Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 1019

Episode 1019

Carolyn est dans tous ses états. Furieuse, elle entre dans le bureau de l’adjoint du DA, occupé pendant le procès par le DA lui-même. Elle se précipite vers Adam Fergusson. 

CAROLYN : Vous avez perdu la tête ou quoi ? 

ADAM : Je vous demande pardon ?

CAROLYN : Je ne sais pas comment vous avez appris la grossesse de Mme Cord, mais vous n’aviez pas à laver son linge sale en public.

ADAM : Nous sommes ici dans le cadre d’un procès pour meurtre, Maître Russell. 

CAROLYN : Oh, ça va ! Arrêtez avec vos phrases toutes faites, merde ! Mme Cord est en état de choc. 

ADAM : J’en suis le premier navré. 

CAROLYN : Oh non, vous n’êtes pas navré. On dirait que vous vous délectez du malheur des autres.

ADAM : Ça commence à bien faire ! Vous débarquez ici sans même frapper à la porte et vous m’insultez…

CAROLYN : Vous venez de briser la vie d’une femme et tout ça pour quoi ? Vous n’avez même pas besoin de l’argument de la grossesse pour gagner. 

ADAM : Je veux mettre toutes les chances du côté de la victime. Et quant à dire que j’ai brisé la vie d’une femme, ce n’est pas moi qui ait trompé mon mari et me suis fait engrosser. Cette femme y est pour quelque chose dans ce qui lui arrive. 

CAROLYN : Vous avez une pierre à la place du cœur, Maître Fergusson. Vous me dégoûtez. 

Adam regarde longuement Carolyn, puis il dit calmement.

ADAM : Ce matin, j’ai reçu un coup de fil de Maria Amos, la mère de la victime. Elle n’a pas pu faire le déplacement pour venir au tribunal parce qu’elle est bourrée de cachets. Et vous savez pourquoi, parce qu’elle a perdu son fils, qu’elle ne le reverra plus jamais. Avant de venir au tribunal, j’ai passé une demi-heure au téléphone avec cette femme qui est détruite et qui ne pourra plus jamais vivre normalement parce que quelqu’un a ôté la vie à son fils. Alors excusez-moi si j’ai peu de compassion pour la femme qui va, elle, donner vie à quelqu’un. Si elle a des remords sur ce qui s’est passé dans sa vie, c’est son problème, pas le mien ! Maintenant j’ai du travail, je vous verrais tout à l’heure à l’audience. 

L’audience ne reprenant que l’après-midi, Carolyn passe à son bureau pour faire le point et rester un peu tranquille. Elle fait venir sa secrétaire dans son bureau. 

AMANDA : J’ai vu les infos à la télé locale. Ce n’est pas brillant.

CAROLYN : Tout, absolument tout est contre nous ! Demain, la jeune Hayes va témoigner qu’elle a vu Steven menacer Manuel avec l’arme du crime quelques heures seulement avant le meurtre. Le jeune Scott va confirmer… et moi… je n’ai rien, Amanda. 

AMANDA : Il doit bien y avoir quelque chose. 

CAROLYN : Je vais faire venir Mike… le docteur Rossi. On parlera du dossier médical que quelqu’un lui a dérobé et du fait que la personne qui a volé le dossier veut du mal à Steven. Ça ne tient qu’à un fil. 

AMANDA : Ça peut instaurer le doute. 

CAROLYN : Oui, ou tout aussi bien faire « théorie du complot ». C’est à double tranchant. Si je n’ai rien d’autre que ça, Steven passera vingt ans en prison et je pourrais vendre le cabinet. 

AMANDA : On n’en est pas là. 

CAROLYN : On n’en est pas loin.

La suite de l’audition de Betty reprend à quinze heures. Cette fois, Carolyn est reconnaissante envers Fergusson de ne plus reparler de la grossesse de Betty. Elle sent Betty très fragilisée par l’humiliation de ce matin. Fergusson n’en rajoute pas.

ADAM : Mme Cord, c’est vous qui avez découvert la scène du crime,  n’est-ce pas ?

BETTY : Oui.

ADAM : Dites-nous comment cela s’est passé ?

BETTY : J’étais revenue à Chesnut Street pour parler avec Steven.

ADAM : Vous n’y étiez donc pas au moment du meurtre ?

BETTY : Non, ma mère et moi avions pris une chambre au Colonial. 

Carolyn est à nouveau reconnaissante envers Fergusson de ne pas lui demander pourquoi elle était au Colonial. Betty aurait été obligée de dire que Steven l’avait mis dehors. L’avocat lui a épargné ça. 

ADAM : Continuez, Mme Cord.

BETTY : Je voulais parler à Steven. J’avais besoin de lui expliquer. De lui dire qu’il n’y a que lui que j’aime. J’ai… j’ai commis des erreurs, mais je voulais pouvoir les réparer. 

ADAM : Donc, vous êtes revenue à Chesnut Street. Et qu’avez-vous fait ?

BETTY : Il n’y avait personne à la maison. Mais j’ai vu que la porte d’entrée de la maison de Manuel était ouverte. Je suis allée voir. 

ADAM : Pourquoi ?

BETTY : Je ne sais pas, Maître. L’intuition que quelque chose de grave était arrivée.

ADAM : Comme le fait que votre mari ait tué votre amant ! 

Carolyn se lève d’un bond. 

CAROLYN : Objection ! Pure spéculation. C’est scandaleux !

ADAM : Je retire. Mme Cord, qu’avez-vous vu ?

BETTY : La première chose que j’ai vu, c’est Manuel. Il était à terre, dans une mare de sang. 

ADAM : Et ensuite ?

BETTY : Ensuite, j’ai vu Steven. Il était assis sur le canapé. 

ADAM : Faisait-il quelque chose de spécial ?

BETTY : Non, il avait les yeux dans le vide. 

ADAM : Diriez-vous qu’il était en état de choc ?

BETTY : Oui, c’est certain. J’essayais de lui parler, mais c’était comme s’il ne m’entendait pas. 

ADAM : Mme Cord, ce que je vais vous demander est très important. Mr Cord tenait-il quelque chose dans ses mains ? 

BETTY : Oui.

ADAM : Que tenait-il ? 

Betty ne répond pas.

ADAM : Mme Cord ? Que tenait votre mari dans la main ? 

BETTY : Un revolver. 

Murmures dans l’assistance, que le juge parvient à calmer d’un coup de marteau. 

Adam s’adresse aux jurés. 

ADAM : Il a été prouvé qu’il s’agissait de l’arme du crime. Steven Cord avait dans sa main l’arme qui a servi à tuer son pire ennemi, l’amant de sa femme.

Betty se lève et hurle.

BETTY : Mais il est innocent ! Il n’a tué personne ! Steven n’est pas un meurtrier !

JUGE : Mme Cord, s’il vous plaît ! 

ADAM : Plus de questions, Votre Honneur. 

Carolyn se sent au bord du gouffre.

A suivre...

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article