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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 1023

Episode 1023

La décision, Carolyn l’a prise ce matin, alors qu’elle en était à son deuxième café. Cela faisait un moment qu’elle y pensait, mais elle ne voulait pas s’y résoudre.

Aujourd’hui, elle est acculée et ne peut pas faire autrement. Elle sait que ce qu’elle s’apprête à faire va avoir des conséquences graves, notamment dans sa relation avec Ellen. Mais aujourd’hui, en cet instant où elle termine sa tasse de café, elle ne voit pas d’autre moyen. 

Carolyn allait utiliser une arme à double tranchant sur Scott Hayes, soit ça marcherait et le doute raisonnable sera alors à considérer, soit ça allait tout faire foirer. Mais même si ça ne fonctionne pas, ça ne pourra pas être pire que maintenant.

Avant de partir au tribunal, Carolyn relit les notes sur l’après-midi du meurtre, celui où Steven a tiré au plafond. Elle ne doit rien laisser échapper, son argument ne tient qu’à un fil. S’il se casse, elle tombe et aucun filet ne sera là pour la rattraper.

Au tribunal, l’interrogatoire de Sutton se passe sans ombrage. Ce que la jeune femme avait de plus important à dire pour l’accusation, c’est l’irruption de Steven en colère dans la chambre de Manuel et le fait que Steven ait tiré en l’air. Carolyn a alors insisté sur le fait qu’il a tiré en l’air parce qu’il n’est pas un assassin. Alors comment aurait-il pu retourner, alors qu’il était calmé, chez la victime pour l’abattre de sang-froid ? C’était léger comme défense. 

L’heure était venue pour Carolyn d’attaquer !

L’interrogatoire de Maître Fergusson a été plutôt complaisant. Normal, Scott est un témoin à charge. Place à la défense. Carolyn se lève.

CAROLYN : Mr Hayes, le 12 octobre dernier, vous souvenez-vous avoir eu une altercation à un certain Monsieur Seth Buswell sur le quai de Peyton Place ?

SCOTT : Oui, c’était même vous mon avocate. 

CAROLYN : Sur quel sujet portait cette altercation ? 

SCOTT : Seth voulait mon sandwich, et je ne me suis pas laissé faire. 

CAROLYN : Il vous a mis en colère ?

SCOTT : On peut dire ça, oui.

CAROLYN : Vous l’avez sacrément amoché, il a dû être transporté à l’hôpital. 

Adam intervient.

ADAM : Objection ! Cela n’a rien à voir avec notre affaire.

Carolyn avait prévu l’objection et lève le bras.

CAROLYN : OK, Je retire. J’en viens donc à notre affaire. Monsieur Hayes, vous avez dit à la Cour que vous étiez chez Manuel Amos l’après-midi du meurtre parce que vous étiez en colère contre lui, pensant qu’il avait une aventure avec votre sœur, Sutton, qui est mineure.

SCOTT : C’est exact. 

CAROLYN : Comment évaluez-vous cette colère, sur une échelle de un à dix.

SCOTT : Dix. 

CAROLYN : Donc, vous étiez vraiment très furieux.

ADAM : Objection, Votre Honneur, on tourne en rond. On sait que Mr Hayes était en colère contre la victime. Inutile d’en rajouter.

JUGE : Accordée. 

CAROLYN : Monsieur Hayes, lorsque vous avez lu le faux journal intime de votre sœur qui prétendait avoir des relations sexuelles avec la victime, vous vous êtes précipité chez Manuel Amos. Qu’aviez-vous l’intention de faire chez lui ? 

SCOTT : Je… je ne sais pas. J’y suis allé par impulsion. 

CAROLYN : Précisez quand vous dites impulsion. 

SCOTT : C’était sous le coup de la colère. 

CAROLYN : Votre sœur Sutton Hayes a précisé que lorsque vous êtes entré dans la chambre d’Amos et que vous avez trouvé Amos avec Sutton, vous lui avez dit – je cite – «  Je vais tuer cet espèce de pervers ! ». Est-ce exact ?

Scott remue sur son siège, mal à l’aise.

SCOTT : Je ne m’en rappelle plus. 

CAROLYN : Peut-être étiez-vous trop en colère pour pouvoir vous maîtriser.

ADAM : Objection ! Spéculation. 

CAROLYN : Je retire… Ensuite, Mr Cord est arrivé avec le revolver en main. Comment était-il à ce moment ? Colérique ou plutôt calme ?

SCOTT : Calme, je dirais. Il agissait un peu comme un automate. 

CAROLYN : Il était calme et vous étiez en colère, prêt à en découdre avec Manuel Amos. 

ADAM : Objection !

JUGE : Accordée. Maître Russell, contentez-vous de poser des questions au témoin. 

CAROLYN : Monsieur Hayes, lorsque Steven Cord est entré dans la chambre, qu’avez-vous fait ?

SCOTT : Rien. 

CAROLYN : Qu’avez-vous dit, alors ?

Nouveau trouble de Scott qui ne répond pas.

CAROLYN : Voulez-vous que je répète ma question ? 

SCOTT : Je ne sais plus ce que j’ai dit. 

CAROLYN : Je vais vous rafraîchir la mémoire. Vous avez dit : « Tirez, Mr Cord ! Allez-y, qu’est-ce que vous attendez ! Tirez ! » Et comme Steven Cord ne tirait pas, vous avez rajouté : « Tuez ce salopard ! Tirez ! » Tout est dans le procès-verbal, Votre Honneur. Et c’est ensuite que Steven Cord a tiré une balle au plafond. 

SCOTT : J’étais en colère. 

CAROLYN : Oui, et il semble que quand vous êtes en colère, vous êtes incontrôlable, vous avez…

ADAM : Objection !  

CAROLYN : … envoyé un homme à l’hôpital à cause de votre colère…

ADAM : Objection ! 

CAROLYN : … et vous étiez prêt à en exécuter un autre…

ADAM : Votre Honneur ! 

Le juge tape son marteau. 

JUGE : Ça suffit, Maître Russell ! 

Mais Carolyn ne peut pas s’arrêter. 

CAROLYN : Vous savez ce que crois, Monsieur Hayes, je crois que votre colère vous aveugle, je crois que le soir du meurtre, vous étiez toujours en colère contre Manuel Amos…

ADAM : Objection ! 

Dans la salle, Ellen se lève, elle n’en croit pas ses oreilles. 

CAROLYN : … que vous êtes revenu dans la maison, que vous avez trouvé l’arme dans le salon et que vous avez abattu Manuel Amos !

Scott se lève d’un bond.

SCOTT : Je n’ai rien fait ! Je ne l’ai pas tué ! 

Adam entre dans une colère folle. Dans la salle, c’est la cohue, tout le monde parle en même temps et le juge n’arrive pas à maîtriser le public, même en frappant de son marteau. Ellen se met à pleurer, Sutton est en état de choc.

ADAM : Objection ! C’est purement scandaleux ! Je demande une suspension immédiate.

JUGE : Suspension accordée. Maître Russell, Maître Fergusson, dans mon bureau, immédiatement ! 

Carolyn retourne à sa place prendre sa mallette. Steven la retient d’une main.

STEVEN : Mais qu’est-ce que tu as fait ? Tu es folle ! 

CAROLYN : Non, juste désespérée. 

Ellen parvient près de Carolyn. 

CAROLYN : Ellen, je…

L’avocate n’a pas le temps de terminer. Ellen lui assène une cinglante gifle devant tout le public. 

ELLEN : Ne t’approche plus jamais de moi et de ma famille ! 

A suivre...

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