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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 1017

Episode 1017

Le jour de l’audience préliminaire est arrivé. Carolyn a planché tout le weekend sur le dossier de Steven, n’omettant aucun fait. Cette nuit, elle a très mal dormi, ne cessant de se réveiller toutes les cinq minutes en pensant à l’audience qui l’attendait.

Car ça n’allait pas être facile. 

Elle prend deux tasses de café avec un cachet de vitamines C pour être sûre d’être en forme au cours de l’audience.

Au tribunal de Peyton Place, elle entre dans la salle des pas perdus et aperçoit Billy et Ellen. Elle n’a pas eu le temps de penser à eux, aux sentiments qu’elle éprouve pour l’un comme pour l’autre. Elle n’en a pas le temps et ne peux pas se permettre de penser à autre chose qu’à sauver Steven… et le cabinet. 

Elle entre dans la salle d’audience encore vide et dépose son énorme dossier sur la table, en face du juge. 

Elle se fige lorqu’arrive dans la salle Adam Fergusson, le district attorney du comté de Peyton. Elle se mord les lèvres. Première mauvaise nouvelle de la journée. Elle pensait avoir à faire avec l’adjoint du district attorney, Ed Fagion, mais visiblement, ils ont sorti le grand jeu. Le DA en personne est venu !

Il s’approche d’elle.

ADAM : Prête, Maître ?

Carolyn bombe son torse et tente de faire bonne figure. 

CAROLYN : Plus que jamais.

ADAM : Votre client a-t-il changé d’avis ?

CAROLYN : Pas du tout.

ADAM : Maître Russell, vous savez que c’est de la folie… et Maître Cord le sait aussi. S’il ne plaide pas coupable, il…

CAROLYN : Il ne plaidera pas coupable parce qu’il n’est pas coupable. 

ADAM : Vous courrez à la catastrophe, Carolyn. Je vais vous écraser.

CAROLYN : Maître Fergusson, ces mots ne sont pas dignes d’un avocat et encore moins d’un district attorney. Modérez vos paroles lorsque vous serez devant la barre. Je n’ai pas envie d’objecter pour manque de respect. 

Adam lui offre un sourire moqueur et va s’asseoir à sa table, à côté de celle de Carolyn, les deux étant séparées par l’allée centrale. 

Jack Peyton est le premier à s’asseoir parmi le public. Il est bientôt rejoint pas Gloria Emmerson et son fidèle Barry.

JACK : Qu’est-ce que tu fais là ?

GLORIA : Betty doit témoigner aujourd’hui, je tenais à être là pour la soutenir moralement. Pauvre enfant, elle doit être terrifiée. 

La salle commence à se remplir, puis Steven arrive et s’assoit à côté de Carolyn. Le juge fait son apparition, la séance peut commencer. 

Adam Fergusson se lève.

ADAM : J’appelle à la barre Mme Betty Cord. 

Betty entre par la porte arrière et traverse l’allée. Elle sent le regard du public qui la transperce. Elle a l’impression que l’allée menant jusqu’au juge est interminable. Elle a l’impression d’être jugée et condamnée par l’opinion à chaque pas qu’elle fait. Elle cherche Julie du regard pour avoir un maigre soutien. Elle l’aperçoit enfin au premier rang. Julie lui fait un signe de tête encourageant et Betty se sent plus forte. 

Elle s’assoit finalement non loin du juge et prête serment. L’interrogatoire peut commencer. A la demande d’Adam, Betty décline son identité. 

BETTY : Betty Anderson Peyton Cord. 

ADAM : Mme Cord, connaissiez-vous la victime, Mr Manuel Amos ? 

BETTY : Oui, c’était notre voisin direct.

ADAM : Donc, on peut dire que vous vous voyiez assez souvent.

BETTY : On peut dire ça, oui.

ADAM : Mme Cord, votre mari est parti de la maison pendant plusieurs mois, n’est-ce pas ?

BETTY : Oui, il avait accepté de collaborer à un important procès qui s’est déroulé à Washington. 

ADAM : Vous deviez vous sentir bien seule, pendant son absence.

BETTY : Je m’occupais de mon fils Brian.

