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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 1042

Episode 1042

Steven Cord devait un jour ou l’autre parler avec Betty. Depuis le procès, il s’est reconstruit, mais il a l’impression qu’il ne pourra pas avancer convenablement dans la vie sans clore le chapitre de sa vie conjugale.

Un jour, il décide de prendre son courage à deux mains et va frapper chez Julie et Betty. C’est Julie qui ouvre. Elle est surprise de voir Steven devant elle. 

STEVEN : Bonjour, Julie. 

JULIE : Steven… c’est une surprise. 

STEVEN : Vous deviez bien penser que qu’un jour je viendrais m’expliquer. 

Betty descend les escaliers pas à pas en raison de son état avancé de grossesse. 

BETTY : Maman, qui est-ce, je…

Elle s’arrête net en voyant Steven devant elle. C’est comme si son cœur s’arrêtait de battre. 

STEVEN : Est-ce qu’on peut parler ? 

JULIE : Venez dans le salon, je vais vous préparer un café. 

C’est pour Julie le moyen de s’effacer et laisser Steven et Betty seuls.

Ils s’assoient sur le canapé. Steven avec plus d’aisance que Betty. 

STEVEN : Est-ce que ça va ? 

BETTY : C’est un peu lourd à porter, mais ça va. 

Elle se rend compte que sa phrase peut être prise à double sens. Il est vrai que l’histoire qu’elle vit et fait vivre à son mari est très lourde à porter.

Steven baisse la tête. Betty reprend la parole avec des trémolos dans la voix.

BETTY : Rien au monde ne pourra réparer tout le mal que j’ai fait. J’aurais pu te dire plein de chose, je pourrais prendre des excuses, te dire que je me sentais seule parce que tu étais parti loin pendant des mois, qu’ « il » était là et qu’ « il » me tournait autour… Mais je n’ai pas envie de te faire ça. Le fait est que j’ai commis une erreur monumentale, l’erreur de ma vie, et j’en paye le prix. Je n’ai que ce que je mérite.

STEVEN : J’aurais pu te pardonner, tu sais. Ton incartade avec Amos, on aurait pu passer au-dessus de ça. 

BETTY : Je n’ai jamais aimé Manuel. 

STEVEN : Je sais, et c’est bien pour ça que je te dis qu’on aurait pu continuer ensemble, toi et moi. Mais ce que je ne pourrais jamais te pardonner, c’est m’avoir fait croire que j’étais le père de l’enfant que tu as eu avec ton amant. Tu m’as menti pendant des jours entiers, et tu espérais vivre toute ta vie avec ce mensonge. 

BETTY : Parce que je t’aime et que je ne voulais pas te perdre. 

STEVEN : Tu as un drôle de sens du mon « amour ».  Ce que tu m’as fait Betty, c’est quelque chose que je ne pourrai jamais oublier. 

BETTY : On peut peut-être essayer de…

STEVEN : On ne va rien essayer du tout. Il y a quelque chose qui s’est cassé entre nous et qui ne pourra jamais être réparé, c’est la confiance. Si on se remet ensemble, il me suffira de te regarder pour repenser à ce mensonge ignoble. Et l’enfant ! Tu voudrais que je l’adopte ? 

Betty baisse la tête. Elle pleure et se triture les doigts. 

Steven prend son attaché-case et l’ouvre. Il en sort un dossier. 

STEVEN : Et puis surtout, la chose la plus importante qui fait qu’on ne peut plus rester mariés, c’est que je ne t’aime plus. 

Betty lève la tête vers Steven, qui lui tend le document. 

STEVEN : Ce sont les papiers du divorce. Après tout le mal que tu m’as fait, j’espère juste une chose, c’est que tu les signes le plus rapidement possible. C’est en tout cas ce que je te demande. Si tu as un peu de considération pour moi, alors fais-le sans protester. Pour Brian, j’ai prévu une garde alternée. Nous le laisserons à Boston jusqu’à la fin de l’année, et s’il veut y retourner l’année prochaine, alors il ira. Quant à nous…

BETTY : Oui ? 

STEVEN : Etant donné que nous sommes séparés, je ne vois pas ce qui nous empêche d’avoir des relations cordiales. Nous habitons en face l’un de l’autre et je ne veux pas de guerre entre nous. Et une tension perpétuelle risquerait de nuire à Brian. 

Betty voit de la détermination dans les yeux de Steven. 

BETTY : C’est donc fini ?

STEVEN : La vie continue, Betty. 

Il se lève au moment où Julie arrive avec le café. 

STEVEN : Désolé Julie, mais je ne vais pas avoir le temps. Une pile de dossier m’attend au bureau. Une autre fois peut-être. 

Steven sort de chez les Anderson le cœur léger, comme si une immense boule d’angoisse venait de s’envoler de son estomac. 

Il allait reprendre le cours de sa vie, et cette journée qui ne fait que commencer va l’y aider. 

 A suivre...

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