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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 1034

Episode 1034

Le non-lieu obtenu par Steven Cord a provoqué un grand émoi à Peyton Place et a eu des répercussions heureuses et malheureuses au sein de ses habitants. 

 

Le taxi emmène Steven chez lui, à Chesnut Street. Il n’arrive pas encore à réaliser que le cauchemar de la prison est terminé et qu’il va maintenant pouvoir reprendre une vie normale. Normale ? Pas vraiment. Car rien ne sera plus comme avant. 

Il entre dans la maison qui sent l’odeur de la citronnelle, produit dont Betty se sert… se servait pour faire le ménage. 

Première décision : changer de produits ménagers. 

Il s’installe sur le canapé et soupire. Il s’aperçoit qu’il n’a rien envie de faire. Il voudrait allumer la télévision, mais il n’a pas envie d’écouter les infos. La maison lui semble si vide ! Il aimerait faire revenir Brian de son école à Boston mais le garçon s’y sent bien là-bas. Et le faire revenir voudrait dire affronter Betty pour la garde et il est encore trop fatigué pour livrer une nouvelle bataille. 

Il se met à rire tout seul. Hier encore il pensait passer vingt ans en prison, et le lendemain le voilà assis sur son canapé… ne sachant que faire de sa vie. 

Il se lève. Pas question de se laisser aller. Le travail va l’aider à franchir cette étape de retour à la vie « normale » qui ne sera plus si « normale que ça ». 

Il prend ses clés de voiture et sort de la maison. Sur le pas de la porte, il voit qu’en face, de l’autre côté de la route, Betty l’observe. Elle est, elle aussi, sur le pas de sa porte. Il sent qu’elle aimerait s’approcher et lui parler, et il sent aussi qu’elle n’ose pas. 

Pour lui, c’est trop dur. Il ne peut pas lui parler. Pas encore. Il ressent comme un barrage psychologique qui l’empêche d’aller vers elle et de lui parler. 

Il détourne les yeux et se rend au garage pour sortir la voiture. 

 

James tient l’édition du Clarion dans la main. La Une du journal titre : « QUI A TUE MANUEL AMOS ? » avec en sous-titre : « Steven Cord relaxé, le meurtrier court toujours ». 

Debbie a fait du bon travail encore une fois. James doit bien le reconnaitre. L’article est un plaidoyer en faveur de Steven, ce qui va contribuer à redorer son blason au sein de Peyton Place. Seul petit bémol, c’est cette façon de toujours dramatiser les choses. Debbie ferait presque croire aux habitants de la ville qu’ils sont en danger parce qu’un criminel rôde toujours. 

Néanmoins, depuis qu’elle écrit des articles dans le Clarion, force est de constater que les tirages ont augmenté de manière significative. 

Finalement, James ne regrette pas d’avoir embauché Debbie, sauf qu’il ne le lui dira jamais. 

 

Edina Jackson est dans le bureau de Carolyn. Assise sur une chaise, elle balance nerveusement ses jambes. Carolyn lui sourit.

CAROLYN : Je connais ton père depuis très longtemps. C’est quelqu’un de bien. 

EDINA : Peut-être qu’il ne voudra pas de moi. 

CAROLYN : Tu vas très vite le savoir. 

Deux minutes plus tard, Amanda, la nouvelle secrétaire de Carolyn, annonce l’arrivée de Lew. 

Lew Miles passe la porte. Edina se lève. Lorsqu’il la voit, ses yeux s’illuminent. Et, instinctivement, Lew et Edina se serrent dans les bras. Edina pleure de tout son saoul. 

LEW : Enfin je t’ai trouvée ! 

Carolyn verse une larme en voyant le père et la fille se découvrir.

EDINA : Tu m’as cherchée ?

LEW : Je n’ai pas cessé de le faire. Chaque jour j’espérais. Je ne savais même pas si tu étais une fille ou un garçon. 

Il la prend de nouveau dans ses bras. Puis il vient embrasser Carolyn.

LEW : Merci Caro. 

CAROLYN : Ça me fait plaisir de te voir, Lew. 

Lew retourne vers Edina.

LEW : Je veux tout savoir sur toi. Comment tu as passé ta jeunesse. Nous avons tellement perdu de temps ! 

Il sort de sa poche son portefeuille, l’ouvre et montre quelques photos.

LEW : Là, c’est ma femme Janice. Et ici, ton frère Jasper et ta sœur Gloria. Et enfin, tes grand-parents Harry et Alma. Ils ont tous hâte de te rencontrer. 

EDINA : Ça veut dire que tu veux que je vienne avec toi à Chicago ?

LEW : Edina, tu es ma fille et tu vas maintenant faire partie d’une vraie famille. Janice prépare ta chambre en ce moment. Et Gloria n’arrête pas de dire fièrement à ses copines qu’elle a une grande sœur. Tu vas tous les adorer. 

Edina est au paradis, jamais dans ses rêves les plus fous elle n’avait imaginé pouvoir avoir une vraie famille. 

 

Après avoir quitté Lew et Edina, Carolyn part au commissariat dans l’espoir d’y rencontrer Ellen et de lui demander pardon pour avoir harcelé Scott au procès. 

Lew et Edina vont rester une semaine à Peyton Place, le temps que Carolyn s’occupe des papiers qui lieront officiellement le père et la fille. Cela lui permettra de voir son plus vieil ami et de parler avec lui du bon vieux temps.

En entrant au commissariat, Carolyn ne voit pas Ellen, en revanche elle aperçoit Billy dans son bureau, occupé à débarrasser ses affaires dans un grand carton. Elle le rejoint.

CAROLYN : Billy ? Qu’est-ce que tu fais ?

BILLY : Je crois que ça se voit. 

CAROLYN : Que s’est-t-il passé ?

BILLY : Il s’est passé que j’ai démissionné de la police.

CAROLYN : Mais enfin pourquoi ?

Billy arrête un instant son déménagement pour regarder Carolyn dans les yeux. 

BILLY : J’ai merdé, Carolyn. Tu le sais très bien.

CAROLYN : Tu parles du meurtre d’Amos ? Je suis désolée si…

Billy lève un bras pour l’interrompre.

BILLY : Arrête. Ne sois pas désolé. Ce n’est pas ta faute. Ce qui s’est passé au tribunal hier, je l’ai bien cherché. J’étais tellement sûr de la culpabilité de Cord que ça m’a aveuglé au point de ne pas faire mon boulot convenablement. 

CAROLYN : Ce n’est pas une raison pour quitter la police.

BILLY : Je pense que si, au contraire. 

CAROLYN : Billy, tu as toujours été un bon flic. 

BILLY : Peut-être… Et puis tu sais, j’ai envie de vivre autre chose. J’ai envie de liberté, de grands espaces…

CAROLYN : Tu vas quitter Peyton Place ? 

BILLY : Oui. Je vais acheter une moto et parcourir le pays. Je me poserai dans un endroit qui me plaira. 

CAROLYN : Mais… nous ?

BILLY : Il n’y a plus de nous depuis longtemps. J’ai longtemps espéré, mais je sais maintenant que nous ne sommes pas faits pour vivre ensemble. 

CAROLYN : Je… ne sais pas quoi dire ?

Il lui sourit.

BILLY : Souhaite-moi bonne chance ! 

Elle sourit à son tour et s’avance vers lui. Ils s’étreignent pour se dire au revoir, sachant qu’il y a peu de chance qu’ils se revoient un jour. 

A suivre...

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