ADAM : Pourquoi votre mari a-t-il accepté d’aller plaider à Washington aussi longtemps ?

BETTY : C’était une opportunité pour lui. 

ADAM : N’était-ce pas plutôt parce que votre couple battait de l’aile ?

Carolyn se lève.

CAROLYN : Objection ! On entre dans le domaine de la vie privée du témoin et je ne vois pas le rapporte avec le meurtre de Manuel Amos.

ADAM : Allons, Maître Russell, vous savez très bien que ma question est directement liée au meurtre.

JUGE : Rejetée. Mme Cord, veuillez répondre à la question.

BETTY : Oui, nous traversions une petite crise.

ADAM : Petite crise dites-vous ? Votre mari est parti durant plusieurs mois et ne revenez que très peu souvent vous voir les weekends. 

BETTY : Son procès lui prenait beaucoup de temps. 

ADAM : Très bien, admettons. Vous avez dû vous sentir un peu seule pendant cette longue période. 

BETTY : Maître, si vous en veniez au but…

ADAM : Très bien. Mme Cord, avez-vous eu une relation d’ordre sexuel avec la victime, Manuel Amos ? 

Tout le monde retient son souffle. Betty avait envisagé cette question et savait quoi répondre. Mais elle ne savait pas que ce serait aussi difficile que ça de dire : 

BETTY : Oui.

ADAM : Votre mari était au courant ?

BETTY : Ma relation avec Manuel a été très brève. 

ADAM : Vous n’avez pas répondu à ma question. Voulez-vous que je vous la pose de nouveau ?

BETTY : Steven n’a été au courant de rien. 

ADAM : L’a-t-il appris à son retour ? 

BETTY : Il l’a su, oui.

ADAM : Et comment l’a-t-il su, Madame Cord ?

Betty panique. Elle ne veut pas dire que Steven a appris qu’elle était enceinte. C’est le seul secret qui n’a pas été dévoilée et qu’elle compte conserver. Si jamais les habitants de Peyton Place apprenait qu’elle était enceinte de la victime, elle n’aurait plus aucune crédibilité et tout le monde lui tournera le dos. 

ADAM : Voulez-vous que je répète ma question ? 

BETTY : Je ne sais pas. 

ADAM : Vous ne savez pas si je dois répéter ma question, ou comment votre mari a appris votre liaison ?

Carolyn se lève. 

CAROLYN : Inutile d’être ironique, Maître Fergusson. Il est déjà assez difficile pour le témoin de répondre ! 

ADAM : Désolé, Maître. Je n’ironise plus, mais je veux quand même une réponse à ma question. 

BETTY : Je ne sais pas comment Steven a su que j’avais une liaison avec Manuel. 

ADAM : Sans doute parce qu’il a appris que vous étiez enceinte de Manuel Amos. 

Betty sent son cœur s’emballer et son esprit s’embrumer. Dans la salle, tout le monde est agité et parle entre eux. Julie regarde Carolyn avec un air de panique. Le juge tente de faire revenir le calme dans la pièce en frappant avec son marteau, mais n’y parvient pas.

Steven se penche vers Carolyn. 

STEVEN : Comment a-t-il su, bon sang ?!

CAROLYN : Je n’en sais rien ! 

Carolyn sent qu’elle est au bord du gouffre. Elle ne contrôle plus rien. Elle doit faire quelque chose. Alors elle fait la seule chose qui lui vient à l’esprit. Elle se lève.

CAROLYN : Je demande une suspension d’audience.

Devant le brouhaha qu’il y a dans la pièce, le juge accepte. 

JUGE : Accordé ! 

Julie se lève et va chercher Betty. Elle la prend par le bras et ensemble, elles remontent l’allée vers la sortie, sous les regards dégoûtés des gens. Betty baisse la tête, ses jambes sont en coton. Si sa mère n’était pas à ses côtés, elle se serait effondrée. 

Jack se lève et les suit. Dans l’assistance, Gloria jette un regard satisfait vers Barry.

GLORIA : Bien joué ! C’était une bonne idée d’avoir gardé une copie du dossier médical et de l’avoir envoyé au District Attorney.

BARRY : J’ai toujours de bonnes idées, vous le savez bien ! 

A suivre...

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