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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 995

Episode 995

Il suffit parfois d’un rien pour faire basculer toute une vie. Une petite phrase prononcée, un geste non voulu… ou bien un simple morceau de papier. Et le papier que tient Carolyn Russell dans ses mains s’est révélé être une bombe qui a explosé aux visages des habitants de Chesnut Street, à Peyton Place. Mais il se trouve que ce papier peut s’avérer aussi pouvoir disculper Steven Cord d’un crime qu’il n’a pas commis. Mais un morceau de papier peut aussi apporter une bonne nouvelle et une grande joie à son destinataire.

Carolyn Russell longe le couloir de l’hôpital, avec le rapport médical de Betty en main. Dans son bureau, Mike sourit à pleine dents en lisant un télégramme. Carolyn frappe à la porte du bureau du Dr Michael Rossi.

Mike entonne un tonitruant « entrez ! ». 

Carolyn entre et découvre un large sourire sur le visage de son ex beau-père. « Oh, tu m’as l’air d’excellente humeur ce matin ! »

Mike se lève et va embrasser Carolyn. « Ce n’est pas qu’une impression. Je suis vraiment de bonne humeur !

-Tu as sauvé une vie ce matin ?

-Pas encore, mais ça ne saurait tarder. Non, en fait je viens de recevoir un télégramme d’Australie. Paula et Craig reviennent enfin par le prochain avion ! »

Carolyn ne cache pas sa joie. « C’est formidable, Mike. Elle devait beaucoup te manquer… »

Mike hausse les sourcils. « Trois mois d’absence et pas de contact avec elle… oui, elle m’a énormément manquée. Mais je vais enfin la revoir. Et aujourd’hui ! Tu te rends compte ! »

Mike est aux anges et sa joie redonne du baume au cœur de Carolyn. Mike se rassoit. « Dis-moi maintenant ce qui t’amène. »

Le sourire de Carolyn s’efface aussi vite qu’il est apparu. « Tu es au courant, pour Manuel Amos ?

-Qui ne l’est pas ? Le bruit s’est répandu comme une trainée de poudre dans la ville. Je suppose que c’est toi qui défends Steven ? »

Carolyn fait oui de la tête.

Mike approuve. « Alors il est entre de bonnes mains. Est-ce que je peux faire quelque chose ?

-Oui, justement. » Elle lui tend le papier où il est écrit la menace à l’attention de Steven, et la photocopie du rapport médical de Betty. 

Mike fronce les sourcils. « C’est mon rapport. Comment est-ce que tu t’es procuré ce rapport ? Il est strictement confidentiel !

-C’est Steven qui l’a reçu, par porteur. Avec la lettre de menace. C’était le jour du drame. » 

Mike se passe une main sur le menton, songeur. 

Carolyn reprend. « Quelqu’un a dérobé ce rapport et en a fait une photocopie. Quelqu’un qui en veut à Steven. Et c’est peut-être le meurtrier d’Amos. »

Mike réfléchit. « C’est impossible ! Je garde mes dossiers ici. » Il montre du doigt à Carolyn une armoire à dossiers suspendus à sa droite.

« Pourtant quelqu’un est venu prendre le dossier. Est-ce que tu la ferme à clé, cette armoire ?

-Bien sûr, tous les soirs avant de partir. 

Carolyn fronce les sourcils. « Ça veut dire que la journée, l’armoire est ouverte… »

Mike secoue la tête. « Je vois où tu veux en venir, mais je la ferme à clé dès que je sors du bureau.

-Mike, est-ce que tu as eu ces derniers temps un nouveau patient, quelqu’un que tu ne connaissais pas et qui est venu te voir ?

Mike pose sa main sur son front, pour réfléchir. « Il y a eu quelqu’un. Un homme, assez bizarre et… oh mon dieu ! »

-Quoi ? 

-Il a renversé du café sur moi et il a insisté pour que j’aille nettoyer la tâche !

-Et il en a profité pour fouiller dans l’armoire.

Mike se frappe le front. « Quel abruti je fais ! J’aurais dû me douter que quelque chose n’allait pas.

-Mike, tu ne pouvais pas savoir. Est-ce que tu te souviens à quoi il ressemblait ?

-Je vais ressortir son dossier. 

Quelques minutes plus tard, Carolyn a le dossier en main. « Il a dû prendre un nom d’emprunt. Il était vraiment malade ?

-Une simple toux. Il a pu simuler. 

