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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 1008

Episode 1008

En entrant au Cabinet Cord et Russell, Julie découvre un vrai champ de bataille. Les deux secrétaires répondent au téléphone qui ne cesse de sonner, et des dossiers sont éparpillés un peu partout sur les bureaux. 

Amanda, la nouvelle secrétaire, raccroche et sourit à Julie.

- Désolée, mais nous sommes chargées de contacter tous les clients du cabinet pour tenter de les rassurer sur l’avenir de leur dossier, d’où le désordre.

- Je comprends. Carolyn est ici ? 

- Elle est dans son bureau, je la préviens de votre arrivée.

Dans son bureau, les mains sur le front et les coudes sur la table, Carolyn Russell se prend littéralement la tête pour essayer de sortir Steven de ce pétrin, et par la même occasion le cabinet qui est en péril. 

Julie arrive donc dans un bureau qu’on pourrait qualifier de chantier. 

- Désolée de vous déranger, mais je viens de me rappeler quelque chose que je pense être important pour l’enquête.

Carolyn dresse les oreilles.

- Je vous écoute.

Julie s’assoit en face d’elle.

- Lorsque Steven a pris le revolver et qu’il est allé voir Manuel Amos la première fois. Eh bien quand il est revenu à la maison, il n’avait pas le revolver avec lui.

Carolyn remue sur sa chaise.

- Vous en êtes bien sûre ? 

- Certaine. 

- Ce qui veut dire que le revolver était chez Manuel Amos avant le meurtre. 

- Et donc n’importe qui aurait pu s’en servir pour tuer Amos, poursuit Julie. Ça pourrait innocenter Steven, vous croyez ?  

Carolyn secoue doucement la tête.

- Malheureusement non. Ce n’est pas une preuve, mais on s’en servira pour mettre un doute aux membres du jury.

-  Alors Steven va être jugé ?

-  Le District Attorney a lu l’acte d’accusation, et je n’ai pas réussi à obtenir la liberté sous caution.

-  Ce qui veut dire ?

- Ce qui veut dire qu’il va y avoir une audience préliminaire qui va décider de la mise en accusation ou du non-lieu de Steven.  

- A votre tête, j’ai l’impression que vous n’êtes guère optimiste sur ses chances d’être disculpé.

Carolyn croise les mains sur la table.

- Je vais jouer franc jeu avec vous, Julie. Avec ce que nous avons comme défense, et ce que l’accusation a comme preuves, il y a fort peu de chance que l’affaire s’arrête à l’audience préliminaire. Avec de la chance, je pourrais obtenir une libération sous caution, mais la caution sera élevée. 

- J’ai l’impression que vous baissez les bras.

Cette fois, c’est avec énergie que Carolyn secoue la tête.

- Jamais je ne ferais ça ! Je me battrais jusqu’au bout pour Steven. Mais je n’ai pas assez d’éléments qui me permettent de contrecarrer les accusations. Votre témoignage sur Steven, notamment ce que vous venez de me dire au sujet du revolver, sera un plus. Peut-être que cela créera le doute, mais c’est encore faible comme défense. 

 

Une fois Julie partie, Carolyn décide d’aller voir Steven dans sa cellule pour l’informer que l’audience préliminaire débutera lundi. Elle trouve Steven très pâle.

- Quelle sera ta ligne de défense ? lui demande-t-il.

- Le complot. 

- Donc nous allons laver notre linge sale en public avec cette affaire de grossesse. Tout le monde va savoir que ma chère femme est enceinte de la victime.

- On n’a pas le choix, Steven. Quelqu’un te veut du mal, et on doit creuser dans cette direction. 

Carolyn fait une pause, puis dit : 

- Betty est de ton côté.

- Ça me fait une belle jambe ! répond Steven, agacé.

- Ça pourrait être un plus si vous vous réconciliez tous les deux.

Steven regarde Carolyn droit dans les yeux. Jamais l’avocate n’avait vu un regard si dur.

- Je préfère faire 20 ans de prison plutôt que de me réconcilier avec elle. 

Carolyn a compris le message. 

- Il y a aussi une autre solution. Et en tant qu’avocat, tu la connais. 

Steven secoue la tête.

- Non, pas question de plaider coupable. 

- Ça réduirait considérablement ta peine. Je peux trouver un arrangement avec le District Attorney.

- Pas question, j’ai dit ! Je n’ai pas tué Amos et il est hors de question que je plaide coupable pour un meurtre que je n’ai pas commis !

- Est-ce que tu peux au moins y réfléchir ? 

- C’est tout réfléchi. 

Carolyn quitte Steven pour se rendre immédiatement aux toilettes du poste de police, juste à temps pour trouver une cuvette vide et vomir. Elle a le sentiment que tout est en train de s’écrouler autour d’elle. 

Elle sort de la cabine et se passe un coup d’eau froide sur le visage. Elle frappe du poing sur le lavabo, tellement elle enrage de ne pas pouvoir en faire plus pour Steven. En l’état actuelle des choses, Steven va sans doute passer vingt ans en prison. 

- Ça va ? 

Carolyn sursaute, elle pensait être seule aux toilettes, mais Ellen était dans une cabine. Elle va se laver les mains dans le lavabo voisin de celui de Carolyn.

- Ça va, merci, répond sans conviction l’avocate.

Ellen observe son amie.

- Ça fait un bout de temps qu’on ne s’est pas parlé, toi et moi. Depuis… ce qui s’est passé à l’hôtel. On pourrait peut-être aller boire un verre ensemble un de ces jours ? 

- Ellen, je suis désolée, mais là toutes mes pensées sont occupées par l’audience préliminaire et la façon dont je vais m’y prendre pour sauver le cabinet. Il n’y a pas de place en ce moment pour aller boire un verre avec quiconque.

- Avec quiconque ? Ou seulement avec moi ? 

- Ellen, s’il te plait, ce n’est pas le moment… 

Carolyn s’en va, laissant Ellen perplexe.

A suivre...

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