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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 993

Episode 993

Lorsque James arrive à son bureau du Clarion, au Peyton Professional, accompagné de Jaimie, il trouve un mot dans son bureau. Jeffrey Prentiss, un membre de la rédaction, lui demande de venir en salle de réunion dès son arrivée. 

Il installe Jaimie dans la partie salon de son bureau. « Tu m’attends ici, d’accord. Tu peux faire des découpages avec les magazines si tu veux. Si jamais tu as besoin de quelque chose, tu vas voir Hayley, la dame qu’on a vu à la réception. Tu verras, elle est gentille. Je peux te laisser seule ? »

Jaimie fait oui de la tête. 

James se rend en salle de réunion. Il est surpris de voir tous les membres de la rédaction présents autour de la table. D’habitude, le briefing du matin n’a lieu qu’à 9h30. Mais le plus surprenant, c’est que Debbie est également autour de la table. Elle lui sourit timidement. Sourire qu’il ne lui rend pas. « Qu’est-ce qu’elle fait ici ? Et vous ? La réunion n’est pas pour maintenant… »

Jeffrey se lève. « James, c’est une réunion extraordinaire. Cette dame, Debbie Michels… »

James l’interrompt d’une saute d’humeur. « Je connais cette dame.

-Elle est venue me voir avec un papier qu’elle a rédigé sur le meurtre de Chesnut Street. Je te demande de le lire, James. Et de nous donner la permission de le publier. Tu verras, il est excellent. »

Il lui tend cinq feuilles tapées à la machine. James les prend tout en observant Debbie. « Tu n’as pas osé venir me voir. 

-Je savais que tu allais refuser de lire mon article. Alors j’ai été voir Jeffrey. Je voulais d’abord un avis objectif. »

Touché. James le sait bien, l’avis qu’il va avoir sera tout sauf objectif. 

Il s’assoit et lit. Le travail est bien fait. Les recherches sont soignées, l’écriture fluide et rythmée. De quoi intéresser le lecteur. Debbie a recueilli des témoignages, celui de Sutton, poignant, et celui de Marisa, un peu plus léger. James doit reconnaitre un certain talent à Debbie. Il trouve finalement une chose qui ne va pas, et cela lui suffit pour dire non. Il finit de lire et pose les papiers sur la table. « Hors de question de publier ça ! ».

Les six membres de la rédaction sont choqués et surpris, s’attendant à ce que James allait donner son aval. Debbie, de son côté, lève les yeux au ciel comme pour dire qu’elle savait qu’il serait contre. 

Jeffrey hausse les sourcils. « Mais James, tu dois reconnaître que c’est du bon travail. On peut faire la Une avec ce rapport. Il est très bien rédigé et…

-Là n’est pas le problème, Jeff. Le problème, c’est l’accusation. » Il regarde Debbie. « Tu accables Steven Cord dans ton papier. Jusqu’à preuve du contraire, un prévenu est présumé innocent tant qu’il n’a pas été condamné. »

Debbie secoue la tête. « Je n’accable pas Steven Cord. Je dis simplement qu’il a été arrêté par la police pour être interrogé. 

-Il y a autre chose qui me chiffonne. Cette prétendue liaison entre Betty Cord et Manuel Amos… Ca pourra être perçu comme de la diffamation. 

Jeffrey intervient. « J’ai demandé conseil auprès de notre avocat. Il nous dit que légalement, tout est bon. Debbie ne fait que rapporter le témoignage d’une jeune fille qui faisait le ménage chez les Amos. La façon dont les phrases sont rédigées prouve que Debbie n’insinue rien. Elle ne fait que rapporter. »

James secoue la tête. « Je connais trop la famille Cord. Je ne veux pas les acculer. »

Jeffrey montre son désappointement. « J’ai toujours cru que tu étais un journaliste intègre, James. Mais en fait, tu laisses tes sentiments prendre le dessus. Ce n’est pas très professionnel. Je propose qu’on vote pour ou contre la publication de l’article de mademoiselle Michels. »

James sait que ce sera peine perdue et que tout le monde – sauf lui – votera pour. Il soupire. « Pas la peine de faire un vote. Tu as raison, Jeff. Je laisse trop mes sentiments prendre le dessus.

-La publication va booster les ventes du Clarion qui en a bien besoin », se réjouit Jeff. 

Les membres de la rédaction s’en vont au fur et à mesure. Debbie s’approche de James. « Alors, je suis engagée ? 

-Même pas en rêve ! Tu nous as vendu un article, mais ça s’arrête là ! Dis-toi le bien une fois pour toute : je ne veux pas de toi dans ma vie… personnelle comme professionnelle. 

Il ne laisse pas le temps à Debbie de répondre. Il tourne les talons et rejoint son bureau.

 

***

 

Mary Anderson peste en entendant la sonnette de la porte d’entrée du Manoir Peyton retentir, car elle a encore du travail à faire en cuisine. Elle peste davantage en ouvrant et trouvant Lisa Peyton en face d’elle. « Vous êtes venue vendre quoi aujourd’hui ? Des rouges à lèvres ? A moins que ce ne soit des aspirateurs. Désolée, mais nous avons tout ce qu’il faut.

-Toujours aussi sarcastique, à ce que je vois. Je suis venue voir Jack. Et ne me dites pas qu’il n’est pas là, j’ai vu sa voiture dans le garage. 

-Il est occupé.

