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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 1038

Episode 1038

Le déjeuner terminé, Carolyn n’a rien pu dire d’autre à Adam qu’elle allait réfléchir, et Adam n’en attendait pas plus d’elle pour l’instant. 

Carolyn repart en voiture pour le Peyton Professional où les dossiers ont fondu comme neige au soleil.  Elle n’arrête pas de ressasser la phrase d’Adam : « Libérez-vous de vos chaînes… »

Ses chaînes : Marsha, sa mère. Peyton Place lui rappelle tant de souvenirs, et pas que des bons. Elle se souvient encore du moment où ils ont emmené Marsha dans un institut psychiatrique, la façon dont elle se débattait.

Et puis Steven : une autre de ses chaînes. Elle n’a pas envie de le laisser diriger seul le cabinet. Pourtant, il l’a fait de nombreuses années avant qu’elle ne vienne s’installer ici. Il était déjà avocat alors qu’elle n’avait même terminé le collège. Mais là, avec l’histoire du meurtre d’Amos et sa séparation avec Betty, elle le sent fragilisé. 

Sans s’en rendre compte, elle arrive déjà devant l’imposant building où Steven et elle ont leur cabinet au sixième étage. 

En entrant dans la zone de réception, Amanda lui fait savoir qu’elle n’a pas de message. Elle pouvait s’y attendre. Elle n’aura pas grand-chose à faire.

Elle va voir Steven dans son bureau. Lui, en revanche, est occupé.

STEVEN : Je dois remettre de l’ordre dans mes dossiers Peyton. Pas évident. J’ai rendez-vous avec Jack à seize heures. 

Carolyn soupire et s’assoit sur la chaise en face du bureau de Steven. 

CAROLYN : Un après-midi bien rempli, je vois. Tu as de la chance. 

STEVEN : Amanda m’a dit que tu avais déjeuné avec Adam Fergusson ? 

CAROLYN : Amanda est une vraie pipelette. 

STEVEN : Qu’est-ce qu’il te voulait ?

CAROLYN : Rien, oublions-ça…

Steven fronce les sourcils. 

STEVEN : Ça n’a pas de rapport avec mon procès au moins. 

CAROLYN : Non, pas du tout. 

Elle hésite, puis finalement se dit qu’il vaudrait mieux qu’elle en parle. 

CAROLYN : Il démission de son poste de District Attorney et ouvre un Cabinet à Boston. 

STEVEN : C’est pour te dire ça qu’il voulait te voir ? 

CAROLYN : Il me propose de travailler avec lui. 

STEVEN : A Boston ? 

CAROLYN : Je vais dire non, de toute façon. Maintenant que je t’ai retrouvé, je ne te lâche plus. 

Steven rabat le dossier sur lequel il travaillait et regarde Carolyn dans les yeux. 

STEVEN : Bien sûr que si, tu vas accepter. 

CAROLYN : Pas question que je te…

STEVEN : Carolyn… je vais bien. Et ce poste à Boston est une opportunité que tu ne peux pas décliner. C’est ta vie professionnelle qui est en jeu. 

CAROLYN : Mais… Et toi ? 

STEVEN : Moi je me suis débrouillé seul pendant des années avant que tu viennes ici. En plus, tu n’as plus beaucoup de travail et j’ai peur que le cabinet ne dépose le bilan si on est deux associés à s’en occuper. 

Carolyn fronce les sourcils. 

CAROLYN : Tu ne serais pas en train de me mettre à la porte ?

Steven part d’un grand rire. 

STEVEN : Oh que si ! Je serais tellement fier de toi si tu acceptais ce poste à Boston. Tu le mérites tellement. 

Les arguments de Steven sont en béton armé. 

Le cœur de Carolyn s’emballe. Et si elle acceptait ? Si elle se jetait à l’eau ? A Boston, elle aurait une carrière prometteuse. 

CAROLYN : Bon, eh bien… je crois que je n’ai pas d’autre choix que d’accepter. 

Ils se lèvent et Steven va l’étreindre. 

STEVEN : Tu vas faire une avocate redoutable. Je serais le nouveau D.A., j’en tremblerais d’avance. 

 

Il reste une chose à régler pour que Carolyn puisse partir tranquille à Boston : faire la paix avec Ellen. 

Elle va la voir au commissariat et la trouve dans l’ancien bureau de Billy. 

CAROLYN : Je peux entrer ?

Ellen lui fait un signe de la tête affirmatif. 

CAROLYN : Tu as pris le bureau de Billy ? 

ELLEN : Je suis le nouveau Capitaine. Pour l’instant par intérim avant de passer mes tests. 

Carolyn est sincèrement ravie pour son amie.

CAROLYN : Félicitations, tu le mérites. 

ELLEN : Ça va surtout mettre du beurre dans nos épinards. L’augmentation est conséquente. Fini les fins de mois sans le sou. 

CAROLYN : C’est super ! Je suis contente pour toi. 

ELLEN : Merci. 

CAROLYN : Je suppose que tu bosses sur le meurtre d’Amos ?

Ellen soupire. 

ELLEN : Je n’ai pas l’ombre d’une piste. On refait des enquêtes de voisinage pour essayer de mettre la main sur l’homme à l’écharpe rouge, mais je crois que c’est peine perdue. Tu es venue pour ça ? Pour savoir où j’en étais avec le meurtre ? 

Carolyn fait non de la tête et lui explique qu’elle quitte Peyton Place pour Boston. Ellen écoute sans l’interrompre. 

CAROLYN : Je ne veux pas partir fâchée. Quoique tu en dises, quoi que tu en penses, tu es et tu resteras ma meilleure amie.  

Ellen se lève et s’approche de Carolyn. 

ELLEN : J’ai beaucoup réfléchi de mon côté. Ton intervention a peut-être été bénéfique. Il a mis un peu de plomb dans la cervelle de mon frère. Il s’est rendu compte que ce qu’il avait fait, pousser quelqu’un à tirer sur un homme, était un acte terrible. En quelque sorte, tu lui as ouvert les yeux. Et je t’en remercie. Merci pour tout ce que tu as fait Carolyn. 

Carolyn ne s’attendait pas à ce discours. Elle est heureuse. Mais une chose la tracasse encore. 

CAROLYN : Et… nous ? 

Ellen lui sourit. 

ELLEN : Il n’y a jamais vraiment eu de « nous » et tu le sais. J’ai compris que tu aimais les hommes et je m’y suis fait. En revanche, tu restes à tout jamais ma meilleure amie. 

Elles s’étreignent. 

CAROLYN : Je suis sûre que tu trouveras un jour une fille sympa avec qui tu pourras sortir. 

ELLEN : A Peyton Place ? J’en doute. Il faudrait que les mentalités changent du tout au tout. Et c’est pas près d’arriver ! Et puis, pour tout te dire, je ne compte pas non plus faire toute ma carrière à Peyton Pace. Un jour, j’irais sans doute à New York… ou San Francisco. Là où les gens sont plus tolérants. 

CAROLYN : Tu vas me manquer… et toute ta famille aussi. 

ELLEN : Même Seth et Marisa ? 

CAROLYN : N’exagérons rien. 

Elles s’étreignent à nouveau. 

ELLEN : Je vais passer mes tests à Boston, le mois prochain. On pourra se voir ? 

CAROLYN : Et comment ! 

A suivre...

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