-Est-ce que tu serais capable de faire un portrait-robot de ce type ? »

Mike hoche la tête. « Bien sûr. »

Ils sont interrompus par une infirmière qui entre sans s’annoncer. « Excusez-moi. Dr Rossi, nous avons besoin de vous. Un homme qui a été renversé par une voiture. 

 

***

 

Depuis qu’Ellen est très occupée avec Billy sur l’affaire du meurtre de Manuel, Sutton doit partager les tâches ménagères avec sa mère. Pendant que Marisa se charge du dîner, Sutton se voit confier l’ingrate charge de la lessive. 

En entrant dans la chambre que Seth occupe depuis peu avec Marisa, elle découvre un véritable capharnaüm. Pire que dans sa chambre. Des vêtements sont posés partout sur les chaises, certains sont même roulés en boule sur le sol. Les chaussettes de Seth sont éparpillées un peu partout dans la pièce. Elle en prend une du bout des doigts et fait une grimace tant l’odeur est désagréable. 

C’en est assez pour elle. Elle laisse tomber le panier de linge sur le lit et descend comme une furie dans le salon où elle trouve Seth « occupé » à regarder une sitcom à la télévision, les pieds sur la table.

-Ça vous dérangerez pas de bouger vos fesses de temps en temps ? »

Comme Seth ne répond pas et continue de regarder la télé en riant devant les situations grotesques des personnages, elle prend la télécommande et éteint le poste. 

Là, bien sûr, Seth réagit. « Eh gamine ! Qu’est-ce que tu fais ? »

-Je voudrais que vous bougiez de là, que vous alliez dans le bordel qui vous sert de chambre et que vous rangiez vos affaires, que vous mettiez une machine en route, et surtout : que vous arrêtiez de m’appeler « gamine » !! »

Seth pouffe sur son canapé. « Pfff, ce sont des travaux de bonnes femmes ! »

Sutton fronce les sourcils. « Si vous saviez ce que vous dit la bonne femme qui est en face de vous !! »

Seth rallume la télévision. D’un geste brusque, Sutton va l’éteindre de nouveau. « Vous vous prenez pour qui, à la fin ! Vous débarquez ici, vous prenez vos aises, et vous n’en fichez pas une. Ici, on n’a pas besoin de fainéant. 

-Je suis pas un fainéant. Je suis… je suis… » Il réfléchit. Qu’est-il au juste ? Puis la formule lui vient naturellement. « Je suis l’homme de la famille maintenant.

-Vous n’êtes qu’un imposteur ! Si vous voulez vraiment être l’homme de la famille, alors trouvez-vous un travail plutôt de que traîner à la maison ! En tout cas, ne comptez pas sur moi pour repriser vos sales chaussettes, et encore moins pour les laver. Si vous ne le faites pas, demander à la « bonne femme » que vous avez prise en otage à cause du marmot que vous lui avait fait de le faire à votre place !

Elle s’en va en claquant la porte. Seth sursaute. Il va devoir se trouver du travail, sinon cette garce de Sutton risque de lui faire des ennuis. 

 

***

 

« Je porte le nom de cette ville, Mademoiselle. Alors je pense avoir suffisamment de poids pour être entendu ! »

Mike Rossi arrive à la réception avant que Lisa n’étripe l’infirmière. « Que se passe-t-il ici ? »

Lisa tourne un regard soulagé vers le médecin. « Docteur Rossi, vous êtes là. Vous allez pouvoir expliquer à cette petite écervelée qui je suis et… »

Mike l’interrompt et se tourne vers la soi-disante écervelée. « Claire, quelque chose ne va pas ?

-Mme Peyton a fait venir un patient qu’elle ne connaît pas et qui, visiblement, n’a pas d’assurance. Je lui ai dit qu’on devait le transférer à l’hôpital public de White River…

-Mais il est inconscient. On ne sait pas ce qu’il a ! Il peut mourir en chemin. » Elle tourne un regard implorant vers le médecin. « Mike, s’il vous plaît, faites quelque chose.

-Vous le connaissez bien, ce patient ? 

-Non, je ne le connais pas. Je l’ai juste renversé avec ma voiture…

Mike secoue la tête. Il n’a pas envie que Lisa crée un scandale. Il se tourne vers Claire. « Il est où, ce fameux patient ? »

-Dans la salle 12 docteur.

-Bien, je vais aller voir ce qu’il a.

Lisa est soulagée. « Merci, docteur Rossi. » Puis elle regarde l’infirmière d’un air triomphant. Claire, de son côté, préfère hausser les épaules et retourner à ses dossiers.

A suivre...

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