-Qu’il vienne me le dire lui-même dans ce cas !

-S’il est occupé, il sera difficile pour lui de venir vous le dire. 

-En vieille harpie négligée et désagréable, vous excellez, comme toujours !

Mary hausse les épaules. « Vous me posez des questions, je vous réponds. C’est tout !

-OK, ça suffit comme ça. Vous ne voulez pas prévenir Jack de mon arrivée, alors c’est moi qui vais le faire ! »

Elle pousse Mary, entre dans le vestibule et ouvre la porte du petit salon. « Quand vas-tu donc te décider à virer cette harpie de… »

Elle s’arrête net en voyant que Jack n’est pas seule. Il est avec une femme très élégante et d’un certain âge. 

Jack s’avance vers Lisa en souriant. « Tiens-donc… Lisa, tu es revenue de ton voyage. Comme c’est dommage ! »

Lisa regarde Gloria de haut en bas avec un petit sourire. « Tu ne me présente pas ?

-Si bien sûr. Lisa je te présente Gloria Emmerson. Elle est associée au projet de villégiature. Gloria, voici mon ex belle-sœur Lisa Peyton. Lisa est un peu comme un virus. On l’attrape, elle s’accroche à nous, on s’en débarrasse, mais elle revient de façon périodique nous rendre malade. »

Lisa fait la grimace. « Toujours aussi charmant, mon ex beau-frère. »

Gloria se sent un peu gênée par la description qu’on vient de lui faire de Lisa. Elle prend son sac. « Je te retrouve au Peyton Professional, Jack. »

Elle s’arrête devant Lisa et, à son tour, la regarde de haut en bas. « Ravie d’avoir fait votre connaissance. »

Lisa ne répond pas et Gloria s’engouffre dans le vestibule, où Mary dispose un vase sur une petite table. Gloria regarde Mary avec impatience. Puis elle soupire et dit : « Mon manteau, s’il vous plaît ! »

Mary se retourne et regarde Gloria. Elle hausse les épaules. « Il est sur le portemanteau. »

Gloria s’impatiente. « Pouvez-vous me le donner, s’il vous plaît ?

-Pourquoi je ferais ça ? Vous n’avez qu’à le prendre vous-même ! »

Gloria n’insiste pas. Dans un geste d’énervement, elle va prendre le manteau. « Les domestiques, de nos jours, ce n’est plus ça ! Vous seriez à mon service, je vous aurais déjà virée ! »

Mary se tourne de nouveau vers l’élégante femme au manteau de vison. « Aucune chance. Je n’aurais jamais accepté de travailler pour vous. »

Le visage de Gloria s’empourpre. « Espèce de… »

Elle pince les lèvres et ne finit pas sa phrase, préférant partir. 

Un sourire reste gravé sur les lèvres de Mary.

 

***

 

Assise dans le canapé, Betty regarde un programme télé sans le voir. Mais le bruit de la télévision l’apaise. 

Julie descend les escaliers et parvient à elle. Elle s’assoit à côté de sa fille. « Je viens de téléphoner au Colonial Inn pour annuler la réservation de notre chambre.

-Steven ne voudra pas de nous ici, Maman. Je te rappelle qu’il m’a mise à la porte.

-Chérie, je ne voudrais pas être pessimiste, mais je pense que Steven va rester au commissariat. »

Betty se tourne vers sa mère en secouant la tête. « Il… il est incapable d’avoir commis un meurtre ! »

Julie tend un prospectus à sa fille. « J’ai aussi ceci pour toi. »

Betty prend le papier et le lit. Puis elle lève la tête vers sa mère. « Je ne comprends pas. C’est une documentation sur une école à Boston. 

-La meilleure des écoles du Massachussetts. Pour Brian.

-Tu veux l’éloigner de moi ?!

-Je veux l’éloigner de cette crasse dans laquelle nous sommes. Brian est déjà très affecté par vos chamailleries, et par l’absence de son père. S’il vient à découvrir ce qui se passe en ce moment, ça risque de le détruire, Betty. C’est à son âge qu’on se forge un caractère. Il a besoin de s’éloigner de Peyton Place et de se retrouver dans un univers où il n’entendra pas parler de vos histoires. »

Betty se met à pleurer. « J’ai tout gâché, Maman. Je gâche ma vie, celle de mon fils, de mon mari.

-Je te l’ai dit, Betty. L’heure n’est pas à se plaindre. Il faut agir, ma chérie. Et la première action à faire et d’éloigner ton enfant de tout ceci. Parce que crois-moi Betty, nous ne sommes qu’au début d’un sacré merdier ». 

On sonne à la porte. Julie se lève pour aller ouvrir. C’est Carolyn, que la mère de Betty fait entrer.

Betty, impatiente d’avoir des nouvelles de Steven, se lève. Mais Carolyn secoue la tête. « Les nouvelles ne sont pas bonnes. 

-Steven ne revient pas à la maison ? demande Betty.

-Non. Ils vont le garder. Ils ont le coupable idéal. 

-Mais ce n’est pas lui qui a tué Manuel. Ce n’est pas possible !

-Je le sais bien, Betty. Et c’est pourquoi j’ai besoin de votre aide. Vous devez me dire tout ce que vous savez, tout ce que vous avez fait avec Manuel Amos. Je dois absolument tout savoir si je veux pouvoir le sortir de là.

Julie s’avance. « Je crois que quelqu’un en veut à Steven. »

A suivre...

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