Betty au passé. 

STEVEN : Maintenant que je suis seul, il m’arrive de passer des dimanches entiers à pêcher. Allez au magasin général de Maggie Carson, vous y trouverez tout ce qui faut. 

Ce n’est pas tout à fait exact, dans le sens où il est libre depuis seulement aujourd’hui, mais ses dimanches de pêches, il compte bien les vivres. Et puis, maintenant Melissa sait qu’il est libre. 

STEVEN : Je connais pas mal de coins tranquilles pour pêcher dans la région. Je pourrais peut-être vous donner quelques tuyaux. 

Melissa sourit à Steven. 

MELISSA : Je n’ai malheureusement plus le temps de vous écouter, Steven le baratineur. On en reparle ce soir ?

STEVEN : Ce soir ?

MELISSA : 20 Heures au Colonial Post Inn. Et c’est moi qui régale. En remerciement de votre acte gratuit. 

Elle s’en va, laissant Steven seul dans la pièce. Il se met à rire. 

STEVEN : Et c’est moi le baratineur !

 

La journée passe lentement depuis que Steven sait qu’il a un rendez-vous. Il revient tôt chez lui car il veut se préparer et être impeccable pour son nouveau rendez-vous. 

Il a hâte de retrouver Melissa ce soir et de pouvoir échanger avec elle. Il est persuadé qu’il passera une très bonne soirée.

Le cœur léger, il ouvre la boite aux lettres et là, son cœur s’arrête de battre. Il sort alors le dossier bleu et regarde en direction de la maison des Anderson. Elle semble vide. 

Steven regarde la dernière page du document. 

Betty a signé. 

Le couple est officiellement divorcé. Steven n’en ressent aucune joie, ni aucune peine. 

Il rentre directement à la maison et referme la porte, persuadé qu’une nouvelle vie démarre pour lui. Une vie dans laquelle Melissa Kerrigan allait jouer un rôle très important. 

A suivre...

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